Développement personnel

Pratiquer la communication bienveillante

On l’appelle Communication bienveillante et cette expression est parfaitement adaptée.

Communication bienveillante

La psychologue Marshall B. Rosenberg a ouvert la voie à ce relationnel de qualité, protecteur pour soi et pour l’entourage, en créant la méthode de Communication Non Violente ou CNV.

Si, dans l’absolu et à notre époque, nous ne devrions pas avoir besoin de ce type de publications, le contexte sociétal difficile actuel valide cette nécessité : les grèves donnent lieu à des saccages aberrants, la montée de l’intégrisme met les populations en danger, toute manifestation – y compris sportive – est prétexte aux agressions, voire à la folie meurtrière… La peur règne et accompagne dorénavant notre quotidien.

Réapprendre à communiquer selon les fondamentaux altruistes de la bienveillance s’impose ainsi aujourd’hui comme un devoir…

Qu’il s’agisse de la CNV ou de la Communication bienveillante, ces méthodes complémentaires excluent la moindre tentative de jugement. Par conséquent, les projections sont absentes de ce relationnel de qualité. L’élément qui différencie ces deux pratiques se situe essentiellement dans le sens de l’échange verbal.

Pour la CNV, il est question d’accueillir la parole de l’interlocuteur, quelle que soit la forme qu’elle puisse prendre, à condition toutefois qu’elle soit énoncée avec respect. Mais ses suggestions, ses prises de position, ses souhaits, ne doivent en aucun cas être perçus, reçus ou interprétés comme une agression dirigée contre soi. La compréhension de la légitimité des désirs de tout alter ego traduit une évidence : les êtres humains sont à la fois semblables et différents. Il n’y a donc pas à se sentir heurté par l’envie d’un partenaire dès lors, encore une fois, qu’il la soumet sans rechercher le conflit.

De son côté, la communication bienveillante inverse la direction de l’axe récepteur-émetteur spécifique à la CNV. Le sens du dialogue part de l’émetteur (soi) vers le récepteur (l’autre) pour lui formuler une souffrance personnelle liée à une de ses attitudes : le JE démarre l’entretien et se positionne de façon à exprimer clairement les limites que son psychisme lui permet de supporter sur le moment.

Le détachement

L’acceptation des différences humaines offre un atout précieux : s’autocentrer pour apprécier sa propre valeur. L’estime de soi s’accorde en parfaite harmonie avec le libre-arbitre et présente la capacité de ne plus rendre responsable son entourage de ses échecs…

. Vincente, 31 ans, fonctionnaire de police, souffre d’un prurit résistant sur l’ensemble du corps. Son père était gendarme et il lui avait indiqué cette voie comme donnant une sécurité d’emploi :  » Je n’ai retenu que cet avantage et, devant l’insécurité que nous subissons de nos jours dans les commissariats, je lui en voulais. Chaque fois que je pensais à lui, mes démangeaisons reprenaient de plus belle. Ma psychothérapeute, surprise qu’il n’ait jamais évoqué à la maison ses difficultés professionnelles, m’a conseillé d’en discuter avec lui mais selon la technique de la communication bienveillante. Pour tout vous dire, je me suis entraînée avant d’aller le voir car, bien qu’à la retraite maintenant, il a gardé son caractère de commandant ! J’ai donc utilisé le JE en première intention. Quand j’en suis arrivée à lui dire que JE n’en pouvais plus de mon travail, il m’a répondu qu’il me comprenait parce qu’à son époque, la délinquance sévissait déjà et qu’il en gardait un mauvais souvenir. Contre toute attente, il m’a conseillé de ne pas faire comme lui et d’envisager une reconversion professionnelle ! Il m’a prise dans ses bras et j’ai éclaté en sanglots. Quelques semaines après, mon prurit avait disparu sans que le dermatologue puisse me fournir une explication médicale. Je n’en reviens pas moi-même mais il est sûr que si j’avais pris mon père à rebrousse-poil, je sais que je me gratterais encore à l’heure qu’il est ! « …

Marshall B. Rosenberg explique que  » si nous ne sommes pas conscients du lien entre nos besoins et nos sentiments, nous limitons souvent la cause de ces derniers aux seules actions des autres. « 

Elle ajoute :  » Ne pas reconnaître ce lien nous conduit à en vouloir à autrui et brouille la frontière entre nous et ces autres. Leur reprocher nos sentiments provoque en général leur culpabilité et diminue leur capacité à avoir des interactions bienveillantes à notre égard. « …

De son côté, la psychanalyste Chantal Calatayud précise que  » s’il est indispensable d’exprimer ses émotions et, en particulier, ses déceptions à son entourage, encore faut-il le faire sans chercher à lui porter une atteinte destructrice aux allures de réglement de comptes… « …

Admettre la réalité de nos angoisses permet effectivement de ne pas attribuer à un interlocuteur la responsabilité de nos comportements et de nos choix.

Communication bienveillante

L’équité relationnelle

Le véritable bien-fondé de la communication bienveillante touche à l’équilibre de l’échange, l’émetteur incitant – sans le vouloir consciemment – le partenaire à en faire autant…

. Mathieu, 49 ans, pépiniériste, raconte comment il a réalisé que son employée avait mis en place une identification positive à force de le voir pratiquer la communication bienveillante :  » Je m’étais pris la tête toute la journée avec un client qui devait venir chercher le matin à 9 heures un palmier et qui, à 16 heures, n’avait pas donné signe de vie. Il était sur messagerie. Elle m’a proposé d’aller me détendre en buvant un rafraîchissement et de lâcher prise. Instinctivement, elle a décidé de vérifier le numéro, ce que j’ai su après… En fait, celui que je faisais était faux ! Elle est parvenue à joindre ce client qui croyait que le rendez-vous fixé pour le chargement de l’arbre était le lendemain. En revanche, elle m’a avoué qu’elle adorerait s’occuper du relationnel clients mais qu’elle n’osait pas me le demander de peur que je la rabroue. Son coup de maître lui a procuré l’énergie de formuler sa demande avec authenticité. C’est une jeune femme droite, aimable, qui se sort fort bien de ses nouvelles attributions et qui me fait bénéficier de son organisation avec d’excellents résultats à la clé ! « …

Marshall B. Rosenberg souligne qu’avec cette forme de communication,  » nous démontrons aux autres que nos requêtes sont bien des demandes et non des exigences. Elles seront accueillies alors non comme un ordre mais comme une occasion d’exercer notre générosité « . Comme en atteste l’anecdote livrée par Mathieu.

Sophie Lepeltier pour http://www.signesetsens.com

* À lire :
 » La communication non violente au quotidien « , Marshall B. Rosenberg, Éditions Jouvence.

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