Couple

Voici venir Eros, l’amour érotique

les-noces-damour-et-psychc3a9-pompeo-batoni-1756« Avec l’eros, on entre dans le domaine du désir : désir d’être désiré, désir d’un autre désir sans doute, mais aussi dans un sens platonicien et plotinien : désir de ce qui nous dépasse, de ce qui nous élève. »

Je te désire. Tu es beau. Tu es jeune.

« C’est avec l’eros que l’amour devient à proprement parler humain, il introduit (parfois pour le meilleur, parfois pour le pire) de l’intelligence dans l’instinct, l’oriente ou le désoriente. L’élan vital peut s’accomplir et se dépasser à travers lui ou au contraire se vicier.

Il n’en reste pas mains que l’amour érotique fait accéder l’animal, ou l’enfant dépendant de ses demandes, à l’exercice d’une conscience qui peut le rendre libre, même si on ne peut pas demander à tous les amants et amoureux atteints de cette démangeaison des ailes de s’envoler ou de s’élever aussi vers ce que Platon et Plotin appellent le Beau et le Bien. »

« « Elle est si belle, mon amour pour elle me donne des ailes », « Il est si beau ; je le regarde et le monde est beau.’ »

Quel bonheur d’être ainsi transporté par l’élan amoureux ! Eros nous soulève de joie et donne à nos jours les couleurs de l’amour.

Sa flèche —Cupidon dans la mythologie romaine est identifié à Eros— nous va droit au cœur, faisant fi de notre raison et de nos peurs. Nous sommes les élus du dieu de l’amour qui vient transpercer nos secrets et nous les révéler. J’aime et la vie se fait belle. »

« Comme dans la passion, l’amour s’impose et nous impose ses lois. Comme dans la passion, le désir est ardent et intense. Un désir si fort que nous avons désormais la certitude d’être deux : d’avoir rencontré l’être élu, d’être enfin arrivé à bon port. De savoir où porter notre regard et offrir notre cœur.

Mais si nous avons besoin de l’autre, tant nous apprécions sa présence, sa beauté et tout ce qu’il est, notre demande n’est pas celle de l’enfant, ni de l’adolescent dans l’urgence et l’impatience. Notre attente est celle d’un jeune homme, ou d’une jeune femme —dans notre cœur et notre esprit—, animé d’un désir qui fait de lui, ou d’elle, l’acteur de sa vie.

Un désir non subi, mais choisi : à tel point que l’on peut être amoureux de son propre désir avant d’être véritablement amoureux de l’être aimé. Quand je suis amoureux, amoureuse de toi le ‘je’ n’est pas encore adulte, mais sur le chemin de la maturité. »

« Pour que le paradis ne se transforme pas en enfer, mais qu’au contraire nous grimpions ensemble les échelons de l’amour, certainement faut-il déjà être en paix avec nos racines, notre passé, les forces démoniaques qui sont en nous : celles qui font de l’amour une souffrance. »

« Je ne t’aime plus, mais je veux que tu me désires. C’est ainsi que l’amour pour l’autre devient amour propre. Des paroles et des actes contradictoires se succèdent en relation avec la sensation d’être, oui ou non, aimé. »

« Au bonheur d’aimer s’est substitué le plaisir de séduire : le désir de désirer et d’être désiré. J’aime ton désir pour moi. Mais toi, est-ce que je t’aime ? »

« Aimer, est-ce désirer ? Désirer, est-ce aimer ? Peut-on aimer sans désirer, et désirer sans aimer ? »

« De même que l’amour ne peut se réduire à une unique et semblable sensation pour tous, le désir accompagne chaque barreau de l’échelle et varie aussi selon les moments de notre vie. Le désir avec un même partenaire, on le sait, a sa propre histoire; il vit des temps de bonheur absolu, atteint des sommets que l’on n’aurait pas soupçonnés, mais connaît aussi ses creux de vague, des passages à vide : le désert du désir.

Peut-on dire alors que l’amour n’y est plus ? Peut-on affirmer que le désir une fois parti, l’amour lui aussi s’en est allé ? »

« Le désir n’est-il pas élan naturel et spontané : cette magie renouvelée d’une tension vers l’être aimé en même temps qu’un abandon, une confiance totale aussi bien à soi qu’à l’autre ? Il suit l’amour, le précède parfois. Il en est le complice et non l’arbitre. »

« Quand les cœurs sont unis, Eros n’a pas de vague à l’âme. Il est et se vit. Les besoins peuvent se dire, mais ne s’imposent pas. L’émotion est présente, mais pas envahissante. Et la parole se libère, légère, s’ouvrant à 1′autre dans un partage où le désir prend des couleurs de plus en plus tendres et subtiles. »

Source : Extraits de Qui aime quand je t’aime de Catherine Bensaid, psychiatre, psychanalyste, et de Jean-Yves Leloup, philosophe, théologien et psychothérapeute. Éditions Albin Michel.

http://nathaliejongen.wordpress.com/2014/03/14/amour-erotique/

Entre Porneia et Eros, nous trouvons une autre forme d’amour-besoin-passion, Pothos, que je vous invite chaleureusement à lire sur le blog de Nathalie, que je remercie encore pour ce partage

http://nathaliejongen.wordpress.com/2014/03/02/amour-besoin-amour-passion/

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