Autre-Vue

Au pays des « MOSO » : Paradis perdu de la Déesse-Mère primordiale

Les moso sont le dernier peuple matriarcal intact. Cette société parfaite aux pieds de l’Himalaya est structurée sans père ni mari, mais pas sans oncles. Le peuple Moso a été déclaré peuple modèle au 50ème anniversaire de l’ONU.

mosoLes principes de vie Moso :

– pas de mariage : les enfants restent vivre chez leur mère toute leur vie.
– pas de paternité : les enfants sont élevés par les oncles, pas de complexe d’Oedipe.
– tout passe par la mère : nom, propriété…
– la sexualité est libre : chacun est libre d’avoir (en secret) autant d’amants qu’il le désire, et de changer à volonté.
– ils vivent en communisme familial : la propriété appartient à tout le clan familial, il n’y a pas d’héritage.

Une société sans père

La société Naxi est matrilinéaire et matrilocale. Ce sont les filles qui héritent des noms de familles et des biens. Le mariage et la vie conjugale n’existent pas, le père n’est pas reconnu, et l’enfant est donc élevé par son oncle maternel. Les enfants connaissent leur mère, mais pas leur père, qui peut être n’importe lesquel des nombreux amants que les femmes sont libres de choisir, le modèle de rôle masculin étant donné par l’oncle maternel. Ils pensent que le sperme ne contribue en rien à la fabrication de l’enfant. Il n’y a pas dans la langue de terme pour désigner un mari ou un père. Le clan est constitué exclusivement par la matrilignée. Les gens qui descendent d’une même ancêtre, qui forment une même matri-lignée, sont appelés « les gens du même os ». Pour les Naxi, les caractères héréditaires sont contenus dans les os, et sont transmis par les femmes. Un homme Moso a ses droits et devoirs envers la maison de sa mère, pas dans la maison de son amoureuse, où il est seulement un invité.

L’oncle et la mère, chefs de famille

Chaque matri-lignée et chaque « maison » est dirigée par deux chefs, homme et femme. Ce sont des femmes qui ont entre quarante et soixante ans qui sont généralement choisies par les membres clan pour être matriarche, appelée « dabou ». Avec l’aide de ses sœurs, elle gère les affaires sociales, économiques et la maison-clan. Elle gère les réserves et distribue les repas, et chaque jour elle fait les offrandes aux ancêtres. Elle est l’administratrice de toutes les possessions du clan: La maison, les champs, les animaux et la nourriture domestique, aussi bien que les chevaux, qui sont la plupart du temps employés par les hommes du clan, ses frères et les fils. Toutes les marchandises sont remises entre ses mains: Les récoltes des champs, les fruits des jardins, les poissons et les animaux chassés ainsi que les marchandises et l’argent qui ont pu être gagnés par les hommes avec les caravanes des hommes. Elle distribue aussi ces marchandises, s’inquiétant du bien-être de chaque membre de la famille étendue. Le chef féminin organise le travail aux champs et au foyer. Elle programme le travail agricole, se pose en tant qu’hôte pour les invités, et enfin fait office de prêtresse de la maison-clan pendant les cérémonies importantes de la famille, comme la fête de d’initiation des filles et les cérémonies funèbres pour les défunts.

Un de ses frères, choisi pour être le représentant du clan, l’aide en organisant les affaires extérieures, qui impliquent la communication avec les voisins et la planification du travail des hommes. Le chef masculin se charge de tout ce qui touche aux rapports avec des étrangers en ce qui concerne la terre, le bétail, les entraides entre voisins et il représente sa lignée vis-à-vis des autres lignées. Mais toute grande décision concernant une matri-lignée ou une maison, la cession ou la location de terres par exemple, implique un débat entre tous les membres de la lignée, hommes et femmes avant toute décision.

Liberté amoureuse

Hommes et femmes peuvent avoir autant de relations que désirés, et changer à volonté, sans avoir de comptes à rendre à personne. Seul l’inceste est interdit et puni de mort. Si certains Moso affirment n’avoir eut dans leur vie que quelques relations, il n’est pas rare d’entendre jeunes femmes et jeunes hommes affirmer en avoir eut des centaines ! La drague et la séduction sont un art de vivre. Les amants ne vivent donc pas ensemble. Les femmes Moso nous affirment que cela garantit la paix dans le foyer. Selon elles, la vie conjugale est source de conflits. Il n’y a donc pas véritablement de couple, et donc pas de fidélité, d’autant plus que l’identité du père est secondaire. « Qui partage le même lit, ne partage pas le même bol ».

LE MOUVEMENT MATRICIEN : http://matricien.org/


 
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