Scandales

En guise de représailles, le gouvernement chinois a détruit une cité de moines bouddhistes

par Diane Bayle

Ce sont les représailles du gouvernement chinois. En 2001, il avait déjà sévi en envoyant des autorités déplacer les moines et réduire le nombre d’étudiants. L’émancipation et le succès de la cité universitaire ont de nouveau irrité Pékin qui a envoyé les bulldozers détruire une partie de la ville.

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Située dans le comté de Serthar, à 4 000 mètres d’altitude, à deux jours d’une route qui mène à la ville de Chengdu, l’Académie bouddhiste Larung Gar est détruite chaque jour un peu plus. Cette université, l’un des plus grands centres d’études de bouddhisme tibétain au monde, s’est pourtant battue pendant des décennies pour préserver ses maisonnées rouges et ses cultes. Aujourd’hui, et depuis le mois de juillet 2016, sous la surveillance des autorités et encadrés de soldats, les bâtiments sont détruits dans le chaos et la violence des pelleteuses.

Ce vacarme destructeur de murs et de liberté d’esprit, Larung Gar le connaît malheureusement déjà : une vaste opération similaire avait été menée par Pékin, en taguant les maisons des moines avec des écriteaux « à démolir « , faisant pression sur la population pour qu’elle se restreigne, de préférence de moitié, passant de 10000 habitants à 5000. Les moines, qui n’ont pas le droit de s’étendre au-delà d’une certaine route qui mène à Chengdu, avaient dû renvoyer des novices et dire que la structure n’avait plus de place…car ils étaient considérés comme un groupe de dissidence par le gouvernement.

Regroupant des hommes et des femmes aux savoirs et aux méthodes réputés dans le monde entier, Larung Gar était un havre de paix et de connaissances qui gêne beaucoup trop la politique chinoise.

« Ce sont en effet de tristes et malheureuses nouvelles. C’est également un fait que, depuis que Xi Jinping est devenu Président de la Chine, il y a eu une détérioration notable de la liberté religieuse au Tibet », a déclaré Acharya Yeshi Phuntsok, vice-président du Parlement tibétain en exil. La communauté créée par le lama Khenpo Jigme Phuntsok, décédé en 2004, avait dû expulser 8000 étudiants en 2001, et 2000 logements furent détruits. Des moines et des nonnes âgés de plus de 60 ans furent priés de partir.

En ce moment, la paisible université n’est plus, et les élèves et moines restants, tentent tant bien que mal d’étudier en gardant leur calme. Spectateurs de la démolition de leur paradis perdu.

Source : http://lareleveetlapeste.fr/guise-de-represailles-gouvernement-chinois-a-detruit-cite-de-moines-bouddhistes/?utm_source=rss&utm_medium=rss

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