SECRETS de PROPHÉTIE

L’histoire et les origines du tarot de Marseille

Contrairement à des idées communément répandues dans le monde de l’ésotérisme, le tarot ne remonte pas à la nuit des temps et n’a pas été inventé à des fins initiatiques ni divinatoires ; il n’est pas l’ancêtre du jeu de cartes ; il n’est pas non plus égyptien, ni hébraïque, encore moins atlante.

« Marquer les six côtés d’un dé, faire rouler le dé ; de ce dé qui roule surgit le désir. Je ne dis pas désir humain, car, en fin de compte, l’homme qui joue avec le dé est captif du désir ainsi mis en jeu. Il ne sait pas l’origine de son désir, roulant avec le symbole écrit sur les six faces. » – Lacan, Le Séminaire, Livre II.

L’histoire du tarot, malgré l’abondance des sources, ressemble à un long et complexe texte à trous, laissant la part belle aux débats d’experts, mais hélas également aux affirmations gratuites et aux spéculations hasardeuses.

Avant d’aborder les « arcanes » elles-mêmes, une mise au point historique est donc nécessaire. Non qu’il soit interdit d’investir le tarot comme support de voyance, de méditation ou guide initiatique, bien au contraire, mais autant le faire en connaissance de cause, plutôt que par ignorance ou naïveté. La complexité du sujet a pour conséquence que des erreurs ont pu se glisser dans cet article. Nous prions le lecteur de nous en excuser par avance et acceptons volontiers toute critique fondée et sourcée.

DES CARTES À JOUER AU TAROT

Commençons par rappeler que les cartes à jouer sont probablement d’origine chinoise et apparaissent au 7e siècle. L’Europe ne les découvrira qu’au 14e, par l’intermédiaire des Arabes ou des marchands asiatiques.

Les premières éditées en Europe font usage des enseignes, ou couleurs, dites « latines » : bâtons, deniers, épées et coupes, mais rapidement chaque pays, ou région, développe ses spécificités. Ainsi, les enseignes françaises divisent le jeu en : pique, cœur, carreau et trèfle, tandis que les enseignes allemandes se composent de : cœur, grelot, gland et feuille.

On trouve parfois des enseignes plus fantaisistes, comme dans le jeu de Stuttgart ci-dessous. Le nombre de cartes par enseigne varie également suivant les origines géographiques.

Tarot de Stuttgart (1430)Illustration : Le jeu de Stuttgart, vers 1430. Les enseignes sont des canards, des faucons, les chiens et des cerfs. Images extraites du site The Tarot Wheel.

Comme le jeu de cartes ordinaire, le tarot comporte quatre enseignes, généralement latines, chacune contenant dix cartes à points, numérotées de l’as au dix.

Contrairement au jeu de cartes classique qui en compte généralement trois, le tarot propose quatre figures : valet, cavalier, dame et roi.

Cependant, ce qui fait sa particularité est surtout l’addition de plusieurs atouts. Ces cartes additionnelles se verront qualifiées, au 19e siècle, de lames ou d’arcanes, mais cette appellation tardive est liée à leur recyclage dans l’ésotérisme, de même que la division en arcanes dites majeures et mineures. Les puristes parleront donc plus volontiers de triomphes (de l’italien trionfi) ou d’atouts.

Les cartes à points du tarot : As d’Épée ; Trois de Coupe ; As de Bâton ; Six de Deniers. Les figures : Roi, Reine, Cavalier et Valet de Deniers.

Mentionné pour la première fois en 1440, ce jeu est d’abord appelé « carte da trionfi ». Il faudra attendre le siècle suivant pour voir apparaître les termes respectivement italien et français Tarocchi et Taraux, dont l’étymologie demeure, à ce jour, encore inconnue.

L’apparition tardive de ces termes conduit naturellement à la conclusion qu’ils n’ont rien à dire sur l’origine du jeu, ce qui n’a pas empêché les auteurs modernes de retourner « tarot » dans tous les sens pour lui assigner des origines improbables : du chinois tao à l’égyptien tar ros (chemin royal), en passant par l’hébreu tora (loi), au latin rota ou orat (la roue ; il prie) ; on croise même des racines sanskrites, l’attribution du tarot aux Tziganes ayant également eu son heure de gloire. A défaut de pouvoir en déterminer l’étymologie, il serait pourtant plus raisonnable de laisser ce terme tranquille.

LES TRIOMPHES ET LES VERTUS

Selon les critères retenus pour qualifier un jeu de cartes de « tarot », les historiens préfèrent la date de 1425 ou 1441. Dans tous les cas, ce jeu serait né en Italie du nord, probablement à la cour de Philippe Marie Visconti, duc de Milan. Féru de jeux de stratégie, celui-ci aurait en effet commandé, vers 1425, un jeu de cartes parfois considéré comme le « prototype » du futur tarot. De ce jeu, peint par Michelino da Besozzo, ne demeure aucun exemplaire, seulement une description donnée par Marziano da Tortona, le secrétaire du duc, dans laquelle est expliqué que le jeu comporte 16 héros, quatre représentant les vertus, quatre symbolisant les richesses, quatre les vierges célèbres et les quatre derniers, les plaisirs. On y croise donc Mercure, Apollon, Vénus et quelques autres.

Une quinzaine d’années plus tard, le duc commande un nouveau jeu, cette fois pour célébrer le mariage de sa fille avec Francesco Sforza, en 1441. Ce tarot est connu sous diverses appellations : tarot Cary-Yale ; tarot de Philippe Marie Visconti ; tarot des Visconti de Modrone. Nous n’en possédons qu’une soixantaine de cartes, dont 11 atouts. Il est intéressant de noter que ceux-ci ne recoupent pas les figures aujourd’hui considérées comme canoniques.

On y trouve par exemple des représentations de la Foi ou de l’Espérance, absentes de notre jeu contemporain qui n’a conservé que trois vertus cardinales : Force, Justice et Tempérance. Il se rapproche cependant davantage des tarots ultérieurs, que son prédécesseur décoré de dieux antiques.

Il est probable qu’une œuvre dont le titre peut déjà mettre la puce à l’oreille, I Trionfi de Pétrarque, ait joué un rôle dans les choix iconographiques du Cary-Yale, d’autant que le poète est demeuré à la cour des Visconti durant huit longues années. Poème allégorique en six chapitres, daté de 1374, Les Triomphes mettent tour à tour en scène : le Triomphe d’Amour ; le Triomphe de la Chasteté ; le Triomphe de la Mort ; le Triomphe de la Renommée ; le Triomphe du Temps et le Triomphe de l’éternité. Certains historiens pensent que les carte da trionfi commandées par Visconti pourraient être une mise en image des six Triomphes de Pétrarque, auxquels auraient été ajoutées les sept Vertus, puis quelques thèmes additionnels pour arriver au compte de 16 ou 18 cartes. Ainsi, la carte représentant un couple amoureux, serait une illustration du Triomphe de l’Amour ; et accessoirement une représentation de l’union entre Bianca Maria et Francesco Sforza :

Illustration : Tarot Carry-Yale, vers 1441.

Les tarots de la génération suivante se placent encore sous l’égide de la famille Visconti. Sous l’intitulé « tarot Visconti-Sforza », sont regroupés une quinzaine de paquets incomplets, datant de la seconde moitié du 15e siècle et dispersés dans divers musées, bibliothèques et collections privées. Mais, avant de poursuivre, effectuons un petit détour par deux tarots qui ne sont pas des tarots.

LE TAROT MANTEGNA

Malgré son nom, le tarot Mantegna n’est pas un tarot et n’a pas été peint par Mantegna. Daté d’environ 1465, ce « tarot » est en réalité une collection de cinquante gravures, réparties en cinq groupes, chacun contenant dix images illustrant les métiers ; les muses ; les arts libéraux ; les vertus et les sphères. Quant à son attribution au graveur et peintre Andréa Montegna, elle a été depuis longtemps réfutée par les historiens qui se disputent encore l’attribution des gravures.

Sa place dans l’histoire du tarot vient de la parenté entre certaines des illustrations et nos atouts. Plusieurs ont voulu y voir la source du tarot (en supposant que ces gravures aient été copiées sur de plus anciennes), d’autres en concluent l’inverse, à savoir que le peintre se serait inspiré des cartes. Une troisième hypothèse est que les deux refléteraient simplement la société italienne de l’époque et ses idéaux humanistes.

Dans tous les cas, ce que nous disent clairement ces gravures est que l’iconographie du tarot ne doit rien à l’Égypte ni à l’Inde (cette fois, je vous fais grâce de l’Atlantide), mais est typique de la chrétienté européenne du Moyen Âge et de la Renaissance.

À noter que les éditions Lo Scarabeo ont colorisé édité, en 2000, ces gravures sous forme de tarot, en ajoutant des cartes additionnelles et des sentences divinatoires.

LES MINCHIATE

Apparus au 15e ou au 16e siècle, les minchiate sont des proches parents du tarot. Comme les tarots, ils comportent quatre enseignes, des cartes d’atouts et une carte non numérotée : le Fou. D’ailleurs le terme « minchiate » pourrait signifier « jeu du fou ». Mais contrairement aux tarots, les minchiate comprennent 40 atouts, dont un grand nombre commun avec le jeu de tarot, auxquels s’ajoutent des vertus, les signes du zodiaque, les Éléments, etc., pour un total de 97 cartes.

Au fil des siècles, les minchiate vont tomber en désuétude, supplantés par le tarot, jusqu’à disparaître presque complètement au 19e siècle.

LA DIFFUSION DU TAROT

Né dans les cours princières italiennes, le tarot gagne rapidement toute l’Europe. Les cartes sont d’abord xylographiées, avant que l’invention de l’imprimerie, dans la seconde moitié du 15e siècle, ne favorise leur diffusion. Il devient alors un jeu très populaire.

C’est également l’époque où le tarot tel que nous le connaissons est en train de prendre forme : notre compte de 78 cartes, dont 22 atouts, semble s’être fixé dans la seconde moitié du 15e siècle. Pour autant, ces atouts conservent encore, durant un temps, un ordre flottant, les figures occupant, selon les jeux, des places différentes. Dans les années 80, le philosophe Michael Dummett, a mis en évidence plusieurs écoles qu’il nomme « ordre A, B et C ». À noter que l’ordre C, centré sur Milan et le Milanais, apparaissant vers 1540, sera typique du futur « tarot de Marseille ».

Le tarot arrive en France, avec les guerres d’Italie, à la toute fin du 15e siècle. La légende veut que le premier tarot français ait été réalisé, pour le roi Charles VI, par Jacquemin Gringonneur, en 1392, ce qui reculerait d’autant l’apparition du jeu de tarot. Mais cette attribution est une erreur imputable à un collectionneur. Le tarot dit de « Charles VI », parfois appelé « tarot de Gringonneur », est en fait un jeu italien datant du 15e siècle, originaire de Bologne ou de Florence.

Tandis qu’il conquiert l’Europe, la noblesse italienne semble perdre, dès le 16e siècle, son intérêt pour le tarot. Le pays produira cependant encore plusieurs jeux intéressants, comme l’étrange tarot Sola Busca, dans lequel l’illustratrice Pamela Colman Smith et l’occultiste Arthur Edward Waite iront puiser l’inspiration pour créer le tarot Rider-Waite.

Les éditions Lo Scarabeo l’ont réédité :

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LE TAROT DE MARSEILLE

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Parmi les tarots français, peuvent être cités : le tarot de Catelin Geoffroy (Lyon, 1557) dont les enseignes sont des animaux, paons, lions et perroquets ; un tarot anonyme dit « tarot de Paris » (début du 17e siècle) ; les tarots de Jean Noblet et de Jacques Viéville, vers 1650 ; le tarot de Nicolas Conver (Marseille, 1760) (adaptation achetable en cliquant sur l’image ci-contre), etc.

Ce dernier constitua l’une des sources d’inspiration du fameux tarot de Marseille, devenu le modèle canonique du jeu, aux dépens d’autres traditions iconographiques : « il y a une focalisation aveugle sur le tarot de Marseille, commente Thierry Depaulis, au point que ceux qui ne veulent voir que lui, tarotistes et tarologues, ont colonisé l’entrée « tarot » du Wikipédia français pour l’intituler Tarot de Marseille ! Comme si le Tarot ‘de Marseille’ était tout le tarot ! Laissant croire que c’est là l’archétype »[1].

Précisément l’expression « tarot de Marseille » désigne une structure et un type de tarot dont il existe plusieurs représentants, tels que le tarot de Conver, celui de Jean Dodal, etc., eux-mêmes inspirés de modèles plus anciens. Ainsi la planche xylographiée dite « Feuille Cary » (de la collection Cary de l’université de Yale), datant de vers 1550, est la plus ancienne connue à proposer des motifs évoquant le futur tarot de Marseille :

Détail de la planche xylographiée dite « Feuille Cary », vers 1550.

La version que nous connaissons, quant à elle, est une création datant de 1930. Il semble que Paul Marteau, alors à la tête de la maison Grimaud, se soit inspiré de divers jeux pour le composer, notamment du tarot de Nicolas Conver. Ou comme l’écrit Bertrand Saint Guillain : « le tarot de Marseille ne vient pas de Marseille, mais un peu quand même » [2].

Quant aux couleurs, elles connaissent des variations d’une région, d’une époque ou d’un cartier à l’autre. Celles du tarot de Grimaud semblent s’être fixées par souci d’économie : « Au 19e siècle, J.-B. Camoin, repreneur de la manufacture Levenq précédemment Conver, en industrialisant la fabrication cartière de Marseille met un point final à la maîtrise traditionnelle des cartiers, il change pour raisons économiques les couleurs du tarot de Conver, tout en poussant à leurs limites des moules déjà très usés. Son tarot vers 1860 est donc la première variante du “Conver” […]. Le “Grimaud” de Paul Marteau est un mix entre un tarot de Besançon dit “tarot italien” racheté dans le fonds de Lequart des cartes du Conver pour V et II, avec des couleurs copiées sur la version J.-B. Camoin du tarot de Conver, d’où le fatras qu’on connaît » [3].

De gauche à droite : tarot de Jean Noblet (1650) ; tarot de Jacques Vieville (vers 1650) ; tarot de Jean Dodal (vers 1715) ; en dessous : tarot de Pierre Madenier (1709) ; tarot de Nicolas Conver (1760) ; et tarot de Marseille de Grimaud (1930) :

Et ici nous voyons la carte du Fou du tarot Jean Noblet (1650), et sa restauration en par Jean-Claude Flornoy en 2007 :

LE TAROT ÉSOTÉRIQUE

Le tournant a lieu en 1781 lorsque le français Antoine Court de Gébelin, assigne au jeu, dans son ouvrage le Monde primitif, des contenus ésotériques et une origine antique, précisément égyptienne – ce qui est totalement faux, mais il faut dire que l’Égypte est alors très à la mode.

Quelques années plus tard, un certain Jean-Baptiste Alliette, plus connu sous le pseudonyme d’Etteilla, reprend la théorie de Court de Gébelin dans Manière de se récréer avec le jeu de cartes nommé Tarots (1770), en prétendant restaurer les véritables images du tarot, tel que pratiqué par les Égyptiens. Il signe à cette occasion le premier manuel de cartomancie moderne.

Ces spéculations vont se cristalliser au début du 20e siècle, pour donner naissance au premier tarot de sensibilité occulte, conçu par anglais Arthur Edward Waite.

Ce jeu est connu sous le nom de Rider-Waite (Rider était l’éditeur) et peu de temps après sa publication en 1909, fut suivi d’un livre intitulé The Pictorial Key to Tarot. Les illustrations ont été réalisées par Pamela Colman Smith :

Avec son enthousiasme coutumier, Eliphas Lévi écrira à propos du tarot :

« C’est un ouvrage monumental et singulier, simple et fort comme les pyramides, durable par conséquent comme elles, livre qui résume toutes les sciences et dont les combinaisons infinies peuvent résoudre tous les problèmes ; livre qui parle en faisant penser ; inspirateur et régulateur de toutes les conceptions possibles : les chefs-d’œuvre peut-être de l’esprit humain et à coup sûr une des plus belles choses que nous ait laissées l’Antiquité ; clavicule universelle, véritable machine philosophique qui empêche l’esprit de s’égarer, tout en lui laissant son initiative et sa liberté ; ce sont les mathématiques appliquées à l’absolu, c’est l’alliance du positif à l’idéal, c’est une loterie de pensées toutes rigoureusement juste comme les nombres, c’est enfin peut-être ce que le génie humain a jamais conçu tout à la fois de plus simple et de plus grand » [4].

D’ailleurs, grâce à lui, après s’être promené en Égypte, le tarot va aller faire du tourisme en Israël. Car si rien ne permet a priori de relier le tarot à la kabbale, les lettres hébraïques sont, comme les atouts, au nombre de 22, offrant ainsi une tentation à laquelle succombe Lévi puis, dans ses traces, quantités d’autres occultistes et ordres initiatiques, à commencer par la Golden Dawn, fortement redevable à Lévi, qui fait grimper les atouts dans les branches de l’Arbre de Vie de la kabbale hébraïque.

De nos jours, l’association est devenue tellement classique qu’elle est rarement questionnée, mais continue de poser quelques soucis techniques. Ainsi, dans son tarot des imagiers du Moyen-âge (1920), Oswald Wirth associe la carte du Bateleur à la lettre Aleph, tandis qu’Aleister Crowley lui joint la carte du Fou, en se permettant quelques ajustements par-ci par-là, notamment en associant l’Étoile à la lettre He.

Les jeux modernes couvrent tous les thèmes possibles. Nous trouvons des tarots angéliques, des tarots Wicca, des tarots érotiques, des tarots indiens, des tarots animaliers, des tarots celtiques, des tarots tziganes, des tarots égyptiens, etc. Tous les thèmes ou presque ont été couverts, et le tarot a inspiré des centaines d’explications et de systèmes différents. Il se pourrait bien qu’à l’instar de ce qu’affirme Scholem au sujet de la cabbale chrétienne, le symbolisme de ce jeu de cartes un peu particulier ne soit qu’un « malentendu productif ».

Comment aborder alors ces fameuses significations initiatiques et divinatoires promises ? Il n’y a pas de bonne réponse à cette question. Si vous décidez de compter les brins d’herbe du tarot de Marseille, d’un point de vue historique, vous aurez tort, ces détails relevant de choix de cartier et non de vérités cachées, mais votre connaissance de l’outil en sera enrichie, donc vous aurez raison.

Comme le conseille Bertrand Saint-Guillain à propos des cartes dites mineures : « Regardez les cartes numérales comme des êtres vivants, ou des cellules, ou des animaux, ou des gens, ou surtout des plantes ou des cailloux, faites-en des tableaux et racontez une histoire. Prenez les honneurs par enseigne et sentez leurs odeurs en les regardant – si cela sent le carton, imaginez l’odeur, si cela sent mauvais lavez-vous les mains et recommencez. Goûtez les sons des numérales ».

Dans les billets qui feront suite à cette introduction, nous nous contenterons de tirer quelques fils de laine pour chaque atout, ou « arcane ». S’il y a des vérités historiques, il existe aussi des vérités mythiques et des vérités subjectives, tout aussi légitimes tant qu’elles ne se confondent pas. Et s’il est douteux qu’un secret ésotérique soit caché dans le tarot, par contre il reste un excellent outil, tenant autant, comme tous les outils occultes, d’une tradition acquise par l’usage que de l’auberge espagnole.

SOURCES

[1] Thierry Depaulis, « Les Tarots et leur histoire ». Le Grimoire de Mnémosyne : https://legrimoiredemnemosyne.wordpress.com
[2] Tarot & Cartomancie, Bertrand Saint Guillain : https://www.bertrandtarot.com
[3] Ibid.
[4] Eliphas Levi, Dogme et Rituels de Haute Magie, 1854.

https://www.tarots-et-oracles.com

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