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Thyroide : Voici pourquoi vous devriez toujours consommer du pain, même dans un régime sans gluten

De nos jours, de plus en plus de personnes optent pour des régimes alimentaires sans gluten et le pain devient donc l’ennemi numéro un de ces derniers.

Or lors d’une interview récente, Robin Peeters, professeur spécialisé dans les maladies de la thyroïde, a affirmé que le fait d’éliminer complètement le pain de son régime alimentaire pouvait être dangereux pour la santé.

Selon Peeters, un régime alimentaire dépourvu de pain entraînerait des carences en iode :

« L’iode favorise par exemple le développement cérébral des fœtus », explique Peeters. « Les femmes enceintes qui ne consomment pas de pain pourraient donc mettre en danger la santé de leur futur bébé ».

Le spécialiste affirme également qu’une carence en iode entraînerait des nodules au niveau de la thyroïde.

« Bien que l’iode soit présent dans d’autres aliments tels que le lait ou les œufs, un adulte devrait boire 6 verres de lait ou manger 6 œufs quotidiennement pour combler ses besoins en iode. Alors qu’il suffirait de manger quelques tranches de pains pour le faire », affirme Peeters.

Description de l’iode

L’iode est un micronutriment qui est essentiel au fonctionnement du corps humain. En effet, l’iode est une des composantes principales des hormones thyroïdiennes qui ont un rôle au niveau de la régulation de la température corporelle, du métabolisme de base, de la reproduction, de la croissance, de la production de cellules sanguines ainsi qu’au niveau du développement du système nerveux et du fonctionnement des muscles.

L’iode est également utilisé de façon externe comme produit de contraste lors des examens radiologiques ou pour ses propriétés antiseptique et désinfectante.

Sources alimentaires d’iode

La plus grande partie de l’iode consommé est transformée en iodure pour être ensuite absorbée dans les intestins.

L’iodate, un additif présent dans le sel de table est également transformé en iodure et est ensuite absorbé. L’iode présent dans l’organisme est majoritairement géré par la glande thyroïde.

Certains aliments contiennent naturellement de l’iode comme les fruits de mer, les poissons et certaines algues.

Le lait et les produits laitiers contiennent également de l’iode à des quantités variables du à des produits de désinfection à base d’iode utilisés au moment de la traite.

Le sel de table et le sel marin ne contiennent pas d’iode naturellement.

L’iodation du sel de table est depuis de nombreuses années obligatoire au Canada et largement utilisée dans de nombreux pays comme la France et les États-Unis. Par contre, le sel de mer n’est pas obligatoirement enrichi en iode. Cet enrichissement en iode du sel de table a permis d’éliminer les carences en iode menant au goitre, caractérisé par le grossissement de la glande thyroïde au niveau du cou.

Les aliments commerciaux salés comme le jambon, le bacon ou les noix vont également contenir de l’iode.

On retrouve également de l’iode dans certains produits de boulangerie qui contiennent de l’iodate (conditionneur de pâte).

Biodisponibilité

L’absorption de l’iode par l’organisme est au-dessus de 90%.

Par contre, il a été démontré que le soja (soya) inhibait l’absorption de l’iode.

De plus, certains aliments dits «goitrogènes» sont en mesure de freiner la production et l’utilisation des hormones thyroïdiennes.

Ces aliments comprennent le manioc, le millet, les légumes crucifères comme le chou, le brocoli, le chou-fleur ainsi que les patates douces, les arachides, les graines de soja (soya), le navet, le rutabaga, les radis ou les feuilles de moutarde.

La cuisson inactive les effets goitrogènes de ces aliments.

Carences en iode

La carence est très rare en Amérique du nord due à l’iodation du sel de table. Les symptômes cliniques d’une carence en iode sont reliés à une production insuffisante d’hormones thyroïdiennes et comprennent le goitre, un retard mental, une hypothyroïdie, du crétinisme (troubles neurologies chez le fœtus) ainsi que des troubles de croissance et de développement.

Excès en iode

La plupart des gens seraient tolérants à un apport élevé qui provient des aliments. Par contre, un apport excessif provenant des aliments mais aussi de l’eau et de suppléments peut mener à dépasser l’apport maximal tolérable (AMT) et engendrer une thyroïdite, le goitre, une hypo ou une hyperthyroïdie, des réactions d’hypersensibilité ou un cancer capillaire de la thyroïde.

LE PAIN ET LES CÉRÉALES

Parmi les denrées transformées, le pain est l’aliment qui permet l’apport le plus important en iode (44%), car les boulangeries ont fait le choix d’utiliser du sel enrichi.

Deux exceptions notables cependant: de nombreux pains bio, élaborés avec du sel marin, et le pain sans gluten.

Si vous choisissez ces produits-là, soyez vigilant à leur composition.

Quant aux céréales de petit-déjeuner, pourtant presque aussi salées que le pain, elles contiennent en général du sel non iodé. Ce n’est donc pas ainsi que l’on absorbera sa dose d’iode au petit-déjeuner.

Comme le relate le Dr Brownstein :

Toutes les glandes du corps dépendent de taux d’iode adéquats pour fonctionner de manière optimale. Des études sur les animaux ont montré des problèmes avec les glandes surrénales, le thymus, les ovaires, l’axe hypothalamo-hypophysaire, ainsi que tout le système endocrinien lorsqu’il y a un état de carence en iode. En fait, les ovaires ont la seconde plus forte concentration en iode, juste après la glande thyroïde. Un état de carence en iode entraînera un déséquilibre du système hormonal. Il est impossible d’avoir un système hormonal équilibré sans un apport adéquat en iode.

De grandes quantités d’iode sont également stockées dans d’autres parties du corps comme les glandes salivaires, le liquide céphalo-rachidien et le cerveau, la muqueuse gastrique, le plexus choroïde, les seins, les ovaires, et le corps ciliaire de l’œil. Dans le cerveau, l’iode se concentre dans le locus niger, une région du cerveau associée à la maladie de Parkinson.


Une idée fausse est que l’iode est contre-indiquée dans les maladies auto-immunes de la thyroïde comme la maladie de Basedow ou d’Hashimoto.

En réalité, ce sont les personnes carencées en iode qui présentent un risque accru de développer des anticorps contre la glande thyroïde.

Les maladies auto-immunes – y compris thyroïdiennes – sont des exemples de stress oxydatif dans le corps.

Le stress oxydatif est une inflammation qui s’apparente à un feu qui brûle. On peut éteindre ce feu grâce à de l’« eau » appropriée : antioxydants, sel non raffiné, nutriments, régime anti-inflammatoire (sans gluten, sans OGM, des glucides en quantité modérée ET plein de graisses animales).

Les gens affligés d’une maladie auto-immune thyroïdienne ont besoin de prendre des nutriments spécifiques en plus de l’iode afin de soigner les dégâts causés par autant de stress oxydatif et de manque d’iode.

 

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