PARANORMAL

Jane Ross – « Je vois les morts », Comment j’ai appris à libérer les esprits attachés à la terre

jane ross

Ce petit mais intéressant livre est le témoignage d’une femme qui, en collaboration avec son compagnon, ont mis au point une technique…

Dans son témoignage, elle relate ses difficultés initiales, les craintes qu’elle avait de voir les esprits, puis elle décrit les raisons émotionnelles qui font que les esprits restent attachés à la terre.

Le travail thérapeutique effectué montre que cet « attachement » est dû aux croyances qu’une personne peut entretenir sur soi comme sur le monde de l’après-vie, et qu’une ouverture de conscience est nécessaire pour finalement « transiter ». Un des esprits regrette n’avoir jamais lu de livre sur « comment faire quand on est mort », car il y a en effet des lois qui régissent l’environnement spirituel post-mortem.

Comment tout a commencé

« Je vois les morts ».

Cette phrase murmurée sinistrement est devenue la référence cinématographique dès lors que l’on parle de voir des fantômes ou des esprits.

Eh bien, je vois aussi les morts. Presque comme le petit garçon dans le film — sauf que je ne ressens en général pas de baisse de température et il est rare qu’ils se manifestent de manière effrayante.
Ils sont partout et ressemblent à vous et moi, gardant l’apparence qu’ils avaient lorsqu’ils sont morts, et occupant un espace physique. Ils sont presque transparents, oscillant entre ce plan terrestre et l’autre côté. Ils sont physiquement morts, mais leur esprit n’arrive pas à transiter.

Il y en a des millions et ils parcourent la terre. La plupart du temps, ils ont le sentiment d’être égarés, troublés, seuls, perplexes et en recherche. En recherche de quoi ? D’une personne qui finalement puisse reconnaître leur présence, les remarquer, leur parler et répondre à la question qu’ils ne cessent de se poser : Où suis-je ?

Comme nous allons le voir, il n’y a pas de réponse brève. Nombre d’entre eux ne savent pas qu’ils sont morts, ou s’ils le savent, ils sont dans un déni total.

Plus nous avons interagi avec ces esprits, plus nous avons réalisé que leurs histoires méritent d’être racontées. Nos rencontres avec ces âmes transitoires ont grandement diminué nos propres peurs de la mort, et nous espérons que ces histoires vous apportons le même réconfort, en sachant que le Ciel, Dieu –, ou quelle qu’en soit votre conception — nous attend toujours même si nous nous égarons en chemin.

Chacune de ces histoires est unique; chaque esprit a son propre caractère, sa propre personnalité, et ses propres expériences et croyances.

Jane, au début du livre, explique qu’elle utilise ses facultés psychiques depuis 10 ans. C’est par un travail d’équipe avec son compagnon, qui se concentre sur le dialogue thérapeutique et la guérison émotionnelle, qu’elle a pu mener à bien cette expérience de libération des attachements.

Au début, Jane n’avait que l’impression de « présences » chez elle, et ne voulait pas en savoir plus. Il lui a fallu plusieurs années pour accepter le fait qu’elle pouvait entendre et communiquer avec un guide spirituel, « mais voir apparaître un mort » était une toute autre chose. Lorsqu’elle entendait parfois des pas, ou des objets bouger dans la cuisine, elle paniquait.

C’est seulement avec le soutien de son compagnon et d’une psychothérapeute également « passeuse d’âme », qu’elle a commencé à investiguer et écouter ce que les esprits avaient à dire. Il se trouve que cela n’avait rien d’effrayant. Les esprits ressemblaient à n’importe qui d’autre sur terre — excepté le fait qu’ils portent parfois des costumes d’époques révolues. Jane a donc appris à être « médium », comme Mme Wickland, bien qu’elle restait toujours conscience pendant les sessions. Elle laissait simplement l’esprit parler au travers de son corps, et elle pouvait percevoir les émotions et souvenirs de la personne défunte.

Jane raconte qu’après une visite chez Francine, la psychothérapeute, un esprit l’avait suivie, assise sur la banquette arrière de leur voiture. C’était une femme. Elle était aussi « réelle » que n’importe qui d’autre. Elle les a suivi jusqu’à leur maison, mais Jane l’a laissée dehors. Alors cette femme attendit jusqu’à ce qu’elle soit invitée à rentrer. Elle avait visiblement besoin de leur aide.

Depuis ce premier esprit venu à leur rencontre — Béatrice –, il y eut toute une série d’esprits qui vinrent les voir pour retrouver le chemin vers la Lumière. « Nos rencontres (…) ont dissipé toutes les craintes que je pouvais avoir pour les esprits, ou comme on dit, les fantômes. Je n’ai plus peur d’eux et je vois maintenant des esprits partout. Ils sont dans la maison, dans le métro, et même dans les bureaux. Ils mènent une vie parallèle à la notre (…). D’autres auteurs ont beaucoup parlé des expériences de mort imminente, mais pas grand chose n’a été dit sur la transition du point de vue des esprits. »

Les cas de figure

Béatrice – Elle avait 27 ans à sa mort, et travaillait dans une bibliothèque. Ce travail était toute sa vie. Quand elle est arrivée chez Jane, elle craignait toujours d’être en retard au travail. Quand ils lui demandèrent quelle était la dernière chose dont elle se souvenait, elle ne se rappelait pas. En général, les esprits ont du mal à se rappeler de leurs derniers souvenirs et cela revient progressivement au cours du dialogue thérapeutique. Durant sa vie, Béatrice avait toujours l’impression que personne ne faisait attention à elle. Elle n’avait pas encore conscience d’être morte, ce qu’il a fallu lui prouver. Puis le compagnon de Jane appela des anges — ce qui est courant en thérapie par détachement d’esprit (SRT) –, pour lui montrer de quelle façon elle était morte (accident de tramway). Les anges l’emmenèrent ailleurs, dans une immense bibliothèque — la vision qu’avait Béatrice du Ciel. Cela lui permit de « transiter ».

A propos de l’aide des anges — Quand des anges sont appelés, aucun nom en particulier n’est utilisé. Ils viennent sous la forme appropriée pour la personne, et seulement en respectant leur libre-arbitre. Il faut donc qu’il y ait une requête. Leur aide est très appréciable dans les sessions de détachement d’esprits car ils accélèrent beaucoup le processus. Ils peuvent à la fois guider un esprit vers la Lumière, ou soigner les résidus ou charges énergétiques et émotionnelles de traumas. « Parfois, nous demandons de l’aide pour la guérison d’un esprit alors que cet esprit n’est pas prêt ou ne souhaite pas abandonner un problème ou un trauma. Il est alors très frustrant de voir que les Anges ne peuvent pas, ou ne veulent pas, interférer avec le Libre-Arbitre de l’esprit. De ce fait, si un esprit ne désire pas abandonner ses problèmes ou maladies, ou refuse d’y faire face, les Anges respecteront la volonté de l’esprit plutôt que notre demande d’aide pour la guérison. »

Gérard — Après le départ de Béatrice, Jane se rendit compte qu’un autre esprit attendait poliment à la porte. Elle le voyait dans son esprit. Gérard était un petit homme, plutôt rondelet, la quarantaine. Comme elle était fatiguée, elle le fit attendre dans une pièce jusqu’au lendemain. Au matin, il fit sa toilette dans la salle de bain et Jane pouvait entendre l’eau couler. Il en ressortit bien peigné, il était prêt. Lors de la discussion, il révéla qu’il était confus, qu’il ne savait pas où il était exactement. Jane perçut que Gérard était dans sa vie un banquier, à Philadelphie. Alors qu’il était à la banque, il s’est fait braquer et il est mort. C’est seulement quand Jane lui dit qu’il était bien mort qu’il réalisa sa situation… « Cela expliquerait beaucoup de choses« , dit-il… Comme Gérard se sentait responsable de la banque, il était resté attaché à la terre par devoir. Sans cette fonction, sans ce poste, il se sentait inutile et sans but. Lors du dialogue thérapeutique, menant à la transition, Gérard disait craindre d’être inutile après cette mystérieuse transition. Les anges ont été appelés à ce moment-là et l’ont conduit à une sorte de très grande banque, au « Ciel ». Il accepta donc de transiter.

Au restaurant — Jane se rendit compte que les esprits étaient partout. Ils mènent une vie proche de la notre, en parallèle. « C’était une nouvelle expérience pour moi. Après tout, je n’avais commencé à accepter toute cette réalité spirituelle que depuis hier. Et maintenant je regardais et observais tout cet environnement social invisible, dont l’existence reste ignorée de la plupart d’entre nous ! » Dans ce restaurant chinois, Jane entendait un esprit pester sans arrêt contre les serveurs. Puis elle voyait deux femmes converser de leur coiffure. Ce n’étaient pas là des esprits qui semblaient perdus, ils semblaient bien adaptés à leur condition et avaient leurs propres groupes et rencontres sociales. Dans ce restaurant, Irène, une des femmes qu’avait vue Jane, décida de la suivre.

Irène — Irène était une femme bavarde et orgueilleuse, elle passait son temps à parler d’elle et à tout critiquer. Quand Jane essaya de faire son portrait, elle trouvait toujours quelque chose qui n’allait pas. De plus Jane ne pouvait pas se concentrer puisqu’elle parlait tout le temps. Irène avait un problème d’attention et d’estime de soi, elle cherchait toujours à attirer tous les regards. Jane comprenait par empathie qu’il y avait des raisons profondes à son comportement. Car, comme elle l’explique, « une fois que les esprits entrent en contact avec moi, je peux accéder à de nombreuses de leurs pensées, émotions et mémoires. » Jane perçut ainsi qu’Irène était un pseudonyme. C’était une ancienne actrice, mais elle n’avait pas percé. Après sa mort, elle avait créé la vie idéale qu’elle ne pouvait pas avoir dans la réalité. Elle est morte d’une overdose accidentelle. Désormais, elle en avait assez de sa vie sociale dans le monde des esprits et voulait passer à autre chose. La session avec elle a été particulièrement difficile. Même après avoir accepter de « transiter », elle se plaignait que ce n’était pas assez grandiose, qu’il fallait rajouter un peu de musique, ce qui fut fait, elle eut des chœurs d’anges. Et comme elle craignait que le Ciel était ennuyeux, elle se retrouva dans un environnement social, avec une fête, ce qui lui correspondait.

Jeremiah — Jeremiah était un esprit farceur, qui par exemple, verrouillait la porte de la salle de bain pour jouer des tours à Jane. C’était un petit garçon. Jane comprit qu’il avait eu une mort violente. « Je peux voir comment un esprit est mort et en savoir un peu plus sur sa vie. J’ai également découvert que je pouvais accéder à différents niveaux de perception. Je peux voir les esprits dans leur forme « intacte », ou je peux les voir dans la forme où ils sont morts. Par respect, ou parce que mon inconscient le préfère, les esprits apparaissent toujours en premier lieu dans leur forme intacte. Cela a beaucoup contribué à diminuer mes peurs initiales. » Quand Jane a vu Jeremiah, il était tout sale, comme s’il avait passé du temps à l’extérieur. Il avait été tué par un fusil, que son grand frère avait pris pour jouer aux « cow-boy et indiens », mais il se trouve qu’il était chargé. Jane a pu voir la forme de Jeremiah à sa mort, mutilée et horrible. Lors de la session, l’enfant expliqua ce qu’il s’était passé, et comment il était mort. Il était en colère contre son grand frère, et il ne comprenait pas ce qu’était la mort, puisqu’il était toujours « en vie ». Ce qui l’avait empêché de transiter, c’étaient les croyances. En effet, sa grand-mère lui disait toujours que s’il n’était pas un bon garçon, il n’irait pas au paradis. Et comme il faisait toujours des farces, il pensait qu’il était un « mauvais » garçon. Les anges furent alors appelés, pour transmettre le message de pardon à son grand frère, et de réconfort à sa mère. Le garçon demanda alors d’avoir des habits du dimanche pour la « transition », ce qui fut fait, et il retrouva sa grand-mère au Ciel.

Lisa — Lisa était une femme qui était arrivée en sanglots. Jane ne supportait plus de l’entendre. C’était une ancienne étudiante en art, plutôt déprimée, sujette à des sauts d’humeur, et accro aux anti-dépresseurs. Elle prit le compagnon de Jane pour un psy, et avait un a priori négatif. Elle ne comprenait pas le concept de la « transition ». Le compagnon de Jane fit une analogie avec le « Nirvana ». Elle est morte d’une overdose, et avait des hallucinations à la fin de sa vie, ce qui troubla son sentiment de la réalité. Elle avait de la culpabilité car elle ne voulait pas que la personne qui était dans sa pièce au moment de sa mort soit accusée de l’avoir tuée. Les anges furent appelés pour que le message soit transmis. Puis l’aide des anges fut demandée pour soigner les blessures émotionnelles. Le noyau de tristesse de Lisa venait d’abus sexuels durant l’enfance. Jane vit que les anges la soignaient, une main étant apparue devant Lisa. Elle vit de petites boules lumineuses sortir de la poitrine de Lisa et être absorbées par la main de l’ange. L’énergie négative était ainsi libérée. Dès lors Lisa ne se sentait plus aussi triste. Durant sa vie, elle n’avait pas reconnu les avantages qu’il y avait à partager sa douleur, car elle était toujours tombée sur des psys qui l’avaient jugé ou la faisaient se sentir coupable (elle se droguait). Après cette purification émotionnelle, elle put transiter. Elle vit alors un grand et paisible jardin, rempli d’anges et d’êtres brillants.

Harry — Harry était un jeune homme marié, qui attendait un enfant, et qui avait une allure très professionnelle. Le jour de sa mort, il participait à une fête donnée après un succès commercial. C’était un homme très responsable, qui travaillait dur pour sa famille. Mais avec le stress et quelques verres, alors qu’il ne buvait jamais, il eut un accident de la route en rentrant chez lui. Il s’en voulait car il avait conscience que son accident était stupide. Cela lui pesait sur la conscience. Il avait l’impression d’avoir abandonné sa femme, qui devait s’occuper seule de son enfant. Le dialogue thérapeutique se concentra donc sur le fait de se pardonner à soi-même, pour ainsi se détacher et effectuer la transition. Puis les anges furent appelés, pour transmettre un message d’amour et de réconfort à sa femme et son enfant, puis pour soulager sa culpabilité et soigner son trauma physique. Une fois emmené par les anges, il se retrouva sur un terrain de golf, ce qui correspondait à sa passion dans sa vie. Les anges lui montrèrent aussi son enfant, ce qui produisit une vive émotion chez lui.

Martha et Margaret — Martha était un esprit qui avait tout l’air de la grande-mère parfaite. Elle attendait tranquillement son tour. Puis est arrivée Margaret, sa sœur, qui avec sa voix lancinante et pleurnicharde l’insultait et l’accusait de tous les maux. Martha réagissait avec compassion. Cette même scène se prolongea plusieurs jours avant la session.

Margaret — La session pour Margaret a été très compliquée, tant elle était amère. Quand Margaret parlait par Jane, sa voix était très enrouée et elle avait un ton acerbe. Elle n’arrêtait pas de s’en prendre à sa sœur. Elle disait que c’était toujours elle la plus jolie, toujours elle qui recevait l’attention des autres, et jamais elle. Elle disait qu’elle avait ruiné sa vie. Le dialogue thérapeutique s’est donc concentré sur cette haine permanente, qui l’empêchait de transiter. Le compagnon de Jane lui demanda ce qu’elle aimait faire lorsqu’elle n’était pas occupée à s’en prendre à sa sœur. Margaret répondit qu’elle aimait jouer du piano, mais qu’elle était toujours moins bonne que sa sœur. Il lui expliqua que le problème tient dans le fait qu’elle n’avait jamais exprimé sa beauté naturelle. Elle ne pouvait donc accuser personne. Petit à petit, elle fut conduite à se départir de la haine qu’elle porte, à reconnaître ses émotions et ouvrir son cœur. Le processus de destruction de murs de l’égo prit un certain temps, car elle se défendait bec et ongles. Elle se rendit compte qu’en vérité elle s’était punie toute sa vie. Elle finit par présenter ses excuses à Martha, pour permettre à Martha également de tourner la page.

Martha — Martha était évidemment réjouie de la tournure des événements, et disait que malgré tout, au fond, Margaret n’était pas si mauvaise. Il était simplement dommage qu’elle se soit rendue compte de tout cela si tard. Le problème de Martha était différent, elle restait attachée à la terre car elle attendait son mari qu’elle aimait énormément. Il lui manquait terriblement. Elle le décrivit, et raconta sa vie avec lui. Ensuite, le compagnon de Jane appela comme d’habitude les anges, cette fois pour transmettre ce message à son mari, Alfred. Elle l’attendait et ne voulait pas partir sans lui. Le dialogue se concentra sur l’inutilité de l’attente, parce qu’en fait, si ça se trouve, le temps s’écoulerait beaucoup plus vite au Ciel, et ils seraient réunis beaucoup plus tôt. Martha choisit donc de partir. Elle vit à ce moment-là des anges, et un escalier monumental qu’elle montait sans effort.

Le voyage continue — Jane explique que depuis le moment où Béatrice les a suivi, elle a vu de nombreux autres esprits, et que cela s’est intégré à la vie quotidienne. « Voir et interagir avec les esprits est un don, tout comme peindre ou jouer du piano, cela ne suppose absolument pas que je sois excentrique ou bizarre« . Elle espère par son témoignage attirer l’attention sur ces âmes égarées qui ont besoin d’aide pour retourner à la Lumière. Le livre se termine donc par un dernier cas de figure, celui de Matilda.

Matilda — Jane est tombée sur Matilda alors qu’elle prenait le bus, un matin. Elle sentit soudainement de la fumée de cigarette, ce qui est étrange dans un bus où l’on ne fume pas. Elle ne pouvait pas l’ignorer, car c’était comme si on fumait juste à côté d’elle. Elle se rendit compte que ça venait d’une vieille femme habillée en rose fuschia, qui était en train de fumer nerveusement. Elle s’apitoyait sur elle-même, se plaignant de l’habit rose qu’elle portait. La session qui s’ensuivit fut plus complexe que prévu. Matilda se rendait compte que Jane, bien que dans le monde physique, pouvait la voir. Elle a donc commencé à lui parler, elle exigeait des actions et pas juste du bavardage. Matilda disait être « damnée », car elle n’avait pas pu « bien mourir », c’est-à-dire transiter plutôt que rester entre deux mondes. De façon très sarcastique, elle pensait que rien ne pouvait l’aider. Elle comparait sa mort au fait de « marcher dans une crotte de chien », parce qu’on ne réalise pas tout de suite son erreur. Matilda était morte d’une crise cardiaque, à l’hôpital, puis après, elle était en colère. Elle était en colère notamment contre ses enfants, elle avait l’impression qu’ils l’avaient abandonné pour récupérer son héritage. Durant cette session, le dialogue ne semblait aboutir à rien. Elle gardait toujours une rancune contre tout un chacun, et en particulier contre « Dieu ». Elle était indignée. Finalement, épuisée par la colère elle s’exclama vouloir juste trouver une voie de sortie. C’est là que les anges pouvaient intercéder en sa faveur, mais elle était convaincue que non et s’en moquait. Le compagnon de Jane, interagissant avec elle, semblait être dans une impasse. Il proposa que les anges l’aident à réduire sa peine, mais elle ne voulait pas. « Ils m’ont privé de ma mort, ils ne vont pas me dérober ma maladie« . Bornée comme elle était, elle voulait parler directement et uniquement à Dieu. Comme rien ne semblait fonctionner, il fallait donc trouver une solution.

Cette autre solution, c’était de voir si Matilda elle-même n’était pas en prise à un attachement. Peut-être qu’un autre esprit était encore attaché à elle, et que cela générait cette colère. Et en effet c’était le cas, puisque l’esprit de son bébé mort-né se manifesta. « Au cours de notre travail, nous avons rencontré de nombreux esprits qui avaient des esprits nichés en eux. De plus, tout comme les esprits errants sont bloqués entre les mondes, de la même façon les esprits attachés sont collés aux esprits errants, et aucun d’eux ne peut plus partir. » L’esprit découvert, qui était attaché à Matilda, était très timide. Il disait ne pas avoir de nom, mais c’était une fille. Il disait que Matilda était sa mère. Il n’avait pas pu transiter car il avait entendu que les bébés qui ne sont pas baptisés vont dans les Limbes. Donc il l’a cru, et le compagnon de Jane entreprit alors de lui expliquer que ces voix humaines qu’il avait entendu se trompaient. De plus, cet enfant ressentait de la culpabilité parce qu’il avait entendu que c’était de sa faute si sa mère était morte. Le compagnon de Jane lui donna donc un prénom, Lilliana, ce qui lui ouvrait les portes du Ciel, et insista sur le fait de se pardonner soi-même. Alors les anges purent l’accueillir et prendre soin de lui jusqu’au retour de sa mère, au Ciel. Après cet épisode, Matilda avait complètement changé d’attitude. Elle en pleurait, et disait ne jamais s’être pardonnée. Les anges purent alors l’aider à diminuer sa douleur, sa culpabilité, sa honte et son ressentiment, de même que les dommages sur son corps qu’avait provoqué son comportement auto-destructeur. Dès lors, elle pouvait avoir un nouvel habit, qu’elle choisit elle-même, plutôt que cet habit rose fuschia qu’elle détestait. Elle put à son tour rejoindre le Ciel, et son bébé qui l’attendait.

En conclusion, on s’aperçoit d’un schéma général dans tous ces cas de figures.

D’abord, les esprits attachés n’ont généralement pas conscience d’être morts, puisque le trauma de la mort semble provoquer une perte de mémoire. Ensuite, les croyances, engendrant des nœuds émotionnels, des jugements et des visions du monde, sont à l’origine de l’attachement prolongé à la terre. Ces croyances peuvent être religieuses (par exemple, une idée précise de l’après-vie, du paradis, de l’enfer, etc), ou psychologiques (affaire non réglée avec un proche, entraînant culpabilité, sentiment de responsabilité, etc).Les murailles de l’égo semblent toujours persister pour protéger la personne d’une souffrance non-reconnue.

En quelque sorte, les problèmes avant la mort sont toujours les mêmes après la mort. L’état d’esprit et les émotions, en l’absence de l’effet régulateur du corps physique, semblent prendre une ampleur considérable sur la perception de la réalité.

Il s’agit au final pour ces esprits d’être en paix avec toutes les personnes côtoyées durant la vie physique.

Ces esprits attachés à la terre peuvent, comme le montre la médiumnité de Jane, souvent partager le champ d’énergie d’une personne et l’influer avec leurs propres états d’esprit, émotions, et pensées. Or la plupart du temps, sans un travail thérapeutique ou une certaine sensibilité, ces influences ne sont pas décelées.

Il semble que l’attente peut être plus ou moins longue, certains esprits bloqués depuis longtemps entre les deux mondes deviendraient plus « translucides » que les autres, qui ont l’air aussi denses et matériels que tout le monde. Une véritable société parallèle semble exister dans ce monde spirituel, et elle est d’une certaine manière consciente de notre environnement.

Peut-être qu’en prenant conscience de son existence, nous comprendrions beaucoup mieux les liens qui nous unissent, même après la mort.

(Source : Amazon)

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