A la une THÉRAPIES alternatives

Médecine anthroposophique et Alimentation : Lumineuses carottes et mauvaises cacahuètes

La pensée anthroposophique

Pour commencer, deux concepts sont importants à appréhender : la « quadripartition constitutionnelle » et la « tripartition fonctionnelle »

La « Science spirituelle » reconnaît en l’homme (constitué pour 2/3 d’eau) quatre éléments constitutifs, qui comme les poupées gigognes se retrouvent partout dans l’organisme, à des degrés divers :

— le corps spirituel (ou Moi, spécifique à l’homme), qui confère la conscience de soi, la parole articulée et la station verticale, sentiments qui nous apparentent aux « entités spirituelles » qui agissent dans l’Univers (« anges et archanges »),

— le corps astral (apparenté avec le règne animal). Tout ce qui se manifeste au niveau de la psyché sous forme de sensations : passion, désir, sympathie, antipathie … (cf. « maladies des 7 sentiments » en MTC, se sont ces dérèglements qui constituent la cause principale des maladies),

— le corps éthérique (apparenté avec le règne végétal) est un champ de forces inaccessible à nos sens (sous la dépendance des « esprits de la nature »), mais dont les effets sur les mécanismes chimiques de la vie sont perceptibles (comme l’aimant sur la limaille de fer),

— le corps physique (de constitution minérale), c’est le seul qui est directement accessible aux investigations de l’anatomie, de la biologie, de la physiologie (nutrition).

Tripartition

Voir la vie selon cette organisation permet par exemple d’expliquer :

– le sommeil, lorsque le Moi se sépare momentanément de l’Astral, au contraire, l’insomnie est la conséquence d’un rapprochement trop fort de l’Astral et du Moi,

– la mort, l’Astral et le Moi se séparent définitivement de l’éthérique et du physique qui se décomposent.

Un aliment complet comme le pain, base de la nourriture en Europe depuis des siècles, est une préparation incorporant les quatre éléments : la terre (farine), l’eau (et le sel), l’air (pétrin) puis le feu (cuisson).

L’action de ces différentes forces s’exerce de façon différenciée (par polarités organiques et interactions physiologiques) sur tel ou tel secteur de l’organisme :

— le pôle neuro-sensoriel (symbole = l’aigle) : le Moi et l’Astral s’appuient sur le système nerveux céphalique où siège la conscience, mais où la vie s’étiole (cristallisation-rigidification = albumines dans le vocable steinerien), pour s’étendre à l’ensemble de l’organisme. Ces fonctions de structuration et de tri s’appuient sur les Sels et la Silice, les racines des plantes et les couleurs violet/bleu.

— le pôle métabolique (symbole = le taureau) : le Physique et l’Ethérique sont étroitement liés au devenir de la substance organique qu’ils vitalisent par les processus qui s’y déroulent de façon intense (inflammation-digestion = mobilité de l’eau), mais où la conscience disparaît. Ces fonctions régénérant les substances s’appuient sur le Soufre et le Calcium, les fleurs et les fruits des plantes et les couleurs rouge/orange.

— le pôle rythmique (symbole = le lion) : pour que ces deux dynamiques opposées évoluent en une unité fonctionnelle, un mécanisme intermédiaire assure une interaction harmonieuse. Cette dynamique rythmique se manifeste à travers les rythmes cardiaque (+ métabolique) et respiratoire (+ NeuroSensoriel). Elles s’appuient sur les Métaux (représentés en alchimie par le Mercure), les feuilles de la plante et les couleurs jaune/vert.

Quadripartition

Cette tripartition fonctionnelle de la nature humaine ne doit pas être comprise comme un système rigide et compartimenté : il existe au contraire un échange permanent de forces entre les deux pôles. L’équilibre entre les deux, en cas de surcharge de l’un ou de l’autre, étant assuré par la région rythmique : cet effort d’adaptation se traduit par une accélération des rythmes cardiaque et/ou respiratoires.

Synergies des organes selon les niveaux :

A – Les organes « postérieurs », éliminent du CO2, libèrent l’esprit (absorbé par les sens de la tête)

pôle NS = Cerveau (processus respiratoire affiné) : organes des sens et ossification
pôle rythmique = Poumon … tuberculose pulmonaire : excès d’intellectualisation
pôle métabolique = Foie (cf. action sur le cerveau et « hépatisation du poumon »)

B – Les organes « antérieurs », métabolisent graisses et sucres

pôle NS = la Thyroïde, sorte d’utérus de la tête (nodule thyroïdien = désir d’enfant ?)
pôle rythmique = le Cœur (formé par et pour équilibrer l’activité des liquides tissulaires)
pôle métabolique = l’Utérus

C – Les organes « centraux »

le Rein, processus lumière (cf. inquiétude = peau froide)
les os sont des muscles transformés (os = pôle NS, muscles = pôle métabolique)
le digestif.

De plus, cette tripartition a de nombreuses correspondances :

Au niveau de la planète =

La zone polaire et de haute montagne sont plus neuro-sensorielles … neurathéniques
La zone tropicale est plus métabolique … hystériques
La zone tempérée rythmique, avec ses quatre saisons

Au niveau de la plante :

La racine est dans la terre froide (neuro-sensorielle)
La fleur est sous la chaude influence cosmique (extra-terrestre)
La feuille croit et tombe de façon rythmique

Au niveau des remèdes,

L’Arsenic est un « agent d’astralisation« : il permet la détente nerveuse (en MTC = 3GI : point bois du métal = ne trouvent pas leur place !)
Les Charbons (Carbo) limitent une fixation astrale pathologique
Phosphorus défend le pôle rythmique de l’envahissement NS (si insuffisant = extrémités froides)
Le Miel assure l’équilibre entre l’air et les liquides (pôle rythmique)
Le Soufre défend le pôle métabolique contre un Astral envahissant

La différence entre les nerfs moteurs et sensitifs en anthroposophie :

Par définition, le tissu nerveux ne peut que percevoir. Il appartient au pôle supérieur de l’Homme.

L’action (mise en mouvement) ne peut être que de nature métabolique. L’action correspond à une représentation ou une perception, phénomènes transmis dans l’immatérialité des éléments constitutifs de l’Homme, aux organes d’exécution.

La transmission nerveuse normale est centripète.

L’utilisation de la conductibilité des tissus nerveux à titre expérimental en direction centrifuge aboutit à des réponses qui ne ressemblent pas à l’activité normale (marche, préhension, langage). Pour actionner une partie de l’organisme, il faut la percevoir, tout comme il faut percevoir le schéma corporel. L’organe de l’action est le muscle commandé au moyen du corps astral.

La maturation du système nerveux se poursuit organiquement jusque vers l’âge de 12 ans. Elle doit être mise à profit par l’apprentissage qui est particulier à l’homme.

Références non seulement à R. Steiner, mais aussi aux travaux de Penfield.

Jean Yves Henry
Médecin généraliste, homéopathe et acupuncteur. Auteur d’une dizaine d’ouvrages, il coordonne l’enseignement de confrères de toutes spécialités pour promouvoir l’aspect intégré de ce télé-enseignement médical et para-médical.
http://www.medecine-integree.com

La vision de l’ALIMENTATION dans la pensée anthroposophique

Pour l’anthroposophie, l’alimentation doit répondre aux besoins du corps, de l’âme et de l’esprit tout en tenant compte de la nature des aliments.

« Ce qui nous intéresse, explique Joël Acremant, à la fois cuisinier à l’école Rudolph Steiner de Chatou (78) et animateur de formations en alimentation dynamique, ce n’est pas seulement que l’alimentation réponde aux besoins corporels, c’est aussi qu’elle agisse sur l’état de conscience.En allégeant le corps, on rend vivante la vie de l’esprit. »
Anthroposophie Schema 3 [mes soins - massage effleurage]

Toute la pensée anthroposophique, y compris sa vision de l’alimentation, est sous-tendue par une certaine conception de l’être humain et de sa place dans l’univers.

Pas de recettes donc, ni de calculs nutritionnels ou de règles diététiques, mais un regard sur les aliments et leur lien avec l’être humain.

Aussi la nourriture sera-t-elle plutôt frugale – pour alléger le corps – et suivra-t-elle les règles de l’alimentation saine : fruits et légumes en quantité, céréales, produits laitiers et peu de viande, le tout issu de l’agriculture biologique, ou mieux biodynamique… Mais ces règles doivent être adaptées aux besoins de chacun.

 » Si nous avons de la sympathie pour le végétarisme, reconnaît Joël Acremant, nous ne nous sentons pas le droit d’interdire à quiconque de manger de la viande. D’autant que certains ont besoin, plus que d’autres, de graisse, de viande, de légumes ou de céréales.

« Autre notion importante : celle de vitalité digestive, qui fortifie l’organisme. « 

Cette vigueur, précise Joël Acremant, doit être stimulée mais pas trop.

On se méfie autant des crudités plus difficiles à digérer que des apports alimentaires trop facilement assimilés et déséquilibrés.

Dans cet esprit, les régimes dissociés (on ne prend qu’une catégorie d’aliments) ou les cures de jus de fruits ou de légumes n’ont pas leur place et ne sont pas conseillés, hors prescription médicale.

De même, les céréales complètes sont, pour les anthroposophes, des aliments bruts qui exigent un effort digestif plus important pour les  » humaniser « , c’est-à-dire les rendre assimilables par l’organisme.

Certains individus ont perdu cette vigueur digestive qui leur permettrait d’assimiler ce type de nourriture, il faut donc en tenir compte. Pour activer et favoriser la digestion, l’usage des aromates qui font saliver (au sens propre comme au sens figuré) est à favoriser.

Plaisir et sagesse de manger

De même, les légumineuses doivent être utilisées avec précaution.

Car elles ont, selon certaines études, tendance à  » embrumer la conscience « , provoquant une sorte d’endormissement de la réflexion et une perte de la vigilance.

 » Nous arrivons à cette conclusion, indique Joël Acremant, à partir d’observations botaniques qui nous révèlent les rapports des plantes avec leur environnement : la lumière, l’ombre, leur mode de développement ».

L’exemple du champignon est intéressant.

Abrité sous son chapeau, il se cache du soleil et n’aime que l’ombre et l’humidité. C’est un végétal de la terre, qui pousse à l’air tout en refusant la lumière.

En revanche, la carotte croît sous terre mais sa couleur orangée signale qu’elle est tout de même remplie de lumière.

Ainsi, les uns et les autres n’auront pas la même incidence sur la digestion…

Les aliments sont par ailleurs classés en deux catégories : les aliments proprement dits et ceux qui possèdent des vertus presque médicinales.

Par exemple, aux yeux des anthroposophes, la tomate et la pomme de terre sont à utiliser avec parcimonie, car elles appartiennent à la famille des solanacées, qui comprend de nombreuses plantes aux vertus pharmaceutiques qui peuvent être toxiques comme la mandragore, la jusquiame, la belladone, le datura…

 » Pour autant, sourit notre cuisinier, si les enfants veulent leur purée de légumes avec une pomme de terre, je rajoute cette pomme de terre. »

Une mise en garde sévère concerne un seul aliment : la cacahuète. L’arachide est allergisante.

C’est un être végétal carrément pathologique, explique Joël Acremant. Son arbre est complètement tordu… quand on en mange, c’est la « casquette de plomb » garantie. « 

Il est vrai que le temps de germination de la graine est bref, que la plante ne monte pas, qu’il s’agit d’un petit arbuste avec des racines pivotantes. À la floraison, lorsque la fleur s’allonge et se fane, le pédoncule du fruit descend pour s’enfoncer dans la terre au lieu de monter à la lumière. Ce n’est pas un vrai fruit, il se comporte comme une racine absorbant les éléments nutritifs de la terre.

Chose curieuse, les nutritionnistes les plus sérieux ont, depuis ces assertions faites par Rudoph Steiner, démontré le côté allergisant de l’arachide !

Enfin, à l’inverse de ceux qui conseillent de commencer un repas par des crudités, les anthroposophes préfèrent prendre un peu de potage.

 » C’est un aliment chaleureux, qui apporte de la chaleur à celui qui le boit. D’ailleurs, ceux qui n’aiment pas la soupe sont ceux qui ont assez de chaleur en eux-mêmes « , explique Joël Acremant. En précisant toutefois que le plaisir de la variété est primordial. Alors rien n’empêche de prendre ensuite une crudité !

Adeline Laffitte impatient@medecines-douces.com

Anthroposophie: du grec «anthropos»= Homme, «sophia»= Sagesse
Sagesse spirituelle proposant une approche globale de l’être humain et de l’univers. L’anthroposophie est née au début du XXe siècle, sous l’impulsion de Rudolf Steiner (1861-1925) scientifique et philosophe autrichien.

Réalisé à partir de plusieurs sources

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