Médecine

Le scanner, particulièrement dans l’enfance, serait cancérigène

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Traduit de l’anglais par Sylvie Simon

Les publications se sont multipliées pour dénoncer les risques de cancers dus à l’utilisation du scanner particulièrement quand l’exposition a lieu dans l’enfance.

Une étude, publiée par le British médical journal le 21 mai 2013, prouverait que ce scanner augmenterait le risque de cancer pour les personnes exposées à la tomographie d’un scanner au cours de l’enfance ou de l’adolescence.

Une équipe australienne a réalisé la plus grande étude de cohorte sur le sujet, menée sur une population de près de 11 millions de personnes, âgées de moins de 19 ans, entre le 1er janvier 1985 et le 31 décembre 2005. Au total 680 211 de ces personnes ont été exposées à l’irradiation d’un scanner au moins une fois pendant cette période. Les chercheurs ont découvert que le risque augmentait de 24 % après un scanner.

Pendant la période d’observation, prolongée jusqu’en décembre 2007, 60 674 cancers ont été diagnostiqués dans la population totale étudiée et 3 150 d’entre eux sont survenus plus d’un an après une exposition à un scanner. Le risque de cancer apparaît donc augmenté de 24 % pour les sujets qui ont été exposés aux radiations d’un scanner, par rapport à ceux non exposés, en tenant compte de l’âge, du sexe et de l’année de naissance.

Bien qu’ils reconnaissent qu’il est impossible d’être formel sur la relation de cause à effet, les auteurs insistent sur plusieurs points :

  • l’incidence des cancers augmente avec le nombre de scanners réalisés, de 16 % pour chaque scanner supplémentaire ;
  • l’augmentation de l’incidence rate ratio est proportionnellement supérieure quand l’exposition a lieu avant l’âge de 5 ans ;
  • la plus grande différence entre sujets exposés et non exposés est constatée pour les tumeurs solides touchant les jeunes filles ;
  • il existe une corrélation entre le siège du cancer et le site irradié, avec la plus grande augmentation constatée pour l’incidence des leucémies et des myélodysplasies après exposition de la moelle osseuse au cours des scanners abdominaux et pelviens.

Les auteurs espèrent inciter les praticiens à mieux peser les indications des scanners chez l’enfant, en s’appuyant si besoin sur des outils d’aide à la décision.

Ils citent l’exemple des nombreux scanners demandés chez les enfants à la suite des traumatismes crâniens ou en cas de suspicion d’appendicite et qui sont loin d’être toujours justifiés.

Source : BMJ 2013;346:f2360 

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