A la une Autre-Vue

Souveraineté féminine légendaire

EXTRAIT de Les forces du cycle féminin de Miranda Gray

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Les récits légendaires celtes et, plus tard, arthuriens mettaient souvent en scène des mystiques féminins jouant le rôle de représentantes terrestres de la divinité qui incarnait la souveraineté ou le pays. En tant que Souveraineté, ces femmes pouvaient offrir la créativité, la sagesse et la royauté divine. Lors de leur mariage avec un roi celte, ce dernier se voyait conférer le droit divin de gouverner, l’autorité et l’honneur mythiquement liés à la divinité du pays.

On attendait de lui qu’il conduise son peuple et qu’il lui soit fidèle, en échange de quoi Souveraineté lui offrait les pouvoirs et la sagesse de l’autre monde. En Irlande, au cours des cérémonies du sacre royal, la Souveraineté du pays était une jument blanche et, dans la légende arthurienne, Elle prenait le triple aspect de Guenièvre.

Tout au long de ces récits légendaires, Souveraineté se montre sous la forme de nombreuses femmes dont chacune incarne un caractère lunaire (le nom gallois Gwenhwyfar signifie « Fantôme Blanc » et traduit ce caractère), de même qu’elle exprime l’une des particularités du pays et du féminin divin en prenant tantôt l’apparence d’une jeune vierge attirante, de la reine généreuse, de l’affreuse damoiselle, de la vierge ténébreuse ou tantôt celle de la vieille sorcière. Ces femmes apparaissent aux héros et aux rois en leur proposant des dons, des enseignements et en leur jetant des défis afin de défendre la cause de leur pays.

La vierge, dont la couleur est le blanc, est présentée comme la source de l’imagination qui suscite l’action. On rencontre un rôle analogue dans divers récits populaires où des vierges doivent échapper à des dragons, des monstres ou encore de malfaisantes sorcières. De nos jours, maints livres et films reprennent ce thème. Dans la légende arthurienne, Guenièvre tient d’abord le rôle de la jolie fiancée fleurie source de souveraineté pour Arthur, mais lorsqu’il la délaisse, elle devient celle de lancelot. Son rôle de reine, dans les premiers récits, la présente en femme dirigeant la cour et soutenant la position de force occupée par Arthur.

Cette reine, puissante et influente, dont la couleur est le rouge, permet au héros de relever avec succès le défi qui lui est lancé ou qui le soutient dans sa quête. Igraine, mère d’Arthur, se retire dans l’autre monde quand son rôle de souveraine temporelle s’achève ; là elle conserve une position d’autorité comme reine au Château des Vierges. La vierge ténébreuse est introduite dans les légendes pour défier le héros de manière active, le contraignant à une attitude responsable et à s’orienter vers la connaissance de soi. Dans les mythes arthuriens, elle se présente sous l’aspect de Kundry, la magicienne, qui reproche à Peredur de ne pas poser le Problème du Graal et qui, après avoir tancé les chevaliers pour leur inaction, les talonne afin qu’ils s’activent durant cette quête. Elle est présentée comme une méchante langue qui met les chevaliers a l’épreuve et les tourmentes. Morgane, l’enchanteresse, exprime aussi la facette de vierge ténébreuse du fait de son antagonisme à l’égard du roi Arthur ainsi que par la remise en question permanente de son mérite à être placée sur le trône. La vierge ténébreuse peut également se rencontrer sous les traits de la guerrière, compagne du héros pouvant le faire changer d’avis, investie d’un pouvoir magique et occulte, mais symbolisée aussi par le dynamisme juvénile.

La vieille femme représente également un personnage ténébreux, mais détentrice du savoir occulte et du potentiel de transformation. On la dépeint souvent sous les traits d’une femme laide et âgée muée en une belle jeune fille par l’action adéquate du héros, comme on l’a vu dans le récit de Sire Gauvain et de la Sorcière. Les traits que prend Souveraineté reflètent le cycle lunaire, donc les apparences sous lesquelles elle se présente – jeune fille, mère, vierge ténébreuse et sorcière – ne sont pas immuables et passent de l’une à l’autre.

Souveraineté, divinité de la terre, en représente la nature, le bourgeonnement énergétique printanier, la générosité hivernale où se dissimule l’éclatante beauté de la terre, et exprime également le cycle menstruel féminin dans sa traduction terrestre. Comme la lune et les saisons, nous passons d’une phase de notre cycle à l’autre, changeons et nous transformons en harmonie avec notre nature profonde. Souveraineté, comme la terre, inspire l’humanité, lui offre sa générosité, lui reproche son inaction ou ses actes erronés et modifie notre manière d’être.

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