Contre-enquêtes

Partez à la découverte de ces communautés qui boivent du sang humain à travers le monde

Twilight, True Blood, Buffy, Underworld, Blade… Les histoires de vampires ont toujours nourri notre imagination, que ce soit au cinéma ou dans la littérature. Et si tout cela n’était pas qu’un mythe ? Selon un sociologue américain, les buveurs de sang se cachent dans toutes les grandes villes de notre planète. Rien à voir avec Dracula ou Edward de Twilight, ce sont plutôt des gens ordinaires comme vous et nous : infirmiers, barmans, secrétaires… SooCurious vous révèle les dessous de cette étrange pratique.

Apparemment, le goût du sang diffère selon l’alimentation, le groupe sanguin et la quantité d’eau absorbée. Parole de vampire.

Chercheur à l’Université d’Etat de Louisiane, c’est en offrant son sang à un « vampire » que John Edgar Browning a appris cette curieuse vérité, non sans perplexité. Son dernier projet en date : réaliser une étude éthnographique sur la communauté de « vrais vampires » de la Nouvelle-Orléans.

Ce phobique des aiguilles revient pourtant de loin. Comme la plupart des gens, Browning pensait que les buveurs de sang étaient cinglés, épris de littérature de vampires et perdus entre la réalité et la fiction. Imaginez donc son étonnement lorsqu’il réalisa qu’en fait la plupart des vampires n’ont ni problème psychiatrique ni passion inconsidérée envers Dracula ou True Blood.

En fait, la majorité d’entre eux se plaint d’avoir d’étranges problèmes de santé : fatigue, maux de tête, crampes d’estomac insoutenables… Pour eux, boire du sang est le seul traitement efficace.

Selon Browning, des milliers de personnes boivent du sang aux Etats-Unis. Toutefois, pour la majorité d’entre nous, le vampirisme est un tabou, souvent associé à des malades mentaux ou d’horribles criminels. Pour cette raison, les communautés de vrais vampires ont appris à se cacher, préférant ne pas évoquer leur pratique peu commune à des étrangers.

Néanmoins, cette peur n’a pas toujours existé au cours de l’histoire. Pendant un temps, le sang humain a même été considéré comme un véritable traitement médical.

Au 15e siècle par exemple, le médecin du pape Innocent VIII a saigné à mort trois jeunes hommes afin de nourrir de ce sang son maître mourant, dans l’espoir que ce breuvage le guérirait en lui apportant de la vitalité.

Plus tard, le sang a également été utilisé pour soigner l’épilepsie. Jusqu’au 18e et 19e siècle, on pensait qu’en buvant le sang de jeunes personnes en bonne santé, on absorbait en même temps leur esprit, et que cela soignait ce qui affectait l’âme et le corps.

Aujourd’hui, des communautés de vampires continuent à exister et à boire du sang humain.

Grâce à Internet, ces groupes ont pu étendre leurs réseaux et sortir de l’isolement. Pour DJ Williams, sociologue à l’Université d’Etat de l’Idaho, la plupart des grandes villes de notre planète recueillent une communauté de vampires.

Malheureusement, par crainte d’être découverts et critiqués (ou pire), les buveurs de sang se cachent. Pour les trouver, Browning s’est rendu dans des clubs ou des boutiques de gothiques. Là-bas, le chercheur est parvenu à en rencontrer quelques-uns. Si certains ont des dents de vampires ou dorment dans des cercueils, la plupart n’éprouvent que peu d’intérêt pour les livres et les films de vampires. Serveurs, secrétaires, infirmiers, chrétiens pratiquants ou athées… les personnalités sont très diverses.

Pour certains, c’est la recherche d’une énergie psychique qui leur donnerait de la force et qui les pousse à boire du sang. Pour d’autres, le besoin de sang s’explique selon eux par leur mauvaise condition physique et les différentes douleurs qui les font souffrir.

Pour beaucoup d’entre eux, l’envie de sang est apparue vers le début de la puberté. Pour lutter contre la fatigue, les maux de tête et les crampes d’estomac, ces personnes se sont mises à boire du sang humain. Se sentant mieux après leur premier verre de ce breuvage, elles ont continué.

Bien sûr, les donneurs sont difficiles à trouver. Au lieu de tuer des personnes au hasard dans un coupe-gorge, les « vrais vampires » se nourrissent du sang d’amis volontaires ou de leurs conjoints. Parfois, il faut payer, l’important étant bien sûr que tout cela soit consenti.

Comme Browning l’a expérimenté, l’extraction ressemble plus à une procédure médicale qu’autre chose. D’abord, le donneur et le buveur font un test de dépistage du VIH et des maladies transmissibles dans une clinique. Ensuite, pour faire l’incision, le vampire utilise un bistouri ou une seringue à usage unique, qu’ils ouvrent et nettoient face au donneur. Ils nettoient ensuite la peau avant d’effectuer la première entaille. S’ils boivent directement à partir de la blessure, les vampires doivent se laver les dents, les lèvres et faire un bain de bouche. D’autres préfèrent utiliser un garrot et une injection intraveineuse, comme dans un laboratoire. Certains réfrigèrent le surplus qu’ils mixent avec un anti-coagulant ou encore préparent des concoctions qu’ils mélangent avec du thé et des herbes.

Selon toute vraisemblance, boire du sang n’est pas un danger pour la santé et les vampires ne semblent pas souffrir d’effets secondaires. Cependant, Tomas Ganz de l’Université de Californie à Los Angeles souligne le fait que le risque d’infections transmissibles par le sang n’est pas totalement éliminé. Malheureusement, les buveurs de sang ne se livrant pas facilement sur leur pratique, peu de rapports médicaux sur les dangers spécifiques à cette alimentation existent.

L’une des théories de ce besoin particulier est que le système digestif ne parvient pas à absorber tous les nutriments présents dans la nourriture, et que ce n’est qu’en ingurgitant du sang qu’ils parviennent à être finalement dilués. D’autres buveurs avancent que ce besoin pourrait être psychosomatique, et qu’en fait toutes ces douleurs proviennent de leur tête. Ainsi, la sensation de soulagement après avoir bu ce liquide pourrait être psychologique, et le sang agirait comme un placebo.

À ce jour, les chercheurs ne connaissent pas les causes des symptômes et du comportement des « vrais vampires ». Si ces buveurs de sang ouvrent davantage leur porte aux étrangers, certaines questions pourraient trouver des réponses, telles que l’origine de ce besoin particulier ou les dangers potentiels. En s’ouvrant aux médecins, il serait peut-être possible de trouver d’autres traitements pour soigner les terribles maux de tête et crampes dont certains souffrent.

Finalement, ces « vrais vampires » ne sont pas si différents de nous. D’ailleurs, l’un de leurs souhaits est d’être traités comme n’importe quelle autre minorité, avec respect. En tout cas à la rédaction, nous ne pensions pas qu’autant de personnes buvaient du sang humain à travers le monde.

SOURCE : http://soocurious.com

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