Médecine

Tuberculose, Palu, Méningite: Pourquoi les labos s’y intéressent enfin

Je vous transmet cet article en étant intimement convaincue que tout ceci n’est que de la poudre aux yeux visant à nous faire croire que les vaccins sont un bienfait pour l’humanité…! Ces maladies de la pauvreté seraient sans doute bien mieux réglées sans cette inoculation de produits chimiques dont on connaît déjà les répercussions pernicieuses qui se dévoilent dans les pays développés. Quelles sont les manigances que cache cet élan de bonté des labos pour enfin s’intéresser à une population qu’ils ont laissé crever? Là est la vraie question!  Cet article ci-dessous n’est donc qu’une info de plus et comme un train peut en cacher un autre, je vous laisse seuls juges pour comprendre celui qui suit… Miléna

Article

(Crédit photo : US Army Africa - flickr)
(Crédit photo : US Army Africa – flickr)

Les ONG médicales et les industries pharmaceutiques ont enterré la hache de guerre. Désormais, elles coopèrent pour développer de nouveaux médicaments visant à soigner les patients atteints de maladies jusqu’ici négligées.

Il reste sept ans. D’ici 2020, les maladies liées à la pauvreté devront avoir été contrôlées ou éliminées. Le défi lancé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) paraît intenable. Car les pathologies en question sont innombrables… et délaissées.

Bien que ruinant la vie d’une portion non négligeable de la population des pays en développement, la tuberculose, la malaria, le sida, la dengue, la maladie du sommeil ou encore celle de Chagas sont négligés. Plus d’un milliard de personnes sont ainsi dédaignées par l’industrie pharmaceutique. La raison est simple : ces malades étant insolvables, les médicaments qui seraient développés pour les soigner ne seraient pas achetés. A quoi bon, dans ce cas, investir dans une coûteuse R&D (recherche et développement) ?

Moins de 1% des médicaments conçus contre les maladies tropicales

Résultat : entre 1975 et 2004, sur les 1 556 nouveaux médicaments créés, seuls 21 étaient spécifiquement développés pour lutter contre ces maladies tropicales (listées ici par l’OMS) responsables de 11% de la morbidité mondiale…

Mais ne dégainons pas trop vite contre les labos. Car si ce glaçant constat est toujours largement valable, l’espoir est quand même né au tournant du siècle. Entre 1999 et 2003, 16 nouveaux acteurs sont apparus. Il s’agit d’organismes à but non lucratif créés pour monter des partenariats pour le développement de produits de santé (les PDP) entre le public et le privé.

Une association d’acteurs improbable

Les participants varient en fonction des PDP mais sont en général des donateurs privés, des industries pharmaceutiques, des ONG, des centres de recherche publics et les ministères de la Santé des pays où les maladies visées sont endémiques. Une association d’acteurs encore totalement improbable il y a quelques années.

Mais tous ont compris que cette coopération, sans perspective de profit, où le « Big Pharma » met ses compétences au service d’un but défini par les ONG, est le seul moyen de progresser dans la lutte contre les maladies négligées. Avec efficacité : entre 2000 et 2011, 37 nouveaux produits (médicaments, tests et vaccins) issus des PDP ont révolutionné la vie de millions de personnes. La moitié d’entre eux ont tout de suite été inscrits sur la liste des médicaments essentiels de l’OMS, quand seuls 4% des 700 produits issus de l’industrie classique l’ont été.

Bientôt l’élimination de la maladie du sommeil?

DNDi – pour Initiative de nouveaux médicaments pour les maladies négligées – est l’un d’entre eux. Fondée en 2003 entre autres par Médecins sans frontières (MSF), cette fondation a déjà mis six médicaments sur le marché. Dont le premier traitement depuis vingt-cinq ans pour la maladie du sommeil.

Véhiculée par la mouche tsé-tsé, elle affecte 70 000 personnes en Afrique et provoque l’émaciation, la somnolence, le coma puis la mort quand elle n’est pas prise en charge. NECT, mis au point avec les laboratoires Sanofi et Bayer, est considéré par l’OMS comme le traitement de référence depuis 2009. Environ 7 000 malades sont traités chaque année, soit autant de vies sauvées. Mais cela nécessite une hospitalisation de dix jours, une contrainte pour les populations rurales d’Afrique centrale, où l’immense majorité des cas est recensée. Donc DNDi teste, avec l’appui de Sanofi, deux médicaments oraux qui pourraient révolutionner la prise en charge de la maladie, voire l’éliminer.

Quel intérêt pour les labos privés?

Mais qu’est-ce que des groupes comme Sanofi, GSK ou Pfizer ont à gagner dans ces PDP ? Il n’y a ni objectif de rentabilité, ni brevet sur les molécules ou les combinaisons mises au point. La recherche se fait en réseau « open source » pour favoriser le partage de connaissances. Bref, le fonctionnement est à l’exact opposé du mécanisme classique du « Big Pharma ».

Robert Sebbag, vice-président du département « accès au médicament » du groupe Sanofi, donne un bout de la réponse. Dans un livre collectif sur les enjeux de la santé au Sud, il convient que « l’industrie pharmaceutique pâtit d’une image déplorable qui se situe au niveau de l’industrie pétrolière, des fabricants d’arme et de tabac ». Comprenez : s’engager dans un PDP, « c’est bon pour l’image », résume Julien Potet, chargé de plaidoyer de la Campagne d’accès aux médicaments essentiels chez MSF. Bernard Pécoul, président du DNDi, donne une autre explication : « Il y a une vision business derrière : la croissance mondiale, ces prochaines décennies, va passer par ces pays. Il est donc dans l’intérêt des entreprises, si elles veulent s’y développer, d’y être présentes. »

Diminution du prix, diminution des coûts

Les industries mettent donc, et c’est un fait nouveau, la main à la poche sans perspective de bénéfice. Mais sans perte non plus, car la plupart du temps elles ne donnent pas mais vendent les médicaments produits via le PDP au prix d’un générique. Ce prix modéré, négocié avec les PDP, est possible car les industries n’ont pas à supporter l’intégralité des coûts de R&D et que chacun des acteurs prend sa part des risques.

La mise en commun des compétences du public et du privé entraîne aussi une diminution des coûts. En quelques années, DNDi a mis au point six médicaments avec un budget de 100 millions de dollars (75 millions d’euros) alors que l’industrie pharmaceutique (sur)évalue à environ 1 milliard de dollars (0,75 milliard d’euros) l’investissement nécessaire à la mise au point d’un médicament.

Des recherches qui restent malgré tout ciblées

Toutefois, même si des avancées sont survenues dans la lutte contre le paludisme ou la maladie de Chagas, « les industries refuseront de développer dans le cadre des PDP des vaccins ou des traitements pour des maladies négligées comme le sida pédiatrique ou l’hépatite C », nuance Julien Potet. Car ces virus, également présents dans les pays riches, représentent un énorme marché pour les labos privés. Il est d’ailleurs révélateur que le test Samba de dépistage rapide du VIH, grand comme une boîte à chaussures et donc facilement transportable jusque dans les zones reculées du Sud, ait été mis au point par des chercheurs britanniques (versant public) et MSF (versant privé). Mais sans contribution des industriels.

Résultat : « En l’absence de mécanisme qui permettrait de rendre systématique la recherche sur toutes les maladies négligées, on ne change pas fondamentalement les règles du jeu », poursuit le chargé de plaidoyer. Les PDP sélectionnent les projets de recherche en fonction de l’intérêt qu’ils peuvent susciter chez les industriels. « On n’a pas toujours réussi à convaincre les labos avec nos projets », admet Bernard Pécoul.

Une question de sous, comme toujours…

Une autre limite à ces PDP est la question de leur financement. Le DNDi est le seul à panacher la provenance de ses fonds afin ne pas être dépendant de la Fondation Bill et Melinda Gates. « Elle nous finance à hauteur de 25%, pas plus, car nous ne voulons pas qu’elle soit en position de fixer nos priorités », poursuit son président. Dépendre essentiellement du porte-monnaie du fondateur de Microsoft posera un sérieux problème à beaucoup de PDP à son décès, puisque Bill Gates a pour objectif déclaré de dépenser tout son argent de son vivant.

Pour assurer la pérennité des PDP et donc de la recherche, l’OMS a proposé au début du mois de 2013 la création d’une sorte de Fonds mondial des maladies négligées, avec une contribution systématique des Etats membres. Mais ce projet soulève de nombreuses résistances, notamment de la part d’Etats satisfaits que d’autres paient à leur place…


Ce qu’ont permis de mettre au point les PDP:

  • Un nouveau test de diagnostic de la tuberculose. Développé par le PDP FIND, Genexpert permettra, dès 2016, de dire en deux heures si un patient est atteint de tuberculose et si le bacille est résistant au traitement.
  • Un vaccin contre la méningite A. Le MenAfriVac, issu du partenariat entre le PDP PATH et l’OMS, a été introduit en 2010 au Burkina Faso, au Mali et au Niger. Depuis, zéro cas de méningite y ont été recensés. Une dose coûte 40 centimes d’euros.
  • Un médicament contre la maladie de Chagas. Un nouveau médicament développé par le PDP DNDi à partir d’une molécule existante devrait permettre, à partir de 2017, de lutter contre cette maladie qui fait des ravages en Amérique latine.
  • Des traitements contre le paludisme. Le PDP Medicines for malaria Venture a développé avec plusieurs laboratoires (Novartis, Sigma-Tau, Shin Poong, etc.) quatre médicaments depuis 2009 qui traitent les crises de paludisme et sauvent des vies. Sept autres sont en cours de développement.

A voir pour aller plus loin:

La pharmacie des malades oubliés, un documentaire de 52 minutes de Gérard Lafont sur ces Partenariats pour le développement de produits. Le film sera diffusé par France 5 le 24 août à 19h.

SOURCE de cet article: http://www.terraeco.net/

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