Enfants

Répondre aux émotions des enfants avec bien-vaillance

enfants emotionsLes enfants, dès leur plus jeune âge, expérimentent différentes émotions fortes. Leurs réactions peuvent parfois même nous sembler démesurées (pensons à la crise tant redoutée en plein milieu d’une allée au supermarché). On se retrouve souvent à tenter d’expliquer avec des mots ce que l’enfant éprouve avec son cœur, son corps et sa tête. Ce dont il faut se rappeler, c’est que leurs cerveaux sont encore en développement, ne fonctionnent pas comme les nôtres et ne peuvent pas relativiser. Avant chaque intervention mieux vaut respirer un grand coup ! N’oublions pas non plus que l’enfant est un esprit qui absorbe. Son environnement physique et social modulera son monde intérieur.

Voici différentes façon de t’aider à accompagner ton enfant dans l’expérience de ses émotions afin qu’il les vive, les reconnaisse et en sorte grandit. Un adulte en devenir qui a confiance en lui-même, en ses capacités ainsi qu’envers son entourage sera mieux outillé pour affronter les différents stress du quotidien.

Reconnaître et nommer les émotions

Un enfant ne saura pas nécessairement nommer son émotion. En la reconnaissant et en la nommant pour lui, on lui démontre que nous ne l’ignorons pas. La reconnaître signifie laisser l’enfant vivre ce qu’il a à vivre en étant présent et attentif mais sans chercher à faire taire la crise à tout prix. L’enfant s’exprime et expérimente. La nommer signifie mettre le bon mot sur l’émotion ressentie, parfois sans en être totalement certain. On peut alors poser des questions à l’enfant pour l’amener à parler. Cela lui permet de comprendre ses sentiments et, au fil du temps, il fera la même chose que nous, c’est-à-dire exprimer ce qu’il ressent avec des mots afin de chercher à se faire comprendre.

Être ferme et conséquent

Poser des limites est le rôle de tout parent. Un truc pour que les limites soient respectées et bien intégrées est de mettre l’emphase sur ce que les petits ont le droit de faire vs ce qu’ils ne peuvent pas faire. L’enfant pourra se détacher du monde extérieur, travailler son indépendance et développer son identité grâce aux limites de son environnement et celles-ci passent souvent par la frustration. Limiter les sources de frustration mais savoir que celles-ci sont inévitables et bénéfiques dans un sens. Le parent devient souvent la source de frustration et l’enfant peut éprouver différentes émotions négatives à son égard. C’est correct qu’il ressente de la colère et qu’il la dirige vers l’adulte qui le restreint dans son action. Il apprend. Être clair, rester ferme et, surtout, conséquent dans ses décisions sera le meilleur repère pour l’enfant. Il saura que malgré tout sa famille est là pour le guider.

Cultiver la présence

La présence ce n’est pas simplement être là physiquement, c’est aussi être là mentalement avec toute son attention centrée sur le petit. Ne serais-ce que pour 30 minutes par jour. L’important est que l’enfant sente ton attention, ta présence et ton affection un peu chaque jour. L’attention est un besoin primaire chez les minis. Ne pas y répondre parce qu’on a la tête trop pleine par nos projets et nos responsabilités fera en sorte que l’enfant cherchera à capter ton attention comme il peut… ce manque créera de la frustration, de la jalousie, de la colère. Et, un jour, ton enfant pourra se mettre à piquer des crises « sans raison » et tu te creuseras sans doute la tête à savoir pourquoi. Mets à ton agenda du temps de qualité, tout en présence, avec ton enfant chaque jour. Tu le nourriras à un degré insoupçonné et de cet échange, tu sortiras grandit.

Respiration et visualisation

Et si ces façons de faire ne fonctionnent pas, que les crises sont fréquentes et puissantes, il est intéressant de penser à donner un outil concret à l’enfant pour se calmer de lui-même. La respiration peut aider les enfants très jeunes. Vers 18 mois, on peut inviter l’enfant à respirer tranquillement en le faisant avec lui. Il voudra imiter et, automatiquement, la respiration consciente amène un apaisement du corps et du mental. La visualisation pourra aider les enfants un peu plus vieux. Vers 3 ans, on peut proposer à l’enfant de s’imaginer une situation paisible et heureuse lorsqu’il ressent une émotion négative telle la tristesse, la jalousie, la colère, la peur, …

Finalement, il est important (même primordial) de s’accepter comme parent et d’agir en toute humilité. S’excuser auprès de notre enfant lorsque nous sommes brusque, impatient ou incohérent. Tâcher de faire du mieux que nous pouvons avec les connaissances et les outils que nous possédons. L’enfant apprendra les valeurs d’acceptation et d’humilité à travers nos agissements. Nous sommes sont plus grand modèle.

Camille Laperle, Naturopathe
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Site web : www.camillelaperle.com

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