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Les mystérieux effets positifs de l’hypnose

Preuve scientifique des modifications épigénétiques dans le traitement des troubles traumatiques

La découverte s’avère tout aussi intéressante que surprenante : une « incidence » peut se produire sur l’ensemble des gènes portés par les chromosomes, notamment ceux qui sont responsables des troubles traumatiques.

C’est néanmoins l’une des pistes explorées par les scientifiques dans le domaine de l’épigénétique. Mais plus étonnant encore, de nombreux professionnels de la santé psychologique attestent du succès de l’hypnose dans le traitement de ces états post-traumatiques (entre-autres). Tour d’horizon de ces deux disciplines et leurs apports dans le traitement des troubles de stress post-traumatique.

L’hypnose thérapeutique appliquée aux troubles traumatiques

Par définition, l’hypnose est l’état psychologique durant lequel une personne se procure d’un niveau d’attention et de conscience modifié. En effet, dans la pratique thérapeutique, l’hypnose peut être associée au traitement de l’état de stress post-traumatique (ESPT) pour deux raisons :

  • la similitude entre les phénomènes hypnotiques et les symptômes de l’ESPT ;
  • l’utilité de l’hypnose en tant qu’outil thérapeutique.
1. Les phénomènes hypnotiques et les symptômes de l’ESPT

Chaque sujet que l’on peut hypnotiser ne va pas systématiquement être capable de présenter l’ensemble des phénomènes hypnotiques suggérés par le thérapeute lors d’un état de conscience modifié (identique à l’état de transe). Cependant, il doit repérer les tendances du patient à présenter facilement certains phénomènes pour pouvoir les utiliser habilement lors de la séance.

Les phénomènes hypnotiques, d’une part, se présentent sous forme d’amnésie, d’anesthésie, de somnambulisme, d’hallucinations positives ou négatives, de sensations de chaud ou de froid, de suggestions post-hypnotiques, etc. D’autre part, les symptômes de l’ESPT (Etat de Syndrome Post Traumatique) sont caractérisés par une introversion, de l’anxiété, de la tristesse, de la colère, des moments de paniques intenses, de repli, des troubles du sommeil, etc.

2. L’hypnose en tant qu’outil thérapeutique

Utilisée à des fins thérapeutiques, l’hypnose permet de « désamorcer » certaines situations traumatiques vécues antérieurement ou immédiate par un patient. Afin de l’influencer, le thérapeute le guide à travers différents types d’expériences hypnotiques comme la progression, la suggestion, la dissociation, etc. Ces expériences sont obtenues grâce à 4 modèles fréquemment utilisés en hypnose thérapeutique :

L’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing), ou désensibilisation et retraitement par les mouvements oculaires
C’est une des techniques la plus adaptée pour traiter l’ESPT (syndrome post-traumatique) . Elle se base sur la stimulation sensorielle et permet de réactiver la fonction normale du cerveau de l’individu souffrant de troubles anxieux sévères. En effet, ces troubles lui ont engendré un dysfonctionnement dans le stockage des mémoires.

La cohérence cardiaque thérapeutique HeartMath

Une forme d’hypnose et de sychronisation entre le cœur et le cerveau par le souffle et des intentions thérapeutiques très bénéfique notamment dans la gestion de stress et la prévention des maladies cardio-vasculaires, mais aussi pour des traumatismes etc

L’hypnose ericksonienne *

Ce procédé part du principe que le patient doit être l’acteur de son propre rétablissement.

La maïeusthésie, le « chaînon manquant » de l’hypnose

Une thérapie unique crée par Monsieur Thierry Tournebise qui est au carrefour de plusieurs techniques thérapeutiques et en même temps avec un concept unique. Elle permet de restaurer l’estime, le pardon et la reconnaissance humaine à soi et au monde et en particulier à l’intégration de la puissance de la vie (au sens du vivant).

L’hypnose de régression

Elle consiste à retracer les vies antérieures d’un patient afin de comprendre certaines de ses blessures et les guérir et peut être une véritable ressource dans certains cas.

« Diluer » la menace des troubles traumatiques grâce à l’hypnose

De nombreuses expériences ont pu démontrer que l’hypnose peut aider à prévenir ou à réduire le processus de « dissociation » à la suite d’une exposition à un événement traumatique. Cette technique peut alors atténuer les symptômes d’anxiété et aider la personne à entrer en contact avec des souvenirs et des sentiments associés à son expérience traumatique. L’hypnose est un état semblable à celui de la transe, et dans lequel le patient développe une concentration accrue pour apprendre à ne plus éviter toute forme de stimulus en rapport avec l’événement traumatisant.

Dans la plupart des cas, un traumatisme a pour effet de provoquer une interruption soudaine d’une expérience émotionnelle chez une personne, même longtemps après la fin de l’événement traumatique, peut se manifester plusieurs années après et quelque fois fait que l’on peut être incapable consciemment d’en faire le lien. Cette discontinuité se traduit par l’apparition des symptômes tels qu’une amnésie, un état de reviviscence de l’expérience traumatisante, une absence ou une lenteur de réactivité ainsi qu’une hypersensibilité ou une réaction violente à certains événements. Des études ont pu démontrer que des antécédents de violence physique, subis dans son enfance, par exemple, sont fortement associés plus tard à des symptômes dissociatifs dans la vie d’un individu. De plus, des symptômes « dissociatifs », pendant et peu de temps après l’expérience traumatique, laissent présager un ESPT.

L’on émet l’hypothèse que des souvenirs pourraient être conservés hors de la conscience de la personne. L’hypnose thérapeutique en toute sécurité, fournit alors un accès contrôlé à ces mémoires cachées. Pour les victimes de troubles traumatiques, les pratiques de l’hypnose thérapeutique permettent alors :

  • un accès aux souvenirs du trauma ou pas (c’est le cerveau qui décide) mais grâce à l’hypnose le travail se fait quand-même ;
  • une dissociation pour une réorganisation digérée des souvenirs. Les facteurs de risque ou des situations auxquels il s’expose en tant que victime, et qui pourront avoir des conséquences à long terme sur sa santé psychologique.

Ainsi, grâce à l’hypnose, le patient est en mesure d’affronter et de supporter l’ensemble des symptômes traumatisants qu’il expérimente. Le thérapeute lui assimile un nouveau contexte, afin que le patient puisse faire une nouvelle lecture de l’événement. Puis, en associant cette expérience à des souvenirs, il va rendre l’événement « acceptable » du point de vue moral aux yeux du patient. Mieux, il sera capable de contrôler ou même de ne plus avoir à contrôler quoique ce soit.

De cette manière, l’hypnose « modifie » les diverses menaces liées à l’apparition des symptômes de l’ESPT, en fournissant au patient un accès contrôlé à des mémoires cachées qui sont à l’origine de ces troubles. Une fois contrôlés, ces souvenirs dissimulés seront ensuite placés dans une perspective plus large en vue de la rémission de l’ESPT. Par ailleurs, il est également possible d’enseigner au patient certaines techniques d’autohypnose, comme la cohérence cardiaque. Cette technique leur permet d’« apprivoiser » seuls les souvenirs traumatiques et de réduire ceux qui sont de nature intrusive et spontanée. En revanche, il est important de savoir qu’il ne suffit pas de suivre une boule qui monte ou descend avec la respiration !

L’hypnothérapie ouvre un portail vers le subconscient.

Grâce à un hypnothérapeute qualifié, les patients peuvent accéder aux événements essentiels entourant leur traumatisme lors d’une régression prudente et modulée.

Certaines personnes sont plus « immédiatement » hypnotisable que d’autres, néanmoins tout le monde peut partir en hypnose contrairement à ce qui est véhiculé. En outre, comme pour tout traitement du ESPT, il est important d’obtenir le plus d’informations possible pour vous assurer que c’est le traitement qui vous convient.

Modifications épigénétiques et troubles traumatiques, quel rapport?

En parallèle à ces principes de l’hypnose dans le cadre thérapeutique, l’épigénétique, une science relativement nouvelle, prouve de son côté que l’identité d’une personne est l’aboutissement des expériences passées qu’elle a vécues, voire celles de ses aïeux.

Ces expériences peuvent donc être à l’origine des modifications dans le fonctionnement des gènes. Ainsi, les troubles traumatiques, communément appelés états de stress post-traumatiques (ESPT), sont considérés comme une pathologie liée aux expériences troublantes vécues par une personne. Celles-ci s’associent aux divers facteurs extérieurs aux stress, auxquels la personne est fréquemment soumise.

L’épigénétique fournit ici une hypothèse intéressante en faisant le lien entre :

  • d’une part, les facteurs de risque des traumatismes, dit « environnementaux » : par exemple, une maltraitance infantile, une famine, une guerre ;
  • et, d’autre part, une forte probabilité sur la transmission héréditaire issue des facteurs génétiques, dit « héritabilité » : entre 60 et 90 % notamment pour la schizophrénie, le trouble bipolaire ou l’autisme.

Par ailleurs, les chercheurs ont établi le fait qu’il existe au moins deux processus liés aux modifications épigénétiques, en rapport aux troubles traumatiques :

  • une transmission héréditaire de l’état de stress post-traumatique, directement des parents vers leurs enfants (et peut-être un jour l’on sera en mesure de dire que nous portons dans nos gênes les codes de survies de nos ancêtres).
  • un effet de l’ensemble des mécanismes inconscients (champ d’intervention de l’hypnothérapie), et qui affectent sur les gènes.

Enfin, l’extrême bonne nouvelle et, qu’il peut être important de noter que, contrairement aux « mutations génétiques » irréversibles, les modifications épigénétiques sont, elles, dynamiques et réversibles. Ces transformations sont possibles lorsque la cellule reçoit des signaux – liés à nos comportements (alimentation, stress, tabagisme…) –, qui l’informent sur son environnement. De cette manière, elle peut se « spécialiser » lors de son développement, ou « ajuster » son activité selon la situation.

L’épigénétique, un « interrupteur » des gènes

Pour le comprendre, il est bien de savoir qu’à l’intérieur du noyau de chaque cellule humaine s’opèrent des mécanismes qui assurent la copie (transcription) d’une molécule d’ADN en une molécule d’ARN, ainsi que le passage (traduction) de l’ARN en une séquence d’acides aminés (protéines).

C’est le processus dit d’« expression génétique ». Lors de cette transformation, les cellules reçoivent des informations de son environnement, celles qui permettent aux gènes de « s’exprimer ». Autrement dit, grâce à des facteurs extérieurs au processus, des modifications sur les caractères des gènes peuvent se produire de façon naturelle, sans qu’il n’y ait ni changement ni une intervention quelconque au niveau de la séquence d’ADN.

En clair, grâce à des influences externes, il est possible de « reprogrammer » les caractères des gènes, ce qui permet d’obtenir de nombreuses combinaisons entre eux en vue de traiter les troubles traumatiques.

Le rôle de l’épigénétique est simple : c’est le bouton d’interrupteur qui « ouvre » une porte de sortie pour les introns (gènes qui sont éliminés lors de la transcription de l’ARN), ou « ferme » la porte pour retenir les exons (gènes qui induisent la fabrication de certaines protéines). Par conséquent, les différentes combinaisons, ou modifications épigénétiques se réalisent en fonction des conditions de son environnement (situation de stress, d’hyperactivité, de faim, de colère…).

Si de tels mécanismes moléculaires et chimiques s’opèrent au niveau du noyau de la cellule, l’épigénétique traite de ces modifications. Selon les types de cellules (à peu près 200 types différents dans l’organisme humain), l’épigénétique leur permet d’exprimer exactement les gènes qui leur conviennent, et pas d’autres.

S’il y a une « erreur » au niveau génétique, elle va apparaître à travers la manifestation des troubles traumatiques. Et même si aucune erreur ne se manifeste, il peut toujours y avoir des modifications épigénétiques permettant de faire varier l’information génétique, afin que celle-ci s’adapte aux circonstances. Ces modifications vont apporter quelques altérations et favoriser éventuellement telle ou telle pathologie. C’est ainsi que l’épigénétique permet de mieux cartographier notamment certains cancers et, par la suite, de mieux cibler les thérapies.

Ce formidable métier n’étant pas protégé, assurez-vous que votre thérapeute soit inscrit au Syndicat National des Hypnothérapeutes : SNH.

*Il y a bien d’autres techniques d’hypnose, en revanche aucune études disponibles, je n’en parle donc pas.

Sylvie Tissier Maître praticien en Hypnose
Et psychopraticienne en Maïeusthésie

www.therapieenhypnose.com et www.hypnosespiriritu.com

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