Génies en herbe

Un enfant met sa propre souffrance au service d’autrui!

Et nous, pouvons-nous le faire?

Connaissez-vous l’histoire de Kesz Valdez?

Ce garçon de treize ans a reçu le prix international 2012 de la paix pour les enfants. Son message, fort simple, saisit : «Mon message pour les enfants du monde est de ne pas perdre espoir.»

Desmond Tutu, lui-même Prix Nobel de la Paix, lui a remis le prix à La Haye en septembre 2012.

Qu’a-t-il fait ce jeune garçon pour se mériter un tel hommage? Il a mis sa propre souffrance au service d’autrui. Pourtant, sa souffrance était immense.

Kesz Valdez vient des bas-fonds de Manille aux Philippines et comme bien d’autres enfants, il fut victime de violence, d’abandon et de maltraitance. À l’âge de deux ans, violenté par sa famille, il est forcé de mendier et de fouiller dans les décharges de la ville à la recherche de quelque nourriture pour survivre, et surtout, de choses à vendre (trafic obligé par sa famille). Il était en très mauvaise santé.

Après plusieurs blessures sérieuses, il fuit sa famille. Il est recueilli par deux travailleurs sociaux. Sa vie change. La résilience de Kesz est remarquable. Il commence son bénévolat à l’âge de six ans. À son tour, il veut aider d’autres enfants.

En 2005 (sans doute aidé par l’association qui l’a recueili), il fonde une organisation de Défense des enfants de la Communauté.

À sept ans, il reçoit des cadeaux d’anniversaire. Étrangement, il ne veut pas les garder pour lui, mais les redistribuer. Son objectif est de donner de l’espoir aux enfants de la rue pour les aider à s’en sortir.

Un héros pour les enfants démunis

Jusqu’à ce jour, depuis le lancement de l’organisation, lui et son équipe de bénévoles ont distribué plus de 5 000 boîtes de cadeaux d’espoir. Ces boîtes sont constituées d’objets essentiels de la vie quotidienne. Il dit en entrevue : «Ces enfants ont besoin de chaussons, de pantoufles, de brosses à dents, de jouets. Le fait de leur venir en aide les fait se sentir mieux, car cela démontre que des gens s’intéressent à eux, qu’ils ne sont pas seuls, et qu’ils sont aimés.»

Kesz est devenu un héros pour les enfants démunis. Pas seulement aux Philippines, mais en Indonésie, et sans doute depuis l’attribution de son prix, dans d’autres pays. Une chaîne solidaire universelle est en train de se bâtir.

Kesz enseigne aussi aux enfants l’hygiène, les renseigne sur leurs droits, leur parle de résilience. Il a aidé jusqu’à ce jour 10 000 enfants.

Même s’il est encore très jeune, il est déjà un grand conférencier, animé d’un talent extraordinaire pour alerter les médias et les dirigeants. Régulièrement, il prend la parole au cours d’événements qu’il crée lui-même pour expliquer la situation des enfants qui vivent dans la rue.

L’impact du prix

L’impact du prix qu’il a reçu est, bien sûr, énorme. Les gouvernements et les décideurs écouteront son message, parce que Kesz est très actif dans la propagande de son organisation et qu’il faut être dans une telle position pour être entendu.

Une récompense de 130 000 $ accompagnait le prix pour aider Kesz à poursuivre son œuvre. Il est devenu le porte-parole de sa cause. Le jeune garçon a la possibilité de faire entendre sa voix dans le monde entier.

Dans les rues de Manille, un million d’enfants y vivent.

Dans le monde d’abondance dans lequel nous vivons, où en Occident, on jette à la poubelle de la nourriture, un univers dans lequel des familles et des sociétés possèdent des milliards de dollars, il est indécent que des enfants s’agrippent à des immondices pour se nourrir!

Les gouvernements n’ont rien fait.

Il aura fallu qu’un jeune sorte de l’ordinaire, brandisse le flambeau, soit charismatique, soit talentueux, pour qu’on prenne au sérieux la situation. Là, on va peut-être commencer par faire quelque chose, parce que les élus se sentiront mal à l’aise de ne pas le faire. S’ils ne font rien, l’organisation en place fera tout de même une différence.

Le jeune garçon de treize, bientôt quatorze ans, est beau physiquement et moralement. Bien qu’on l’ait meurtri, il s’épanouit. Il y a quelque chose en lui d’assez fort pour dépasser son propre malaise, ne pas s’appesantir sur la lourdeur du manque. Il a choisi de s’ouvrir aux autres et de créer sa propre abondance. Par son attitude.

Kesz s’est créé un destin qui n’a pas fini de se déployer. Ses rêves sont immenses. Il saura les réaliser.

Il veut étudier la médecine. Il dit qu’il a du talent pour soigner les plaies. On le croit.

Si un enfant peut le faire, nous, adultes surchargés de mémoires et de rancunes, ne pouvons-nous pas nous ouvrir un peu plus et faire quelques gestes gratuits et chaleureux, que ce soit un sourire, une meilleure écoute, une transparence, un respect de l’espace de l’autre, un encouragement dans le potentiel de ceux que nous croisons? Plutôt que démolir, pouvons-nous bâtir un peu, cesser de voir ce qui manque, et voir ce qui est à développer?

Le parcours de cet enfant est une leçon de vie pour nous tous.

Carolle Anne Dessureault

Vu sur http://www.les7duquebec.com

Print Friendly, PDF & Email
Articles similaires

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

Rechercher sur le réseau

Votre aide est importante

Vous appréciez mon travail et vous voulez soutenir ce site?

Vous pouvez contribuer à la continuité de ce site en faisant un don libre par PayPal ou autre.

Même une somme minime sera la bienvenue, car je gère seule tous les sites du réseau Elishean/ les Hathor. Avec toute ma gratitude, Miléna

 

L’allopathie est de plus en plus souvent inefficace préservant ses intérêts au détriment de la santé des patients.

Dès l’âge adulte, le corps sécrète de moins en moins de substances vitales (vitamines, enzymes, hormones) et a besoin d’un apport extérieur afin de se maintenir en bonne forme.

C’est ce que nous proposons sur notre site equilibre-et-vitalite.net , uniquement des produits exceptionnels d’efficacité.

Pages et Articles Phares