Couple

L’Amour, au-delà du masculin et du féminin

L’Amour, au-delà du masculin et du féminin

Par Michka

L’amour, vaste sujet qui nourrit tant de joie et tant de déceptions, qui inspire tant de poèmes, de films, de chansons, qui anime notre vie, en est le moteur ou la quête, en est le réconfort ou au contraire, la blessure.

L’amour qui sous-tend aussi d’énormes marchés financiers et affaires juteuses, et fait marcher le commerce comme la Saint Valentin, la Fête des Mères, Noël mais aussi met en valeur le sexe avec ses beautés, ses perversions, tout cela au nom des grands sentiments. Bref deux choses mènent le monde: l’amour et la peur de ne pas rencontrer l’amour.

De l’amour entre homme et femme à l’amour inconditionnel

Polarités homme-femme

Vous avez tous lu ou du moins vu en vitrine ou entendu parler du célèbre livre: « Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus » de John Gray.Cet auteur fut le premier à me permettre de remarquer que l’homme et la femme avaient des différences fondamentales dans leurs comportements, leurs manières de comprendre, de s’exprimer et leurs attentes dans le couple. Il fut un précurseur basant son observation sur ses consultations en thérapie conjugale.

L’analogie qu’il a faite entre l’homme et Mars, dieu de la guerre et entre la femme et Vénus, déesse de l’amour se retrouve au niveau astrologique entre les caractéristiques de la planète Mars et les facultés masculines de l’être Humain, ainsi qu’entre les influences de la planètes Vénus et les aptitudes féminines qu’elle confère à chacun de nous.

Bien sûr l’homme reste dans l’inconscient collectif plutôt assimilé aux caractéristiques du masculin et la femme à celles du féminin. Mais les deux polarités s’équilibrent en chacun de nous quand on apprend à les gérer harmonieusement: l’intuition de Vénus inspirant les choix, Mars sait alors comment procéder concrètement pour que ses actes soient efficaces et créateurs.

J’ai beaucoup lu que l’Humain deviendrait un androgyne, est-ce à dire que nous n’aurons plus de polarité prédominante?

Peut-être mais, en attendant, les rapports entre hommes et femmes semblent rester bien complexes.

J’écris « semblent » car ils ne le sont plus pour moi qui ai suffisamment mis d’amour dans mon cœur pour ne plus créer dans ma vie de tels conflits. Mais j’écoute et je vois…Et je constate que l’équilibre n’est pas encore là, que l’harmonie ne règne pas dans les couples ou qu’elle est fragile.

Chacun de nous est le miroir de l’autre.

Ainsi lorsqu’un femme expérimente des rapports de force avec son partenaire, c’est qu’elle-même les génère inconsciemment.

Nous vivons, actuellement, dans un monde où les femmes prennent l’énergie des hommes et les hommes celle des femmes.

C’est ce qui crée une sorte de confusion et des rapports de force. Les femmes veulent être décisionnaires, actives, sont extraverties et veulent commander. Les hommes tentent de manifester leur part sensible, deviennent pères au foyer, acceptent de passer « … De l’autre côté du lit » mais est-ce tous ont compris que tenter d’imiter l’autre ou de prendre sa place, jouer son rôle ne sont pas des solutions épanouissantes?

Nous avons entendu dire que nous avons « un cerveau droit et un cerveau gauche » dont les aires seraient différentes, l’un étant plus le siège de l’intuitif et l’autre du mental. Le contrôle, le raisonnement logique et rationnel et la volonté, l’action seraient des attributs « masculins » et l’intuition, l’inspiration, le ressenti des attributs « féminins » mais c’est une hérésie de croire en ce mythe, et en fait nous avons simplement, qu’on soit homme ou femme, deux hémisphères cérébraux qui diffèrent dans leurs fonctions mais sont reliés entre eux par de multiples ponts avec un fonctionnement identique chez la femme et l’homme et nous avons tous les capacités de logique et d’intuition qu’on soit d’un sexe ou de l’autre.

Le conditionnement socioculturel interviendra ensuite pour générer des différences et des séparations qui n’ont pas lieu d’exister:

Les psychothérapeutes ont donc embelli les différences réelles existantes dans le traitement de l’information par les hémisphères, en déclarant l’hémisphère gauche froid et rationnel comme étant prétendument « logique », « linéaire », « analytique » et « masculin ». Au contraire, ils proclament que l’hémisphère droit chaud et doux est « holistique », « intuitif », « artistique », « spontané », « créatif » et « féminin » (Not Necessarily the New Age: Critical Essays)

En prétendant que la société moderne dévalue l’hémisphère droit et son mode sensible d’approche du monde, les diviseurs font l’article sur des schèmes fantaisistes pour accélérer l’activité des hémisphères. Leurs livres et séminaires promettent de nous libérer des barrières du développement personnel imposées par un système scolaire inflexible qui favoriserait la pensée de l’hémisphère gauche.

Certaines personnes sont-elles « cerveau droit » et d’autres « cerveau gauche »?

Dans le couple, comme dans toute relation, il s’agit avant tout de respecter la différence de l’autre et ne pas vouloir l’assujettir, le posséder ou le réduire à un objet de désir. Mais aussi de ne pas vouloir être comme lui ou son égal(e) car nous sommes créés différents pour être complémentaires et miroirs, nous vivons dans un mode de dualité où l’autre est notre reflet inversé.

Jacqueline Bousquet disait que l’extérieur est le résultat de ce que nous ne voulons pas et que nous l’excrétons, c’est-à-dire le rejetons hors de nous, créant notre pseudo réalité pleine de souffrances.

Cette vision laisse à penser que tant que nous n’avons pas une vie intérieure remplie par l’amour, tant que notre conscience ne s’ouvre pas totalement au respect et à la bienveillance par rapport à nous même , nous projetons sur le monde tous nos miasmes, toutes nos blessures. C’est ce qui altère nos relations d’amour, qu’elles soient de couple ou filiales ou amicales ou encore même professionnelles

Peut-être beaucoup de choses sont-elles héritées du passé de l’Humanité et perdurent-elles encore sur cette planète, cela vient des croyances profondes collectives et héritées des générations de femmes soumises.

Sommes-nous les produits dans notre culture des femmes qui se sentant frustrées, se sont rebellées intérieurement, engendrant des générations de filles qui ont voulu être les égales des hommes et se sont arque-boutées pour ne pas reproduire les vies de leurs mères et grands mères?

Beaucoup de nos aïeules n’étaient pas ainsi et certaines ne souffraient pas du tout car elles ne se posaient pas de questions, soit qu’elles elles avaient une grande capacité de don de soi, soit qu’elles étaient si fort emprisonnées par la peur qu’elles n’osaient même pas se demander si leur libération était possible. Elles attendaient joyeusement le retour de leur mari auquel elles faisaient de bons petits plats et choyaient leurs marmots sans remettre en question l’ordre ainsi établi car elles étaient dans une relation équilibrée et aimante.

J’ai eu la chance de rencontrer au début de ma vie une vieille dame qui m’éleva jusqu’à 6 ans (elle m’éleva dans tous les sens de mot car elle m’éduqua mais aussi me permit de garder mes valeurs innées qui étaient « élevées »). Outre que son cœur était très pur et aimant, elle offrait ses peines et ses épreuves au ciel (la mort de ses proches par exemple, ce n’est pas un petit bobo), et le remerciait même.

Cette démarche, purement basée sur l’acceptation (et non la soumission) rejoint le conseil des maîtres, de donner tout l’amour sans condition à ce qui est dans nos vies mais aussi de vivre les échanges de couple en respectant les Lois Divines.

Parmi d’autres, la croyance que l’homme est là pour soutenir la femme ou la consoler me paraît une erreur de jugement fondamentale héritée de siècles de machisme, elle a engendré chez les femmes cette soumission. Dans ma perception de l’amour, les deux partenaires sont ensemble pour s’entraider tandis que chacun s’applique à panser ses propres blessures, l’un n’étant pas assigné à la prise en charge des problèmes de l’autre.

Nous avons le devoir de prendre soin de nos soucis, de nos chagrins et de nos peurs au lieu de les laisser pour compte en espérant un sauveur extérieur. Rompre les attachements à de telles croyances est vital désormais pour voir s’installer des relations harmonieuses dans les couples.

De la responsabilité de chacun

Cela vaut pour les autres relations où de telles erreurs sont communément reproduites, dans des rapports de force parfois imperceptibles, mais aussi parfois très conscients et librement subis ou vécus sans tentative de dépassement.

Le harcèlement sexuel exercé par un chef sur son employée ou même par un père sur sa fille est monnaie courante mais ne jugeons rien de l’extérieur et comprenons bien que la victime est inconsciemment consentante et a créé cette désagréable illusion (je dis « illusion » car nous sommes des êtres spirituels qui faisons une expérience terrestre et donc illusoire, comme un rêve sans consistance dont nous pouvons choisir de nous extraire en nous réveillant).

Une telle approche est dérangeante, je le conçois, mais elle doit nous amener à prendre en compte notre responsabilité dans les rapports homme femme sans rejeter de faute sur l’autre.

Il n’y a pas d’abus sans soumission, pas de bourreau sans victime et dans les relations entre les sexes c’est encore plus vérifiable. je vous parle aussi ici de mon expérience.

Dans tous les cas la réponse et la guérison sont dans le cœur qui connaît le chemin de l’amour et la douceur.

C’est l’ego et le mental qui, soumis à la peur, désirent avoir raison, prendre le pouvoir, exercer du chantage, contrôler la situation, assouvir les pulsions et qui crée ces masques derrière lesquels nous nous retranchons depuis des siècles, qu’on soit de sexe masculin ou féminin.

La puissance de la femme -et du féminin en chacun de nous- est dans la tendresse et le respect, la patience, dans l’accueil et la passivité (je n’ai pas dit la soumission) et dans l’acceptation, pas dans la volonté de contrôle ni la logique de guerre.

Une femme d’aujourd’hui qui désire vraiment s’accomplir dans l’amour n’est ni soumise, ni volontaire, ni rebelle, mais ouverte, attentive et à l’écoute de son propre ressenti sans l’utiliser pour autant contre la situation qui se présente ni dire des choses que l’homme n’est pas apte à décoder et dont il ne perçoit pas l’utilité dans la relation.

La « vraie femme » (et non ce prototype féministe, décisionnaire et agressif ou cet objet dépersonnalisé qu’on nous propose d’être, comme des robots, sans cycle, sans humeurs, sans émotions) est dans l‘écoute.

Elle connaît l’émerveillement devant les qualités du masculin car elle sait qu’elle les a en elle et n’a pas besoin de forcer les choses, ses propres décisions intuitives sont justes. Ainsi le miroir que lui donne l’homme de sa vie est un sujet d’observation, pas un terrain de guérilla. Et par résonance, l’homme lui rend cet émerveillement car il trouve en lui au travers du miroir que lui propose la femme les qualités dont il a besoin: souplesse, intériorisation, apaisement silencieux, douceur et accueil.

Moi aussi, en tant que femme, j’ai longtemps vécu une crise identitaire au niveau de ma féminité sans en avoir conscience et me suis comportée comme un homme, farouche et rebelle, pour des raisons de protection, gérant mes émotions dès l’enfance avec des stratégies de guerrière, sur une défensive exacerbée. Devenue adulte j’ai abordé ensuite ma vie privée à l’image de ma vie professionnelle: en chef d’entreprise! Maintenant que j’ai transformé mes croyances et appris à me laisser porter par l’intuition, je n’ai plus rien à « prouver » ni à « contrôler », qu’attendre que les choses se présentent devant moi, en faisant toute confiance à la créatrice divine en moi.

Des mots ?

Non pas seulement, une réalité de plus en plus vérifiable par tous, maintenant que nous sommes entrés dans cette période de transition où l’effet de nos pensées est quasi instantané.

Donc je travaille dans la joie et avec le plus de conscience possible, je mets de l’écoute dans les rencontres de tous les jours, j’accorde de l’attention aux objets, aux aliments, aux sensations, à mes émotions et je pratique le plus possible l’acceptation des situations, ce n’est pas de la passivité mais plutôt de la « plasticité » consentie.

J’ai, en plus, la chance d’expérimenter une relation, hors des normes et hors de toute structure légale de couple, ce qui me laisse un grand espace de vie intérieure, et me permet d’éviter bien des parasitages traditionnels comme la gestion de l’argent d’un couple, le désir de partager nos loisirs, la mise en commun des contraintes du quotidien. Cette chance dont je parle s’est d’abord manifestée par les revers de la médaille: rien de « visible » ni de partagé en public; ne pas pouvoir compter l’un sur l’autre dans la vie pratique; ne pas avoir de preuves ni les certitudes que confèrent, de façon illusoire, les papiers signés légalement. Drôle d’évoquer cela à l’heure du débat sur le Mariage Pour Tous! Rien de tout cela n’est de mise dans ma vie, ni partages d’activités, ni weekends ensemble.

Bien des gens me disent: « Que reste-t-il alors? » Eh bien, L’ESSENTIEL : La rencontre toujours choisie, réactualisée en conscience, la possibilité d’apprendre l’amour, mais aussi de créer un lien d’amitié et de complicité, loin des passions dévastatrices que suscitent les besoins compulsifs de posséder l’autre et à l’abri de la tentation d’obtenir de lui quelque chose que nous devons trouver par nous-même. Il reste l’occasion de transcender nos égoïsmes, d’apprendre à respecter nos vies respectives très différentes. C’est déjà beaucoup de choses tout ça, non? (rire!).

Assumer sa totale autonomie affective est une difficulté qu’évitent beaucoup d’entre nous qui ne se sont pas extraits des conditionnements culturels. S’exprimer par soi même, vivre l’accueil consenti de soi et de l’autre (et non la rancœur d’une attente de preuves d’amour ou de reconnaissance), apprendre la patience, connaître l’acceptation choisie (et non plus la résignation) mais aussi avoir la capacité de dé-fusionner, de se détacher de l’autre, des résultats, des attentes, de se prendre en charge, voilà des étapes qui amènent à l’amour inconditionnel et illimité dans une grande ouverture de cœur.

Pour terminer je voudrais vous partager un extrait du livre « LA DEUXIÈME NAISSANCE » de Mikhaël Aïvanhov: (Feuilleter ici)

« Mais l’amour dont je vous parle est tout autre chose et quand vient ce véritable amour, celui de l’Enseignement nouveau, on doit être joyeux parce que l’amour est un état de conscience magnifique qui apporte toutes les bénédictions. Quand une source jaillit en nous, immédiatement apparaissent des arbres, des fleurs, des animaux, des hommes, car là où coule l’eau c’est toute une culture qui commence à se développer; ce qui signifie aussi que là où se manifeste le véritable amour apparaissent une flore, une faune et une civilisation »

Michka

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