L'avis des Maîtres

L’Orient de l’Âme

orient de l'ameLa notion d’ésotérisme se rapporte, fondamentalement, à un pèlerinage intérieur qui s’effectue en direction, d’abord, d’un Paradis terrestre ou « édénique », d’un Orient retrouvé, ou Monde de l’Âme, et, ensuite, d’un Paradis céleste qui est situé, lui, à l’Orient de l’âme.

Ce Paradis terrestre est un Jardin, avec ses « quatre fontaines d’eau vives », et il est identifié, dans un contexte chrétien, au cœur de Jésus, ou plutôt à l’enveloppe de ce Cœur.

En Islam, ce Jardin est assimilable au centre de soi-même, à « l’état primordial », selon la fameuse sentence islamique : « celui qui se connaît lui-même, connaît son Seigneur » « man yaraf nafsahu yaraf Rabbahu ».

Ce centre de soi constitue le « secret » de l’initié, son vrai cœur, selon le mot d’Origène : « Ce n’est pas dans un lieu ni sur terre que Dieu habite, mais dans le cœur… dans un cœur pur. C’est là, en effet, qu’il fera sa demeure. »

Ce Paradis est donc un « secret », mais à la manière dont les « battements » du divin cœur de Jésus sont un « secret dans un secret ». On se rappellera qu’à la Cène, le disciple bien-aimé posa sa tête sur la poitrine de Jésus, il s’inclina en son « sein » et, ce qu’il entendit, ce sont les battements de son Cœur. De la même manière, sur le Golgotha, le Cœur de Jésus qui avait cessé de battre, fut transpercé, et il en sortit de l’eau et du sang.

C’est ainsi que le Paradis céleste, ou Orient de l’âme, est figuré par ce « secret du secret », ce « cœur du cœur ».

Que cet Orient de l’âme représente l’accès au monde divin, par la médiation d’un Maître intérieur, c’est ce que laisse entendre cette « variante » de la sentence citée plus haut « celui qui connaît son Imâm (ou qui connaît son Soi), connaît son Seigneur », mais c’est aussi, pour l’initié chrétien la blessure au Cœur de Jésus qui en est le Seuil.

Dès que ce Seuil est franchi, l’adepte progresse au sein de cet Orient de l’âme, dans le Silence qui suit le dernier son audible, à savoir les battements du Cœur de Jésus, dans l’intimité de l’Imâm, qui est le « Silencieux », et cela jusqu’à cette connaissance qui est connaissance du Soi, comme l’indique cette dernière variante de la sentence islamique : « celui qui connaît son Soi, connaît son Seigneur ».

A l’Orient de cet Orient, enfin, se situe « le Saint, l’Inconnu », l’Ungrund, selon Maître Eckhart, ou l’Océan divin, comme le suggère Sainte Gertrude à propos du disciple bien-aimé et du Cœur de Jésus dans une célèbre vision, ou Ibn ‘Arabî dans une prière non moins fameuse : « Fais-moi entrer, ô Seigneur, dans les profondeurs de l’Océan de ton unité infinie », ou encore Denis le Mystique : « Il y a une connaissance de Dieu qui résulte d‘une sublime ignorance et nous est donnée dans une incompréhensible union, c’est lorsque l’âme quittant toutes choses et s’oubliant elle-même est plongée dans les flots de la gloire divine et s’éclaire parmi les splendides abîmes de la sagesse insondable » .

S’il fallait donc donner en quelques mots une définition de l’ésotérisme, de la voie ésotérique, nous dirions que c’est l’accès à l’Orient de l’âme. Car ce n’est qu’une fois entré vivant dans la mort que l’on parvient à l’Orient de l’âme, et une fois délivré vivant que l’on atteint l’Orient de l’Orient de l’âme.

Cependant on se trouve, avec cette définition de l’Ésotérisme en tant qu’« Orient de l’âme », immédiatement au point central de ce que l’on peut en dire, comme but ou objectif de la voie ésotérique, et il est nécessaire de rappeler que l’ésotérisme se définit aussi par rapport à l’exotérisme.

Là, l’ésotérisme apparaît moins un cheminement qu’une attitude, pour employer une expression moderne : « Une doctrine ou une voie est exotérique dans la mesure où elle est obligée de tenir compte de l’individualisme (…) et de voiler l’équation Intellect-Soi par une « imagerie » mythologique et morale (…) ; et elle est ésotérique dans la mesure où elle communique l’essence même de notre position universelle, de notre situation entre le néant et l’Infini. »

Autrement dit, « l’ésotérisme vise la nature des choses et non notre seule eschatologie humaine ; il voit l’univers, non à partir de l’homme, mais « à partir de Dieu », comme l’écrit Frithjof Schuon, dans Sentiers de gnose.

extrait issu du site http://www.moncelon.com/tradition.htm  Jakob Böhme

Vu sur http://othoharmonie.unblog.fr/

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