Secrets bien gardés

LA CENSURE DES GOUVERNEMENTS

ovnisCet article  de Jean Casault, revu et adapté est extrait des archives du CEIPI dirigé par Dupont/Casault de 1995 à 1998

Dessin effectué par Jean Lavergne de DIGIFILM.CA 

Il faut être extrêmement prudent dans ce domaine. Dans « mon temps » il y avait ce qu’on appellait les tabloïds de supermarché, des journaux jaunes bref des conneries de première instance que les gens simples, sans instruction et sans aucune formation intellectuelle gobaient avidement pour mettre un peu de piquant dans leur vie plate.

De nos jours, malheureusement, le format porteur de ces mêmes conneries est presque similaire à tout ce qui circurle ailleurs et il faut avoir l’oeil aiguisé pour le détecter : Internet.  Ce sont encore les mêmes gens, avec leur vie tout aussi plate qui embarquent les deux pieds joints dans la grosse conspiration kétaine et grotesque.  

Dans cet article je tentais à l’époque de mettre sur la table des évidences et après l’avoir bien relu et adapté je crois qu’il est encore d’époque.   Désolé pour les frissons garantis et autres formes d’érections habituellement fournies par les auteurs gratuits qui n’ont pas de vie, mais cet article est malheureusement rigoureux et cherche à s’en tenir aux faits sans sombrer dans le délire traditionnel des charcheux de conspi .

 C’est sans aucun doute l’Affaire Roswell dont nous traiterons dans un prochain article le dossier sur lequel le plus de documentation existe.  Elle est truffée de spéculations, de faussetés, inventés par des chercheurs en mal de mystère ou pire par des agents de désinformation. Les documents Kryll en sont un exemple, les rapports secrets du Commander X également.  Nous avons également identifié plusieurs individus louches dont nous livrerons l’identité dans ce document de sorte que vous demeuriez sur vos gardes si au hasard de vos lectures vous tombez sur leurs écrits. La nature humaine aime le mystère:  Elvis est-il vraiment mort ? Marilyn Monroe a-t’elle été exécutée sur ordre de Edgar Hoover ou pis encore sur celui de Robert Kennedy ? La CIA a t’elle commandité l’assassinat de Kennedy ? L’alunissage d’Apollo 11 était-il authentique ? Qui est derrière les attentats du 11 septembre ?

Les fameux journaux de format tabloïd que l’on retrouvait dans les supermarchés ont fait fureur  et ont été remplacés par les blogs et sites internet de conspiration ce qui démontre que la soif d’infini et d’absolu chez l’homme est éternelle. Sa soif de fantasmes cohabite au même plancher. Pour la combler, dans un monde rigide et froid, cartésien, il s’abandonnera aux idioties des hommes de l’espace qui ont déposé un bébé-alien sur la pelouse de la Maison-Blanche pour que Hillary Clinton le materne et aux poltergeist géants qui ont été photographiés dans les rues de San Francisco après le dernier tremblement de terre. Sans parler de tout ce qu’on retrouve comme bêtise sur Youtube. Le ridicule côtoie la réalité dans la vie de tous les jours tout comme la bêtise et la grâce peuvent cohabiter dans le même homme. Heureusement le dossier Roswell a également été piloté par des chercheurs sérieux.

Dans son intérêt ou celui de la nation, un gouvernement élu ou non est-il en position de mentir au peuple dont il a la charge ? Oui ! Est-il possible qu’un gouvernement ait déjà menti à son peuple ? Absolument ! C’est la politique qui détermine les règles de la vérité et du mensonge.  Quelques exemples suffisent pour le réaliser:  Watergate, Irangate, Bush et Noriega, la Commission Warren et Jim Garrison, l’implication d’Andreotti avec la mafia, la Commission Gommery et la Commission Charbonneau etc…

Au Québec avec la Commission Charbonneau et ailleurs au Canada, nous avons eu notre part de  scandales et la vertu n’est certes pas le trait commun de nos politiciens.  L’un d’eux m’a souvent mentionné que pour un politicien “ne pas tout dire n’est pas mentir”. Ceci dit je suis toujours surpris d’entendre un journaliste chevronné me dire que les OVNIs ne peuvent exister puisque …le gouvernement américain a fermé le dossier en 1969. Curieux de les voir s’écraser devant cette grosse machine quand ca fait leur affaire et la traiter de tous les noms quand cela aussi fait leur affaire. Si je n’avais pas été journaliste moi-même j’auirais le goût moi aussi de les traiter de tous les noms !!!

Il est évident que les gouvernements canadiens et américains n’ont pas tout dit sur ce qu’ils savent des OVNIs.  Ces gouvernements ont délibérément caché des faits cruciaux et mentent effrontément lorsque confrontés aux questions pertinentes. Il appert que la première radio AM francophone au monde soit CKAC.  Le téléphone fut inventé par Alexander Graham Bell un citoyen canadien de Brantford Ontario.  Or la première station de repérage d’OVNIs au monde est également canadienne et gouvernementale.

L’ingénieur-radio senior du Ministère des Transports de l’époque (1950) Wilbert Smith fit parvenir un mémo au Contrôleur des Télécommunications l’avisant “qu’un projet de recherche devrait être mis sur pied le plus rapidement pour découvrir la nature de cette extraordinaire technologie…” et le mémo de quelques pages se termine comme ceci:  “et ceci à la suite des nombreuses investigations au sujet de ce phénomène de soucoupes volantes.”

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, le mémo ne trouva pas le fond de la poubelle mais fut expédié au Commandant C.P.Edwards, attaché au Ministère des Transports, Services de l’Air. Naquit en décembre 1950 à Shirley’s Bay près d’Ottawa le Projet Magnet. Tous les ministères furent mit à contribution dont bien sûr le Ministère de la Défense. Si cela vous surprend sachez toutefois que ce n’est qu’une vingtaine d’années plus tard que le public en fut informé.  Un communiqué exposé par les auteurs Arthur Bray et Timothy Good démontrent qu’en 1964 le Gouvernement canadien niait l’existence du Project Magnet.

Par contre, ces mêmes auteurs ont exposé au grand jour les mémos de Smith à ses patrons, mémos on ne peut plus clair sur la nature des observations effectuées.  D’ailleurs deux ans plus tard un second projet fut mis de l’avant impliquant Smith et d’autres personnages attachés au Ministère de la Défense.  Project Second Story. Bien qu’il n’existe plus de nos jours, il peut aujourd’hui être démontré que le gouvernement canadien a menti lorsqu’il affirmait que ces projets n’existaient pas.

Les documents de ces deux projets ont été classés tous juste sous la barre restrictive du secret militaire et ne sont pas accessibles à la presse et au public.  Les auteurs Timothy Good et Arthur Bray affirment en détenir des copies ou des extraits de copie mais n’ont pas publié les originaux dans leurs ouvrages.  Pour cette raison il faut se rabattre une fois de plus sur la version actuelle du Gouvernement canadien.

En 1971 les OVNIs sont la préoccupation de L’Institut aérospatial de Toronto sous la direction du Dr Gordon Patterson.  Il appert que tous les efforts des chercheurs pour obtenir de l’information à ce sujet aient été vains. Par la suite, le Conseil National de la Recherche à Ottawa dans son département Upper Atmosphere Research autrefois sous la direction de Peter Millman continue de recueillir les observations mais sans plus.

J’ai pu me rendre sur place et constater qu’effectivement il existait là-bas des documents, principalement des rapports en provenance des Forces Armées et de la GRC.  On nous a confirmé “qu’ils sont là à titre d’archives mais sans plus”.  Qu’en-est-il exactement ? peut-être un jour un fonctionnaire provoquera une fuite quelconque et nous en saurons plus, mais d’ici là le Canada est inactif en matière d’étude sur les OVNIs et cette division est fermée. .J’en traite plus longuement dans mon livre Certitude ou Fiction.

FALCON LAKE 

L’écrasement d’un OVNI avec sa capture par l’USAF constitue à ce jour l’événement le plus extraordinaire qui soit. Il aurait pu se produire au Canada mais c’est près de Roswell au Nouveau-Mexique (1947) qu’il est survenu.  Malgré cela le Canada a connu une certaine fièvre dont l’importance n’est pas à comparée avec Roswell mais qui soulève encore certaines interrogations.Le 20 mai 1967, Stephen Michalak, un prospecteur-amateur se trouvait aux abords de Falcon Lake située près de la frontière du Manitoba et de l’Ontario.  Il dit avoir vu un objet métallique de forme ovale circuler dans les airs, s’immobiliser, pour ensuite se poser à quelques 50 mètres de lui.  L’aspect métallique devint alors semblable à celui de l’acier inoxydable.  L’objet avait une dizaine de mètres de diamètre et une hauteur de 4 mètres.

Michalak observa l’objet pendant plusieurs minutes, effectuant des dessins et tentant de fixer le plus de détails possible dans sa mémoire.  C’est alors qu’une ouverture se pratiqua dans l’objet laissant s’échapper de la lumière.  Il s’approcha.  À ce moment Stephen Michalak était convaincu que cet appareil était de fabrication américaine.  Il admettra plus tard ne pas s’être interrogé sur le fait qu’aucun appareil terrestre n’est encore capable de vaincre la gravité sans l’aide de moteurs puissants et extrêmement bruyants.  L’avion à décollement vertical Harriet et l’hélicoptère conventionnel sont munis de turbines produisant des vrombissements qu’un témoin situé à proximité n’est pas prêt d’oublier.

L’objet de Michalak émettait un ronronnement doublé d’un sifflement à peine audible.
S’approchant de l’objet il entendit des voix humaines s’exprimer dans une langue inconnue. Michalak, d’origine ukrainienne est un polyglotte amateur et a tenté de répondre en anglais, allemand, russe, italien, français et ukrainien mais sans succès.  C’est alors qu’un son étouffé et un dégagement de chaleur intense se fit sentir.  Michalak se projeta sur le sol au moment où l’engin décolla pour disparaître sans un bruit et à grande vitesse.

Ce n’est pas tant la nature de l’observation de Michalak qui rend ce dossier utile à ce point-ci mais le développement qui s’ensuivit.  Après avoir éprouvé certaines difficultés à se faire soigner, Michalak fut traité.  Il retourna sur les lieux de l’atterrissage et découvrit des pièces de métal ressemblant à celui de l’objet.  Voyons maintenant la suite.

L’histoire de Michalak parut dans le Winnipeg Tribune et c’est à compter de ce moment que Michalak devint soudainement un personnage entouré de beaucoup d’attention.  Il fut traité par le Whiteshell Nuclear Research Establishment.  Il avait perdu 11 kilos et une importante quantité de lymphocytes manquait dans son sang (symptôme d’irradiation).

Plusieurs autres symptômes furent découverts allant de l’urticaire à la perte de conscience, diarrhée etc.  En août 1968 Michalak passa deux semaines à la Clinique Mayo de Rochester au Minnesota.  C’est là qu’on découvrit que les marques rouges sur son corps étaient finalement des brûlures provenant d’une source de chaleur intense propulsée visiblement au-travers d’un grillage ayant une trentaine de petites ouvertures.

Un total de vingt-sept médecins ont examiné Michalak sans qu’aucun d’entre eux ne soit en mesure d’expliquer la cause COMBINÉE de tous ces symptômes.  Des enquêtes furent alors effectuées par SANTÉ CANADA (à l’époque le Department of Health and Social Welfare), Le DND (Department of National Defence), le NCR (National Council of Research), L’Université du Colorado (Comité du docteur E.U. Condon), la GRC et l’Armée de l’air des Forces Armées Canadiennes.  Le dernier fut le US Naval Hospital de New-York qui fit connaître sa conclusion à l’effet que Michalak avait été mis en contact avec une importante source de radiation et de rayons gamma, dans l’ordre de 100 à 200 roentgens.  Une dose fatale en cas de longue exposition.  Une telle source n’existe pas dans la nature.

 Or des enquêteurs du gouvernement ont découvert sur place un dégagement de radiations très élevé sans que la source en soit localisée.  L’accès au site fut interdit.En d’autres termes un objet peut-être irradiant c’est-à-dire dégagé de la radioactivité lui-même comme le radium notamment ou être irradié, c’est-à-dire contaminé par une source. Quant aux objets de métal il est encore difficile d’en établir l’origine et plus particulièrement sur les bords d’un lac perdu au Manitoba.  Roy Craig de l’Université du Colorado écrivit à ce sujet: “une forte concentration d’argent beaucoup plus élevé que dans tout ce qui est habituellement fabriqué… On y retrouva aussi du quartz et des cristaux de silicate d’uranium, du pechblende (métal radioactif) du feldspath (métal cristallin) et d’hématite (métal ferrugineux).  Fait à noter cependant, ce métal n’avait pas les propriétés spectaculaires de celui retrouvé à Roswell.

Le traitement officiel retient l’attention ici.  Une semaine après que Michalak soit entré en contact avec l’OVNI, le député Ed Schreyer posa à la Chambre des Communes une question concernant l’enquête entreprise sur l’incident de Falcon Lake.  Le Président de la Chambre coupa court et Schreyer n’obtint aucune réponse.  Mais c’est le 6 novembre de cette même année qu’il fut démontré à quel point cet incident banal, ce fait divers, n’en était pas vraiment un aux yeux de l’État.  On n’est pas dans la légende du Roi Arthur ici, ce sont des faits authentiques quasi historiques. Un dossier ovni de haute importance s,est bel et bien rwetrouvé au coeur de débats très houleux à la Chambre des Communes. Un dossier sur quelque chose qui apparemment n’existe pas !

Plusieurs membres du Cabinet demandèrent au Ministre de la Défense Léo Cadieux ce qu’il en était de cette histoire:  “It is not the intention of the Department of National Defense to make public the report of the alledged sighting”.  Il n’est pas dans l’intention du Ministère de la Défense de rendre public le rapport de cette présumée observation” fit-il comme réponse.  Le mot alledged semble vouloir démontrer une attitude de doute à l’égard du dossier, mais le fait de ne pas rendre public un dossier sans importance peut aussi démontrer qu’il est de l’intérêt de l’État de le conserver confidentiel.

Le 11 novembre, notre précédent député Schreyer devint Gouverneur-Général et déposa formellement une demande écrite pour obtenir plus d’informations. En vain.  Ce simple fait vérifiable encore de nos jours démontre que le détenteur d’un poste aussi élevé n’a habituellement de considération que pour des dossiers du même ordre.  Le 14 octobre 1968 celui qui allait bientôt devenir Ministre de la Défense, Donald MacDonald, refusa au député Barry Mather, l’accès aux documents de l’affaire Michalak.
Finalement, en février 1969 Mathers put enfin voir les documents pour constater que plusieurs pages significatives avaient été retirées.  Mathers aurait déclaré alors s’être fait dire “qu’il n’est pas dans l’intérêt public de révéler ces choses en ce que cela pourrait créer un dangereux précédent qui ne contribuerait pas à la bonne marche des affaires dans ce pays”. En 1982 le Canada adoptait le Freedom of Information Act.  Un chercheur privé obtint la filière Michalak.  Le menu indiquait 150 pages.  Il en manquait 25.

L’affaire Michalak est le seul dossier OVNI qui se soit rendu à la Chambre des Communes et assez curieusement il fut traité sur le même pied d’égalité qu’un document pouvant porter atteinte à la sécurité nationale. Curieuse attitude pour un phénomène banal, sans importance et qui au fond, dois-je le répéter, n’existe pas. La question ne se pose plus et on peut conclure à ce point-ci qu’effectivement les gouvernements du Canada et des États-Unis tiennent les contribuables de ces deux pays dans l’ombre et cachent par  tous les moyens possibles l’information et les artefacts dont ils disposent sur le sujet des OVNIs.

POURQUOI LES MÉDIAS DE MASSE IGNORENT-ILS LES OVNIs ?

J’ai souvent exprimé mon opinion sur cette question dans mes ouvrages.  En résumé j’affirme simplement que les OVNIs ayant fait l’objet d’un traitement méprisable par les militaires, les hommes de science et les politiciens, les médias, qui vivent uniquement de la crédibilité qu’ils ont auprès du public ou de leur public, ont jugé bon d’ignorer ce sujet.
Cette attitude des médias ne s’applique pas qu’aux OVNIs ou autres phénomènes inexpliqués.  Étant moi-même de cette école je n’ignore pas les sueurs froides que ressent un journaliste lorsqu’il apprend que son histoire n’était finalement qu’une mauvaise interprétation, une erreur, une fraude ou un mauvais calcul.  Un journaliste qui publie une bourde en subit les conséquences pour longtemps.  Un journaliste qui publie trop souvent sur un même sujet se fait pointer du doigt et sent peser sur lui les regards accusateurs de ses confrères:  “a-t’il des intérêts dans cette histoire?”

J’ai également en mémoire la réaction du chef de pupitre d’un important quotidien du Québec qui a grimacé et fait la sourde oreille à mes demandes d’informations sur la bactérie dévoreuse de chair humaine. Il ne voulait clairement pas être associé à un dossier-digne-des-journaux-à-potins. Il s’était même montré agressif et hautain le con.  Lorsque TROIS SEMAINES plus tard tous les média du pays firent la une à la suite de cette maladie contractée par le chef de l’opposition aux Communes Lucien Bouchard, je peux imaginer ses sentiments… Mon intérêt était relié à un cas survenu dans la région, un cas RÉEL, mais pour ce chef de pupitre ce cas n’était pas conforme à sa vision de la RÉALITÉ.  Il aura fallu qu’une personnalité célèbre y soit associée pour qu’il puisse SANS RISQUE incorporer ce fait dans sa conception de la réalité.  Vous venez de comprendre pourquoi les ovnis sont traités de haut : ca rappelle l’ézotérisse esspérimental,ca rappelle Raël, ca fait pas sérieux.

Je sais de quoi je parle, je vivais cette situation tous les jours dans mes émissions à la radio.  Chaque fois qu’un sujet plutôt marginal était proposé, nous avions toujours le réflexe de chercher à savoir si cela est d’actualité, si d’autres en parlent, si nous étionsmieux d’éviter d’en discuter etc… Cela faisait des semaines que plusieurs auditeurs nous demandaient de parler des anges.  Il a fallu qu’un journal ose publier un article sur les prétentions d’une médium qui affirmait:  “Les Anges seront au Lac Beauchamp ce soir”.  Nous avions un prétexte ou au mieux une sorte de protection:  nous n’étions pas les seuls à en parler. Moi-même, auteur , ufologue et métaphysicien, j’étais affecté par ce syndrome du tit peureux !

Les grands reporters risquent peut-être leur vie lorsqu’ils couvrent des événements dangereux comme le trafic de drogue en Colombie ou les tirs d’obus à Sarajevo, mais les journalistes assis devant leur écran dans les salles de presse n’ont que leur crédibilité à risquer et démontrent une aussi grande prudence que leurs confrères sur le terrain. Ce n’est donc pas ce que vous pensez, ce que vous voulez qui dicte le comportement des médias mais ce qui est socialement et ou politiquement acceptable.  À moins d’un événement majeur, à l’échelle nationale, devant des milliers de témoins, appuyé de documents visuels, d’expertises officielles, jamais les média ne prendront les devants pour fouiller dans le cas des OVNIs.  Ils se contenteront le plus souvent de la version officielle des autorités…quand il y en a une !

Ce cercle vicieux presqu’infernal pour tout ufologue se concrétise lorsqu’on sait qu’à leur tour, les politiciens lisent et écoutent ce qu’il y a dans les médias avant de faire une déclaration.  Michel Gratton anciennement du Droit a souvent confié que l’ancien Premier Ministre Brian Mulroney ne cessait de lui demander:  “So what are the boys saying  ?” faisant allusion à ce que ses confrères journalistes pensaient de lui et de sa politique. Quant aux militaires, pour avoir travaillé avec eux à l’époque où j’œuvrais pour la Protection Civile du Québec, je peux vous dire sans me tromper qu’ils ont l’obsession du secret pour tout, poussant le tout jusqu’à l’absurde par moment.

Lors d’une rencontre avec les membres de l’État-Major de Valcartier et les dirigeants de la PC en l976 il fut question d’élaborer sur les mesures à prendre pour obtenir les services des Forces Armées en cas de désastre.  Il ne se dit rien dans cette réunion qui n’était déjà pas largement connu.  Pourtant, régulièrement, avec un acharnement maniaque, un officier quelconque me rappelait sans cesse (j’étais Agent d’Information) que “cela n’est pas pour publication”.  Quant j’ai fini par perdre patience et lui demander s’il était permis de mentionner que la PC et l’État-Major s’étaient rencontrés, il faillit avoir une attaque devant mon audace.  Il n’y avait absolument rien de secret ni même de confidentiel dans cette réunion que j’aurais même plutôt qualifier de banale.

Vous croyez aux réalités actuelles parce qu’elles vous sont imposées par ceux qui la fabrique.  Les institutions officielles et traditionnelles projettent une image solide de ce qu’ils veulent bien être leur réalité donc la vôtre. Les phénomènes inexpliqués étant par définition irrecevables dans une réalité ou tout s’explique par la science, le canon ou le taux préférentiel, ils sont relégués et classés à part.  Vous n’avez pas accès à cette information par les canaux officiels.  C’est un processus non-existant.  Ouvrez n’importe quel quotidien aujourd’hui: voilà le monde ! Il n’existe rien d’autre.  Tout le reste est fantaisie, imagination, perte de temps et d’argent.

Quand bien même vous seriez confronté à une situation absolument fantastique relativement aux OVNIs ou tout autre phénomène du genre, vous n’êtes pas admis dans cette réalité.  Le système vous rejette et vous exclus.  Il vous marginalisera si vous insistez et vous serez isolé.  Dans un sens vous êtes victime d’une réalité créée et imposée, comme ce petit poisson rouge qui nage dans un bocal fait sur mesure, sans même savoir qu’il existe quelque part un… océan !

L’Amérique devenait folle avec ces histoires d’OVNIs qui déferlaient d’un État à l’autre comme seul un phénomène américain peut le faire, sans retenue, ni réserves, ouvrant la porte aux plus sérieux questionnements tout comme aux pires élucubrations.  Quelqu’un devait intervenir.  Tout comme Eisenhower tenta par tous les moyens d’interdire le twist, cette fois c’est la CIA qui tint une conférence avec en tête le docteur H.P.Robertson.

Les documents entourant la réunion qui se tint du 13 au 17 janvier 1953 ne furent connus qu’en 1975.  On sut  alors que selon toute évidence les OVNIs ne représentaient pas une menace pour la sécurité nationale et ne pouvaient donc être considérés dangereux.  Vous noterez qu’il ne s’agit pas d’un reniement de leur existence. Par contre c’est la suite qui nous intéresse.  Le second mandat du panel était de s’interroger sur l’attitude à adopter face au phénomène OVNI.  Une seule fut retenue: “a systematical debunking of flyings saucers that would result in reduction of public interest…..such a program should tend to reduce the current gullibility of the public and consequently their susceptibility to clever hostile propaganda”.  Un programme jetant le discrédit sur les OVNIs réduira l’intérêt du public et dès lors sa vulnérabilité de tout gober avec comme autre effet de réduire sa sensibilité à toute autre forme de propagande ennemie.

Voici donc les membres du Jury Robertson:  Dr Luis Alvarez spécialiste en physique et télémétrie, Dr Lloyd V.Berkner, géophysicien, Dr Samuel Gousmith spécialiste en structure atomique et problèmes de statistiques, Dr Thornton Page, astronome et astrophysicien.  Deux autres membres du jury furent inviter à y assister mais sans droit de parole:  Fréderick C. Durant, spécialistes en missiles et l’astronome consultant de l’USAF en matière de UFOs, le docteur Allan Hynek qui rappelons-le fut la source dont s’inspira Steven Spielberg pour son film Close Encounter of the Third Kind. (Classification des observations d’OVNIs élaborée par Hynek à l’intention des enquêteurs du projet Bluebook).

Afin de démontrer quelle ambiance non équivoque régnait au sein de cette assemblée voici le rapport du docteur Page concernant la vie dans l’univers:  “La connaissance actuelle que nous avons du système solaire rend l’hypothèse d’une vie intelligente autre que sur cette planète, hautement improbable…”  Cela est tellement simpliste qu’on a l’impression d’entendre un argument de “la Petite Vie”.

Ce qui rend le tout plus intéressant est le fait qu’à cette époque Allan J.Hynek était complice de ce véritable cirque.  Ce n’est que beaucoup plus tard qu’il réévalua sa position face aux OVNIs et rendit public les conclusions du Jury Robertson.  Ces conclusions faisaient clairement état de l’utilisation des journaux, de la radio, de la télévision et des producteurs de cinéma pour banaliser le phénomène et rendre toute personne s’y associant aussi peu crédible que possible voire même ridicule. Il fut même proposé d’utiliser les services… de Walt Dysney Corporation. Il n’est pas exclu également que l’alimentation des tabloids à sensation du genre National Enquirer fasse partie de leur tactique, associant de la sorte les histoires d’OVNI  aux élucubrations d’un Elvis vivant quelque part sur une île avec Marylin Monroe sous la surveillance paternelle de John Kennedy !!! De nos jours ils utilisent Internet, Youtube, etc….

D’autres personnages, dégoûtés par cette attitude et qui furent appeler à témoigner devant le jury Robertson ont fait part de leur sentiment.  L’un d’eux est le Capitaine Edward J.Ruppelt, chef de l’Air Technical Intelligence Center qui reçut l’ordre formel de la CIA de discréditer toutes les observations et les témoins qui y étaient associés.  Selon Ruppelt, si un cas était trop sérieux pour être simplement écarté tout devait être mis en oeuvre pour l’éliminer.  Lorsque Ruppelt demanda ce que devait être sa politique à l’égard des témoignages provenant des pilotes de l’USAF, on lui répondit sans hésitations de ne faire aucune différence.

C’est ce qui fit se retourner Ruppelt contre les directives de la CIA dans les années qui suivirent.  En février 1954, le problème fut réglé alors qu’une Joint Army-Navy-Air Force Publication (JANAP) # 146 condamnait tous les pilotes militaires et CIVILS à une amende de 10,000 dollars s’ils discutaient en public de leur observation d’un UFO.  Un second règlement vit le jour en 1958 sous l’appellation de AIR FORCE REGULATION 200-202 (AFR-200-202)

DÉSINFORMATION

Toutefois le pire ennemi de l’ufologue n’est pas l’indifférence de la presse, le mépris de la science, le silence des militaires ou des politiciens mais davantage les campagnes de désinformation entreprises par des éléments fort habiles. Chacun sait que l’agent double est un personnage utilisé par le camp des uns pour infiltrer le camp des autres sous une fausse identité, se faire passer pour un des leurs et livrer une information fausse.  C’est classique.  Le genre d’information fausse répond à deux catégories:  des données truquées qui confondent l’ennemi et de la désinformation, c’est-à-dire un trop plein de fausses vérités dans le but de semer un autre type de confusion. À titre d’exemple, dans le cas des OVNIs si vous étiez un gouvernement intéressé à décourager l’intérêt de votre population vous encourageriez la diffusion de toute information visant à démontrer que les OVNIs sont des oiseaux, des ballons, la planète Vénus ou des hallucinations.

Par contre la désinformation serait de diffuser des informations par l’intermédiaire de tiers dont le mandat serait d’éclaircir la nature des OVNIs sous un autre jour: des martiens de 8 pieds qui aiment la crème glacée et qui veulent le bien de tous et souhaitent que nous sachons nous aimer les uns les autres !!! Ne riez pas cela s’est fait et se fait encore de nos jours. Certains de ces agents désinformateurs ont été démasqués parce qu’ils sont allés trop loin. Il m’est arrivé de penser que le Raélisme est de cette eau-là.

RICHARD DOTY

Qu’ils soient agents désinformateurs ou simples illuminés, certains auteurs vont tenter de vous convaincre qu’ils sont des contactés c’est-à-dire des êtres humains privilégiés en contact direct avec des extraterrestres.  La présence de cette faune cosmique a comme premier effet de jeter un discrédit mortel sur la question des OVNIs.  Quel journaliste sérieux osera même prêter l’oreille à un témoin quelconque lorsqu’une littérature pareille abonde sur les rayons des libraires spécialisés ?
Parmi eux on retrouve Georges Adamski, Daniel Fry, le Commander X, et de nombreux autres moins connus.  Pour évaluer leur crédibilité il s’agit de savoir quel groupe d’intérêt navigue en orbite.  Aucun média sérieux n’a accordé de temps à ces personnages quant au fond de leur avancés. Mais ce ne sont pas eux qui créent le plus tort à la communauté ufologique.  D’autres auteurs prétendent à leur tour être des informateurs privilégiés auprès des agences de renseignements gouvernementales.  Ils ont réussi à mettre la main sur des documents ultra-secrets !

L’assassinat de Kennedy nous paraît un événement comparable au phénomène des OVNIs.  Le producteur Oliver Stone en se basant sur les dires d’un témoin sérieux et crédible (Jim Garrison D.A de la Nouvelle Orléans) a produit un film (JFK) extrêmement troublant qui a relancé la controverse autour de la Commission Warren et de ses conclusions.  En soulevant cette poussière, Stone a ouvert la porte à une pléiades d’agents secrets repentis qui au nom de la sacro-sainte CIA se sont mis à livrer toute la vérité au peuple américain. À titre d’exemple je cite un certain Wilson qui affirme être un ancien agent de la CIA dont la charge était de livrer l’arme du crime à des trafiquants de drogues cubains.  Son histoire ne tient pas debout un seul instant, pas plus que les centaines d’autres qui ont tous connu ou vu celui qui prétend avoir tué Kennedy. Les OVNIS ont également leur part.  Ces faux informateurs en mettent tellement plein la vue qu’ils font de l’ensemble du phénomène un scénario qu’aurait aimé Stephen King pour ses romans d’horreur.  Le plus déconcertant est de voir que des auteurs ufologues jusque là sérieux sont tombés dans leur piège.

Dans les années 60 Jimmy Guieu était un auteur de science-fiction mais également un excellent chercheur.  Il a publié de nombreux ouvrages sur les UFOs et pouvait se comparer avantageusement à Aimé Michel, Ruppelt, Hynek et autres.  Malheureusement Jimmy Guieu a perdu le contrôle de son processus sélectif.  Il publiait en 1990 chez Vaugirard un ouvrage intitulé E.B.E Alerte rouge.  Se défendant d’avoir publié un roman sur l’invasion des extraterrestres, Jimmy Guieu a commis l’irréparable.  Les trente dernières pages dit-il sont authentiques et n’ont plus rien à voir avec la fiction.  Il se lance alors dans la diffusion de documents authentiques de la USAF démontrant que le gouvernement américain a passé un pacte avec les petits gris de l’Espace.  Son informateur est le pilote d’essai John Lear, d’où vient le nom des Lear Jets.  Guieu n’en dit pas plus.

Afin d’épurer le dossier OVNI et particulièrement les dossiers à venir sur Roswell et celui des enlèvements, voici un résumé de la situation telle que dénoncée plus récemment par les organismes les plus sérieux et une grande partie des conneries véhiculées encore de nos jouirs en 2014 prennent leur source ici. .

Tout commence avec un certain PAUL BENNEWITZ.  Cet homme d’affaires d’Albuquerque au Nouveau-Mexique prétendit au milieu des années 70 avoir fait la découverte de pulsions électromagnétiques anormales au-dessus de la Base Nucléaire de Manzano par la Base aéronavale de Kirtland. Les ufologues de l’APRO (Aerial Phenomenom Research Organisation) ne le crurent pas. Il se rabattit donc sur l’AFOSI (US AIR FORCE Office of Special Investigations).

C’est alors qu’un certain RICHARD DOTY de cet organisme se mit à lui raconter d’invraisemblables histoires de conspirations et de pactes entre les USA et les extraterrestres. La désinformation n’est jamais totalement fausse, elle comprend suffisamment d’éléments authentiques pour attirer le poisson mais par la suite regorgent d’éléments douteux qui rendent l’appât toxique.
Doty voyant que la pêche était bonne jugea bon d’inclure une autre source officielle et mandata WILLIAM MOORE pour finir le travail.  Ce fut un succès.  Bennewitz alerté par Moore  des dangers d’une telle recherche devint paranoïaque et sombra dans la démence. Mais auparavant Bennewitz eut le temps d’alerter un certain John Lear qui à son tour propagea ce matériel à tous vents.

Quant à ce scientiste américain Robert Lazare, son histoire est spielbergienne.  Il prétend à juste titre d’ailleurs être un physicien spécialisé en magnétohydrodynamique.  Il aurait selon ses dires travaillé à Los Alamos sur le système de propulsion des vaisseaux capturés à Roswell.  Son histoire n’a jamais été démentie et il perdit son emploi il va sans dire.  Son problème est d’être l’ami personnel de John Lear dont le seul crime toutefois fut d’être un grand naïf.

D’autres noms sont à surveiller:  LINDA MOULTON HOWE aurait été à l’emploi de l’AFOSI, effectuant le même travail que Richard Doty.  Elle aurait été formée par un certain ROBERT COLLINS.  Toutefois à sa décharge, nous avons découvert que Moulton Howe est une journaliste de la télévision qui se rendait à l’AFOSI pour obtenir des informations sur une observation.  Elle a reconnu qu’un agent spécial de l’AFOSI lui avait donné de spectaculaires informations et qu’elle était portée à le croire.  Un peu naïve sans doute mais sans plus.  C’est à elle que nous devons le concept de l’émission Sightings qui n’existe plus de nos jours..  Un autre personnage soupçonné d’avoir entraîné William Moore cette fois est ERNIE KELLERSTRAUSS.

C’est à lui que l’on doit l’information savoureuse que les extraterrestres aiment la musique tibétaine et… la crème glacée.Le drame de la désinformation est qu’il permet avec difficulté au chercheur de distinguer le vrai du faux.  Si comme nous allons le démontrer plus tard, le Gouvernement américain a effectivement mis la main sur les restes d’un écrasement d’OVNI à Roswell en 1947;  TOUT PEUT ÊTRE FAUX. TOUT PEUT ÊTRE VRAI.  Parce que dès lors tout est possible.Dans une entrevue au réseau PBS l’auteur américain Robert Ludlum, spécialiste mondial des romans d’espionnage déclarait:  “Il est vrai de dire que la réalité dépasse la fiction.  J’ai déjà eu l’idée d’écrire un ouvrage dans lequel les citoyens soviétiques se révoltent et font s’effondrer le régime communiste. J’ai pesé le pour et le contre et me suis dit que c’était trop… fantastique pour mon genre.” C’est pourtant ce qui s’est passé en 1989.

Nos connaissances actuelles n’autorisent aucun homme de science à dénier l’existence de vie et de vie intelligente dans l’univers.  Ces mêmes connaissances ne permettent pas davantage à l’homme de science de dénier à d’autres formes de vie intelligentes la possibilité de résoudre les problèmes insurmontables pour nous en matière de voyages interstellaires.Personne n’a le droit moral de faire arrêter la science là où les hommes de science sont rendus.  Quant aux autres milieux autorisés, ils sont paralysés par leurs limites traditionnelles.  Comme dit plus haut, les journalistes ne publient que si les scientifiques, les militaires et les politiciens parlent, ce qu’ils ne feront jamais.  Les OVNIs sont gênants, embarrassants pour une nation qui se veut la plus puissante de la planète.

La recherche est ardue, difficile et risquée.  Les chercheurs risquent leur crédibilité à tout instant et doivent paradoxalement être à la fois très ouverts et extrêmement méfiants.  Quant au public il est le grand perdant dans toute cette histoire puisqu’il risque à son tour d’être dupé, semé, ridiculisé, isolé, oublié, négligé, humilié et la liste s’allonge.  Que dire des témoins ! Je n’ai pas la prétention d’être à l’abri, mais je me suis engagé à diffuser l’information la plus près possible de la vérité tout en tenant compte que dans un milieu aussi hermétique, une place importante doit être accordée à une certaine spéculation.

http://www.centretudeovnis.com/

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