Couple

Sur la piste de la relation intimiste

hands oh help - touchComprendre comment les Archétypes influencent notre imaginaire et par relation de cause à effet, nos comportements, voila ce que nous propose Michaël Brown dans cet article, où il relie la conscience archétypale à nos comportements amoureux, à partir des traditions religieuses issues de la Bible.

Mais il existe des traditions encore plus anciennes et bien différentes.

Nous sommes intimement liés à ce que nous connaissons mais nous pouvons aussi réapprendre à tout moment et changer notre vision. Le Miracle de la Conscience archétypale fait qu’elle se situe au delà du temps et de l’espace … Il fut un temps où le Féminin et le Masculin ne partageaient pas encore les valeurs dont nous sommes imprégnés .

Le temps n’est pas linéaire mais cyclique et organisé sous la forme d’une spirale. D’un clin d’oeil, nous pouvons changer notre façon de voir, retrouver d’anciens paradigmes, et sans les enfermer dans leur époque révolue, les faire revivre tout simplement, dans un Ici et Maintenant qui ne spécule plus sur un probable À Venir… Nous verrons au sein de futurs articles comment les anciennes traditions pouvaient être à l’opposé de la nôtre aujourd’hui dans leur conception de la relation à l’autre. Rien de nouveau sous le soleil. tout ce qui peut exister a déjà existé, le « Retour de l’âge d’Or en fait partie, mais on nous en parle si peu ….! Miléna

Article

PAS D’ARCHÉTYPE POUR LES RELATIONS INTIMES

par Michaël Brown

LA PREMIÈRE CHOSE QU’UNE RELIGION DOIT FAIRE AVANT QU’ELLE NE SOIT CAPABLE DE NOUS AIDER À NOUS ÉVEILLER À LA VÉRITÉ EST DE RECONNAITRE QU’ELLE A PERDU SON CHEMIN.

Il n’existe pas de formule en ce monde pour initier une intimité authentique au sein d’une relation entre deux personnes. Il n’existe pas pour les amoureux de pur archétype qui soutienne cet aspect de notre expérience humaine comme moyen d’éveiller la conscience vibratoire.

Tous les archétypes relationnels qui ont nourri notre esprit nous sont présentés par la religion, l’économie et la politique. L’objectif de ces derniers est la sédation et le contrôle, pas la libération.

D’une façon ou d’une autre, tout le monde recherche une relation intime, physique, mentale, émotionnelle et vibratoire avec un autre être humain car c’est un rite de passage vers l’éveil total de la conscience humaine.

Cependant, puisque nous recherchons cette expérience selon les paramètres de notre programmation collective passée, nous ne rencontrons que l’échec, les peines de cœur et une déception frustrante continuelle.

La première chose nécessaire pour entrer de manière authentique dans une relation intime avec un autre être humain est de le faire en partant du point de vue que nous n’avons aucune idée de comment la réaliser. Ce n’est donc qu’à partir d’un point de « non-savoir » que nous pouvons réussir à manifester une telle rencontre.

Puisque l’intimité authentique n’a rien à voir avec l’expérience de « tomber amoureux » que nous sommes tous programmés à reproduire, il nous est impossible de la reconnaître. Nous ne pouvons nous attendre à pouvoir identifier facilement ce que l’humanité a perdu depuis plus de 2.000 ans.

Tous les livres qui ont été écrits sur les relations intimes nous donnant des conseils à ce sujet, du Kama Sutra jusqu’à nos magazines actuels, basent leur connaissance sur un modèle qui est par nature erroné.

Puisqu’ils n’honorent pas La Voie de La Conscience au sein du fonctionnement des « relations amoureuses », chaque pas que nous faisons dans cette expérience en utilisant leurs conseils ne sert effectivement qu’à tuer la relation ; leur approche pour manifester une intimité authentique ne réussit donc – de façon métaphorique – qu’à nous aider à mettre un pansement sur une jambe de bois.

Nous avons tous été programmés à reproduire le passé. De ce fait, si nous recherchons une intimité authentique inconsciemment, nous le faisons automatiquement en essayant de reproduire « un programme ».

L’intimité authentique n’est pas « un programme ».

Tout comme la conscience du moment présent, il n’existe pas de formule pour l’intimité authentique ; c’est un état d’être qui se trouve au cœur de chaque moment et n’est pas restreint par les paramètres d’un moment donné.

Toutes nos expériences relationnelles passées n’ont cessé de nous faire comprendre que ce que nous essayons de faire ne fonctionne pas, nous demeurons pourtant sourds à la voix de nos propres expériences. Pour une raison ou une autre, nous préférons croire ce à quoi nous avons été programmés par les religions, les politiciens et l’économie plutôt qu’à ce que nous transmet notre propre expérience.

Nous entrons régulièrement dans des relations basées sur les notions préconçues dont le monde extérieur nous a nourris. Nous échouons inévitablement et répétons sans vraiment d’hésitation le même schéma. Ceci est illusoire.

Pour pénétrer dans toute expérience authentique, il est nécessaire d’embrasser notre expérience personnelle comme étant notre enseignante et non pas ce que le monde nous raconte.

Si nous recherchons sincèrement cette expérience extraordinaire avec un autre être humain, il est bon de prendre conscience de la manière dont certains aspects culturels comme la religion créent un impact sur notre approche de « l’amour » afin que nous ne retournions pas dans une expérience inévitablement stérile.

La plupart d’entre nous entrent dans une relation intime avec un autre être humain en se basant sur le formatage que nous avons reçu des organisations religieuses conservatrices. Il est possible qu’au départ cela ne nous apparaisse pas de manière évidente mais c’est uniquement parce que nous ne comprenons pas encore l’impact de la philosophie religieuse conservatrice sur les relations intimes dans « le monde moderne ».

Il n’est même pas nécessaire que nous adoptions un système de croyance religieux conservateur pour être influencés par ces systèmes de croyances ; en résistant de manière réactive ou en rejetant les idées religieuses conservatrices nous leur donnons inconsciemment de toute façon le pouvoir sur nous.

Nous défendre contre quelque chose est une forme d’attaque puisque nous percevons cette chose comme étant réelle.

Il n’est pas nécessaire d’attaquer ou de se défendre contre des croyances religieuses conservatrices pour percevoir et reconnaître l’impact de ces organisations sur nos perceptions individuelles.

En observant simplement les archétypes qu’elles incrustent dans notre psyché de manière subtile ainsi que les effets que ces schémas énergétiques ont sur nous, nous pouvons percevoir ce qui se passe sans avoir à alimenter une charge émotionnelle à ce sujet.

Le but de cette observation n’est pas d’entrer dans le blâme car nous ne sommes pas des victimes mais de nous réveiller de ce formatage religieux général qui imprègne chaque aspect de notre approche de l’intimité.

Prendre conscience des courants de tels conditionnements nous aide également à percevoir pourquoi il est futile de retourner dans une expérience relationnelle fondée sur ces programmes religieux emprisonnants.

Une fois que nous avons reconnu quelques-uns des effets du conditionnement archétypal religieux au sein de notre propre expérience, dans notre comportement envers l’autre et dans les « rêves et fantasmes » entourant nos relations amoureuses, nous pouvons commencer à nous libérer de l’emprise que ces dogmes ont sur nous.

Nous pouvons alors ouvrir notre esprit à la possibilité qu’il puisse y avoir une autre façon de communiquer ensemble. Notre approche des relations amoureuses ne serait-elle qu’une illusion ?

Il est possible que l’intimité authentique nous soit une expérience si étrangère que nous sommes incapables de la reconnaître même si elle nous est montrée.

Et si nous avions tout compris de travers ? « Se tromper » à propos de l’intimité authentique n’est un problème que lorsque nous ignorons que nous sommes dans l’erreur. La prise de conscience est l’antidote face à une telle situation.

Nos parents n’ont pas connu d’intimité authentique l’un avec l’autre. Peut-être en ont-ils expérimenté des moments fugaces avant d’être soumis et noyés dans le formatage de notre culture. Nos prêtres, religieuses, moines, hommes politiques, chefs d’entreprises, célébrités et héros culturels ne nous renvoient pas d’image authentique des relations intimes : nous n’avons donc pas d’autre exemple à suivre que les paramètres de notre propre expérience.

En d’autres termes, personne ne peut vraiment nous dire comment réaliser une véritable intimité et si certains essaient de le faire, il est fort probable que ce n’est que pour nous endormir et nous contrôler.

Qui peut oser nous dire comment aimer un autre être humain !

Il est extrêmement important de réaliser qu’il n’existe pas de « méthode » ou de « système » spécifiques pour éveiller l’amour entre deux êtres humains. C’est une prise de conscience qui commence à véritablement émerger en nous lorsque nous sommes prêts à nous engager dans une relation authentique avec un autre être humain.

Une fois que nous avons consciemment et volontairement pénétré dans l’expérience de l’intimité, il nous apparaît alors clairement que nous venons de sauter dans « l’inconnu ».

Faire l’expérience de l’intimité authentique demande que nous pénétrions dans un lieu où nous n’avons jamais été. C’est un fait immuable quelle que soit la profondeur de notre fusion dans une telle expérience.

Une rencontre avec la véritable intimité est toujours quelque chose de nouveau, de totalement imprévisible et en constante évolution.

Les organisations religieuses portent un double-coup fatal à la possibilité d’expérimenter une telle intimité :

Au cœur de cette aventure qu’est la réalisation de Dieu, elles bannissent ou déprécient le rôle de l’intimité entre les êtres humains en décrivant une telle expérience comme étant une entrave « immorale » à notre développement spirituel.

Elles nous présentent ensuite des archétypes dysfonctionnels devant lesquels nous nous prosternons inconsciemment comme étant notre source d’inspiration pour les rôles que nous jouons au sein de l’expérience que nous appelons « la relation amoureuse ».

Pour illustrer ceci examinons brièvement ce jeu d’influence dans le contexte du christianisme conservateur :

Le premier dispositif archétypal qui nous est présenté par le système de croyance du christianisme conservateur est celui d’un Sauveur célibataire, Jésus, qui est étroitement aligné avec Marie, sa Mère Vierge.

Jésus le Sauveur, de sexe masculin, représente le corps mental, l’enseignant. Mère Marie, « mère et nourricière », représente le corps physique, la nature ou la matière.

Dans cette perspective, en nous présentant ce dispositif archétypal, l’église transmet de façon subtile le message qu’il nous faut être sauvé par notre corps mental (notre réflexion et notre analyse) et que pour cela nous pouvons recevoir un soutien en nous tournant vers le corps physique (la matière).

Le corps émotionnel, Marie-Madeleine, a non seulement été éliminé de ce dispositif, mais a été totalement amoindri à travers son absence et le nom de « prostituée » qui lui fut donné. C’est pourquoi le corps émotionnel ne figure pas dans l’univers du christianisme conservateur. En fait, c’est le contraire qui se passe ; il est considéré comme « la source du péché ».

En conséquence :

Nous avons peur de nos propres sentiments et nous faisons tout notre possible pour les endormir et les contrôler.

Nous fuyons les intuitions de notre cœur et nous nous perdons en ce monde dans des expériences extérieures physiques et mentales.

Nous ne pouvons percevoir le point d’origine de nos inconforts et nous sommes donc impuissants lorsqu’il s’agit de restaurer l’harmonie dans la qualité de nos expériences.

La seule figure archétypale paternelle de ce dispositif est Joseph, le père de Jésus, un homme qui se trouve en arrière-plan et ne semble pas avoir d’impact réel. L’autre archétype paternel est Dieu qui se trouve hors de portée de n’importe quel mortel à moins que celui-ci écoute et honore les préceptes de l’église.

Ces archétypes primaires tels que présentés par l’église ne sont pas incorrects ; c’est la description de leur relation mutuelle qui fausse l’influence qu’ils ont sur les croyants comme sur les non-croyants.

Les archétypes extérieurs sont censés refléter nos attributs intérieurs et nous aider à intégrer la totalité de notre être.

Quand nos attributs intérieurs sont en équilibre les uns avec les autres nous entrons dans une expérience de plénitude qui peut également être appelée « sainteté ». Cependant, lorsque nous nous prosternons devant des archétypes déséquilibrés, nous aussi reflétons également cet état.

Par exemple, nous qui sommes influencés par la branche chrétienne conservatrice occidentale, le simple fait de bannir Marie-Madeleine de son lieu de Grâce entraîne que nous nous retrouvons coincés dans un état d’impuissance affective, d’ignorance, d’arrogance et d’inauthenticité.

Examinons brièvement comment l’image d’un « Jésus célibataire » (le frère) lié à la Vierge Marie (la mère) et à un Joseph inefficient (le père), associés simultanément à l’élimination dégradante de Marie-Madeleine (la sœur), heurte nuisiblement notre intention d’entrer dans « une relation amoureuse » avec un autre être humain :

Etant donné qu’il n’existe pas de figure paternelle de premier plan dans ce dispositif archétypal, les hommes qui ont été élevés dans cette perspective Chrétienne n’ont pas la moindre idée de comment être des pères authentiques pour leurs enfants, autrement qu’en étant distants ; omniprésents et nulle part en même temps, comme à l’image de Dieu. Ou alors ils deviennent comme Joseph – une figure paternelle apparemment non-participative, inefficiente – quelqu’un sans importance particulière, bricolant dans un atelier où il fabrique et répare des choses.

Les hommes en recherche d’un modèle religieux positif aspirent à devenir un type de « Jésus-Sauveur » tel que décrit par l’église. Ou alors, s’ils rejettent cette image ils deviennent de façon réactive « un démon destructeur ».

Ni le fait de devenir comme l’archétype de Jésus comme représenté par le christianisme conservateur ni le fait d’y réagir en devenant « un antéchrist » ne peut conduire un homme vers l’authenticité, la maturité affective ou l’intimité. Etre « gentil » ou « méchant » sont tous deux des schémas comportementaux réactifs et tout comportement réactif est inauthentique, immature et empêche l’intimité.

Puisque dans ce dispositif archétypal il est fait abstraction du corps émotionnel et que lorsque reconnu il est considéré de façon dégradante telle une prostituée, les hommes évitent intérieurement tout ce qui est « émotionnel ».

Plus ils se décrivent comme étant forts et courageux, plus ils sont terrifiés au fond de leur cœur. Ils ne peuvent donc grandir émotionnellement et de ce fait demeurent des petits garçons malgré leur stature physique ou mentale. C’est la raison pour laquelle notre monde est gouverné par des petits garçons pour la gratification des petits garçons.

Pour compenser cette insuffisance émotionnelle ces hommes-garçons fanfaronnent, se comportent de façon machiste et s’abandonnent aux fantasmes du héros-sportif et au désir de contrôler et d’éliminer tout ce qui lié à l’émotionnel.

La crainte profonde du corps émotionnel a été insufflée aux hommes d’une telle manière que ceux qui succombent à cette peur recourent à la dévalorisation, aux coups, au viol, et en abusent chaque fois qu’ils perçoivent son reflet dans leur monde personnel. C’est pourquoi l’endroit le plus dangereux pour de nombreuses femmes sur terre est à la maison lorsqu’elles se retrouvent seules avec l’homme qu’elles ont épousé.

Puisque l’archétype de Jésus est décrit comme étant sexuellement impuissant au point d’être complètement castré de toute saine sensualité, les hommes-garçons recourent à des objets extérieurs pour remplacer le rôle énergétique de leur pénis. Ils accumulent de grosses voitures, de grosses armes, de grandes maisons, de grandes entreprises, de gros cigares et de grandes réputations, au point même d’essayer de conquérir des pays entiers simplement pour se sentir sexuellement suffisants.

Bien que tous les hommes soient attirés par une Marie-Madeleine, une fois qu’ils sont en relation avec l’une d’elles, ils lui proposent systématiquement le mariage et la transforme en une Mère Vierge. Ils perdent ensuite toute attirance sexuelle pour leur compagne. Qui voudrait coucher avec sa mère ? Une fois que cet anéantissement de la Madeleine se produit, ils commencent immédiatement à rechercher une autre Marie-Madeleine en dehors de leur relation.

Les hommes se trouvant au sein de cette influence archétypale étant incapables de couper énergétiquement leur relation avec leur mère de naissance (puisqu’ils transforment leur femme en mère), ils ne peuvent donc jamais s’engager et pénétrer authentiquement dans les profondeurs sensuelles avec une véritable Marie-Madeleine. Ils sont donc privés de l’expérience de l’intimité authentique. Quand il s’agit d’aborder cette expérience, la majorité des hommes en sont encore à la maternelle.

Etant donné que les hommes n’ont pas d’exemple archétypal leur montrant comment se démarquer d’une manière saine de l’énergie maternante de leur enfance, ils n’apprennent pas à se nourrir eux-mêmes. Cela se traduit par une incapacité à prendre du plaisir à faire leur propre lessive, leur vaisselle, leur ménage, leur repassage ou à savoir cuisiner et faire leur courses de manière efficace. Ils veulent que « Maman » fasse les choses pour eux.

Un comportement maternant à l’égard de la majorité des hommes exposés à ces archétypes n’est cultivé que de manière réactionnelle pour faire impression ou attirer un partenaire. Cela ne provient pas de l’amour de soi. Les hommes sous cette influence orthodoxe se comportent comme si « Jésus avait une bonne ».

La Vierge Mère n’est pas censée être l’archétype des femmes ; c’est un archétype qui représente la terre, la nature, le plan matériel et l’aptitude à nourrir la conscience lors de son voyage à travers la matière vers une ouverture vibratoire totale.

Aucune femme ne peut devenir « La Mère », en mettant en place cet archétype comme modèle féminin, le christianisme conservateur conduit toutes les femmes dans l’égarement ; les femmes se trouvant au sein de cette influence essayent à tort d’être des Vierges Mères au lieu d’être des Marie-Madeleine. C’est pourquoi toutes les femmes au sein de cette influence « ne peuvent se réaliser ».

Pour les femmes en ce monde, l’archétype authentique est Marie-Madeleine, se tenant auprès de Jésus comme son égale absolue, son rôle étant, selon la Voie de la Conscience, le point d’origine de toute l’énergie qui circule au sein de leur « relation amoureuse ». Puisque cette relation est mise de côté et que Marie-Madeleine est jugée comme une prostituée, c’est ainsi que les femmes sur cette planète ont été ensuite perçues, traitées et dépeintes. Les femmes n’ont aucun rôle dans le monde chrétien conservateur autre que celui d’être des Vierges Mères ou des prostituées. La plupart des femmes se comportent en conséquence.

Toutes les femmes aspirent naturellement à être une Marie-Madeleine mais finissent par se laisser transformer en une Vierge Mère. Elles démontrent ensuite leur affection aux hommes vers lesquels elles sont attirées en les « maternant ». Cela soutient inconsciemment l’incapacité émotionnelle d’un homme à « quitter la maison » ou à grandir.

Elles s’en prennent alors ensuite amèrement à ces hommes-garçons qui « ne grandissent pas » et rencontrent leur frustration de ne pas être capables de le faire. Il en résulte des querelles et de l’amertume d’un côté et des coups de l’époux envers son épouse de l’autre.

Quand un homme tue sa femme, de façon métaphorique il tente d’assassiner l’influence emprisonnante de sa mère afin qu’il puisse grandir et devenir un compagnon digne d’une Marie-Madeleine.

Quand une femme « tue » son mari, elle tente de se libérer de son fils pour pouvoir s’échapper de sa perception de la prison infiniment limitée d’être « la mère » et aborder son destin de Marie-Madeleine pour rencontrer un homme spirituellement mûr.

Voyant qu’elles ne jouent aucun rôle dans un monde si déformé autre que celui d’être des Vierges Mères ou des prostituées, les femmes réagissent bêtement et désespérément en recherchant « l’égalité avec les hommes ». Cependant, les hommes qu’elles recherchent à imiter sont encore émotionnellement des hommes-garçons qui contrôlent et endorment leur entourage afin de prouver qu’ils ont un pénis vraiment fonctionnel. Par conséquent, en essayant de trouver leur place dans le monde, les femmes commencent à se comporter à tort comme si elles aussi avaient des pénis dysfonctionnels et deviennent des hommes-garçons habillées en robes.

Puisque le corps émotionnel n’est pas inclus dans ce dispositif archétypal conservateur chrétien, il ne peut donc pas être connu ou reconnu comme étant le point d’origine du flux énergétique partant du plan vibratoire jusque dans ce monde. Par conséquent, au lieu d’être une source d’aperçus au sein de leurs relations amoureuses avec les hommes, les femmes se laissent contrôler, diriger et opprimer par eux.

La plupart des hommes et des femmes du « monde occidentalisé » se soumettent docilement aux conditions physiques, mentales, émotionnelles et vibratoires jugées appropriées par ces archétypes religieux sans même se rendre compte de la prison dans laquelle leurs perceptions sont inconsciemment enfermées.

Dans ces circonstances où les hommes se promènent en agitant leurs pénis en l’air dans la tentative de « ressentir » quelque chose et où les femmes se comportent comme des Vierges Mères pour essayer de refouler leurs sentiments, il n’y a pratiquement aucune chance de pouvoir entrer dans une relation intime authentique avec une autre personne.

Même si nous croyons que nous sommes d’une manière ou d’une autre au-dessus de l’impact de ce conditionnement archétypal, nous ne le sommes pas.

L’ensemble du monde « moderne » (ou libre) fonctionne inconsciemment selon ce schéma archétypal :

Tout ce que nous sommes amenés à croire à propos de l’état qui est de « tomber amoureux » est lié à ce schéma ; « tomber amoureux » est un point d’entrée dans la matrice de ce programme.

Tout ce que nous connaissons à ce sujet est influencé par ce schéma ; « le jeu de la séduction », tel qu’il est aujourd’hui, est l’orchestration d’un cadre dans lequel est mis en place le piège de l’institution appelé « le mariage ».

Tous les films populaires, les émissions de télévisions et les nouveaux best-sellers traitant du sujet « tomber amoureux » sont construits sur ce schéma ; ces représentations servent de support au conte de fée – avec son célèbre ‘happy end’ appelé « le mariage ».

L’institution du mariage telle que nous la connaissons et l’adoptons est l’instrument de ce modèle, dès que nous acceptons le programme du mariage, nous sommes susceptibles d’être dirigés physiquement, mentalement, émotionnellement et vibratoirement au point que nous devenons du pain béni pour l’agenda des politiques, de la religion et de l’économie.

L’intimité authentique n’a rien à voir avec le mariage ; le mariage est conçu pour détruire la possibilité d’une telle expérience afin que nous nous tournions inconsciemment vers les pouvoirs politiques, religieux et commerciaux pour nous apporter la joie et l’extase que nous sommes censés trouver l’un avec l’autre.

Si nous continuons à entrer dans des relations avec ces images archétypales déformées pour guides :

Nous nous dirigeons soit dans le mariage, soit vers le monastère : nous finissons par vivre soit ensemble soit seul, dans un désespoir silencieux.

Relation après relation, nous essayons de créer quelque chose qui est de par nature brisé ou bien nous abandonnons et fermons notre cœur face à une telle entreprise.

Piégés par cette institution, nous nous marions puis nous nous distrayons à travers le travail, le golf, les enfants et des aventures ou bien nous divorçons et réessayons à nouveau.

Nous adoptons le célibat comme chemin spirituel.

L’intimité authentique est toujours verrouillée par la religion, l’économie et la politique ; leur but est de combler le vide créé par notre incapacité à vivre l’amour véritable.

En raison de ce vide, nous recherchons une expérience illusoire appelée « l’illumination » plutôt que l’intimité et nous rencontrons ensuite la déception, la désillusion, la dépression et le désespoir.

Le chemin vers l’intimité authentique ne peut être parcouru avec ce que nous connaissons des relations amoureuses et à travers ce que nous avons été programmés à recréer.

Nous ne pourrons trouver notre chemin vers cette véritable intimité à moins que nous ne soyons prêts à écarter tout ce que nous avons été amenés à croire et à placer plutôt toute notre confiance dans l’enseignante qu’est notre expérience personnelle.

Dieu est amour et l’amour est Dieu.

Lorsque nous cherchons à entrer dans une relation d’amour authentique avec un autre être humain, nous recherchons une expérience intime avec Dieu sur le plan physique. Nous recherchons l’Amour ; nous recherchons un amour qui puisse être ancré sur le plan physique mais qui nous permette également de nous éveiller au plan vibratoire.

La religion tue l’amour en remplaçant « l’amoureux » par « le prêtre ». La politique soutient la religion et l’économie soutient la politique. La religion, la politique et l’économie sont la trinité de la peur et de l’ignorance sur terre. L’Amour ne peut s’épanouir dans un jardin où ont été semées les graines de la peur. Le croire est tellement illusoire.

La religion comme nous la connaissons aujourd’hui est le serpent qui rampait dans le Jardin d’Eden en y apportant le déséquilibre au sein de la relation divine entre deux êtres humains. En leur enseignant la connaissance du bien et du mal, il a rendu les hommes impuissants et les femmes incompétentes.

La religion organisée est « le serpent » caché sous une robe de saintes apparences. Si vous cherchez vraiment à goûter à l’Amour comme à une pomme mûre et juteuse, ne croyez pas un mot prêché par une quelconque religion organisée.

La question est : Avons-nous le courage de balayer toutes les fausses romances pornos et d’entrer dans la quête d’une expérience d’intimité authentique ? Nous savons déjà où ce modèle religieux familier de « romance autorisée » nous conduit ; certainement pas à l’Amour. Jamais à l’Amour. Donc, jamais à Dieu.

Ceux qui cherchent sincèrement une rencontre aimante et intime le savent, tout comme les véritables chercheurs de la réalisation de Dieu le savent également.

Tenter de faire la paix avec notre famille alors que nous sommes en guerre en nous-mêmes est futile et inauthentique.

Tenter d’entrer dans une relation intime consciente avec un autre être humain alors que nous ne ressentons pas encore la paix envers notre propre famille est futile et inauthentique.

Il est tout simplement arrogant de tenter d’entrer dans une relation intime avec ce que Dieu représente pour nous alors que nous n’avons pas encore fait la paix avec nous-mêmes, avec notre famille, ou que nous ne sommes pas encore entrés dans une relation authentique avec un autre être humain.

La route est claire pour tous ceux qui peuvent voir :

Nous devons d’abord réaliser l’intimité en nous-mêmes.

Puis nous devons réaliser la paix avec notre famille.

Nous entrons ensuite dans une relation intime consciente avec un autre être humain.

Ce n’est qu’alors que nous approchons une relation intime avec Dieu.

Ne croyez pas ce qui vous a été dit à propos de l’amour de Dieu si vous voulez vraiment savoir.

Entrez votre propre expérience, laissez-la vous montrer la voie et faites confiance à ce qu’elle vous dit.

Dieu se trouve au sein de notre expérience et notre expérience se trouve au sein de Dieu.

Traduction française : Linda P. Steketee

Copyright © 2013 ELISHEAN au Féminin

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