Alimentation

Cancérigène ? Il n’y a pas que la viande rouge : 8 aliments à surveiller

L’Organisation mondiale de la santé alerte sur les risques d’un excès de charcuteries ou de viandes rouges. Mais ce ne sont pas les seuls aliments dont il faut se méfier.

Les amoureux du saucisson voient rouge : la charcuterie est désormais classée dans la catégorie des aliments « cancérogènes » pour l’homme. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) en a fait l’annonce lundi. Et les viandes rouges sont également sous surveillance car « probablement cancérogène« . Seule exception : les volailles.

Le rapport présenté par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) se fonde sur 800 études réalisées à travers le monde. Ses conclusions ne sont cependant pas nouvelles. En France, l’Institut national du cancer et l’Inserm avaient déjà sonné l’alerte sur les risques que représentent certains aliments… s’ils sont consommés en excès.

Il s’agit d’équilibrer globalement ses consommations, en privilégiant ce qui protège et en réduisant ce qui peut contribuer à l’apparition d’un cancer », écrit l’Institut national du Cancer.

Alors, quels sont les aliments à surveiller ?

La charcuterie

La charcuterie et la viande transformée sont donc désormais officiellement classées dans la catégorie des agents « cancérogènes ». Ces aliments accroissent le risque de cancer colorectal, mais aussi de cancer de la prostate et du pancréas, selon l’étude du CIRC. « Chaque portion de 50 grammes de viande transformée consommée tous les jours augmente le risque de cancer colorectal de 18% », selon le CIRC.

Mais attention, cela ne veut pas dire que les viandes transformées – jambon, saucisses, viandes en conserve, corned-beef… – sont aussi dangereuses que le tabac. Selon un organisme de recherche cité par l’AFP, ce sont chaque année, à travers le monde, 34.000 décès par cancer qui seraient imputables à une alimentation riche en charcuteries. Contre un million pour le tabac, soit… 30 fois plus.

La viande rouge

La viande rouge, elle, est classée dans la catégorie des aliments « probablement cancérogènes ». Selon la définition de l’OMS, le veau et le porc font partie des viandes rouges, mais pas les volailles.

« Le risque de cancer colorectal pourrait augmenter de 17% pour chaque portion de 100 grammes de viande consommée par jour », explique le CIRC.

« On ne sait pas encore bien comment la viande rouge et la viande transformée accroissent le risque de cancer », reconnaissent les auteurs du rapport, mais des présomptions pèsent sur le rôle du fer héminique, présent dans le sang, ainsi que sur les modes de cuisson à haute température.

Pour autant, le CIRC ne recommande pas de cesser complètement de manger de la viande : régimes végétariens et les régimes carnés ont « des avantages et des inconvénients différents pour la santé ».

L’alcool

Sans surprise, les boissons alcoolisées augmentent le risque de cancer dès lors qu’on dépasse un verre par jour. Chaque année, dans le monde, 600.000 personnes meurent d’un cancer lié à l’alcool. Selon l’Inserm, l’alcool provoque cancer de la bouche, du pharynx, du larynx, de l’œsophage. Mais aussi du côlon-rectum (chez l’homme) et du sein.

« Selon la localisation de la tumeur, l’augmentation de risque varie de 9% (cancer du côlon-rectum) à 168% (cancers de la bouche, du pharynx et du larynx) par verre consommé par jour », précise l’Inserm. Et le vin ne fait pas exception : « L’effet dépend de la quantité totale d’alcool ingérée et non du type de boisson. »

Les sodas

Ils ne sont pas seulement un facteur d’obésité. Les sodas favorisent aussi les risques de cancer, selon une étude suédoise publiée en 2012. Les hommes qui consomment une canette par jour de cola ou autre limonade sont sujets à un risque accru de cancer de la prostate. « Parmi les hommes consommant beaucoup de sodas ou d’autres boissons contenant du sucre ajouté, nous avons constaté un risque de cancer de la prostate accru d’environ 40% », indique la chercheuse Isabel Drake, citée par France Info.

Mais ce n’est pas tout. Une étude de l’université de Laval, au Canada, établit que la consommation de ces boissons gazeuses très sucrées augmenterait les risques de cancer du sein. D’une part, parce que les sodas favorisent les risques de développement de cellules cancéreuses malignes, et d’autre part parce qu’ils augmenteraient la densité du tissu mammaire.

Les chips

Les chips, mais aussi les biscuits apéritifs et, plus généralement, tout ce qui est très salé, sont des aliments à surveiller de près. « Des apports excessifs en sel peuvent altérer directement la muqueuse gastrique et favoriser par ailleurs l’action d’autres facteurs de risque », prévient l’Institut national du cancer, qui ajoute : « Il existe ainsi des risques de cancer de l’estomac. » Et nous sommes très nombreux à manger trop salé : « La proportion des forts consommateurs (apports totaux en sel supérieurs à 12 grammes par jour) représente près d’un quart des hommes et 5 % des femmes en France », selon l’Inserm.

Il s’agit donc, non pas de proscrire le sel, mais d’en réduire la consommation. Parmi les principaux vecteurs de sel, on trouve le pain, les charcuteries (encore elles), les plats cuisinés, les soupes…

Les fromages les plus gras et les plus salés

Les produits laitiers sont bénéfiques. Lait, yaourts, fromages blancs, fromages frais et affinés aident à prévenir le cancer colorectal, selon l’Institut national du Cancer, car « outre son effet bénéfique direct sur la réduction de la prolifération des cellules cancéreuses dans le côlon et le rectum, le calcium a également des effets indirects sur la protection de la paroi intestinale ». En revanche, les produits réalisés à base de lait, mais riches en graisses (beurre, crème) ou en sucres (crèmes glacées, dessert), ne sont pas recommandés. Comme pour la charcuterie et les plats transformés, gare à l’excès de graisses et de sel.

Le barbecue trop cuit

Certains modes de cuisson peuvent entraîner la formation de substances potentiellement cancérigènes, en particulier quand les aliments sont directement exposés aux flammes. Alors peut-on encore sortir le barbecue en été ? Oui, selon l’Institut national du Cancer, car « les données scientifiques disponibles sont limitées pour conclure à une relation avec le risque de cancers ». Attention toutefois, « il est plus prudent de ne pas consommer fréquemment ou en grande quantité des aliments brulés/calcinés ».

Quant à la cuisson dans un four à micro-onde, elle ne représente aucun danger si l’on évite les récipients en plastiques contenant du bisphénol A.

Les compléments alimentaires contenant du bêta carotène

Le bêta carotène ? C’est une substance parfois utilisée pour prolonger le bronzage. On en trouve souvent dans les comprimés de compléments alimentaires. L’Inserm appelle à la vigilance : « En France, 27 % des adultes, majoritairement des femmes, prennent des compléments alimentaires et notamment des anti-oxydants. Sur les 218 compléments alimentaires antioxydants recensés, 16 % contiennent du bêta-carotène. »

Or, à forte dose (égale ou supérieure à 20 mg/j), le bêta-carotène augmente le risque de cancer du poumon chez les fumeurs et chez les sujets exposés à l’amiante.

Plus généralement, l’Institut national du cancer met en garde contre l’ensemble des compléments alimentaires, et pas seulement ceux contenant du bêta-carotène : « La balance bénéfices/risques est incertaine, la consommation de compléments alimentaires n’est pas recommandée. »

A moins, bien sûr, d’une prescription d’un médecin, mieux vaut équilibrer et diversifier son alimentation.

Baptiste Legrand

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